Il y a ce qui a été écrit, retranscrit, et il y a les commentaires et les interprétations qu’on peut en faire. Or chaque interprétation est subjective et ne reflète que la pensée de son auteur. En ce qui concerne Caïn, la Bible de Jérusalem explique que Caïn « figure l’humanité courbée sous le poids du péché » et que son travail et son offrande sont « empoisonnées par ses dispositions intérieures ». Ca, c’est l’interprétation chrétienne du passage. Ca vaut ce que ça vaut. Figure allégorique, pourquoi pas ? Une légende ou une fable peuvent après tout faire comprendre pas mal de choses et on prend des figures humaines, des situations courantes pour illustrer la morale du jour. C’est, je crois, la façon de faire des paraboles du Nouveau Testament ("l’esclave fidèle, par exemple). Pourquoi les prendre au pied de la lettre ? Je ne connais pas l’interprétation du Talmud. Peut-être comprend-on autre chose ?
En ce qui concerne Onan, même avec les commentaires et les renvois en fin de chapitre, je ne vois AUCUN parallèle avec Caïn. D’où vient alors cette interprétation, sinon de la fantaisie des caciques de la WT ? Et si c’est unefantaisie, que vaut-elle, et que valent les interprétations des uns et des autres ?
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