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Déboires d’ex-TJ 15 mars 2007 17:58, par Coc
Heureusement, il y a quelques politiques qui en sont conscients. Dans le rapport parlementaire de 2006 : "l’enfance volée : Les enfants dans les sectes ", nous pouvons lire à la page 51 :
"Les difficultés psychologiques des sortants de sectes restent cependant les plus considérables et les plus durables : elles ont été évoquées dans la plupart des témoignages recueillis par la commission d’enquête. La sortie d’un mouvement de type sectaire implique en effet, outre une perte de repères, la rupture de nombreux liens affectifs, familiaux et amicaux. Le jeune dont les parents sont restés adeptes fera ainsi, en général, l’objet d’un rejet de leur part. M. Nicolas Jaquette(1) a longuement fait état de la détresse affective qui en résulte, après avoir indiqué que seul un accompagnement par une association lui avait permis de franchir cette étape : « En effet, parmi les éléments qui dissuadent d’en sortir [.], il y a le fait que la secte secte interdit à ses adeptes tout contact avec ceux qui la quittent ou en sont exclus. Et dans la mesure où l’adepte n’a de contact qu’avec les gens de la secte secte , la quitter revient à se séparer de tout son environnement affectif et à se retrouver dans un monde où l’on n’a aucun lien. C’est en fait un chantage à l’affectif, et une grande force dont usent les Témoins de Jéhovah pour conserver leurs adeptes et même faire revenir certains démissionnaires qui se retrouvent rapidement en détresse affective dans un monde où ils ne connaissent personne. Du coup, ils reviendront « par défaut » dans la secte secte pour y retrouver ce lien affectif. Depuis que j’ai quitté la secte secte , je n’ai plus aucun contact avec mes parents. Ils sont allés en s’amenuisant jusqu’à ne se réduire qu’à de brefs appels au téléphone : « Tu as quand même conscience des conséquences de tes choix ? » Ils m’ont abandonné, je ne suis plus leur fils. »
Or, selon Nathalie Luca, anthroplogue au CNRS, " des recherches sociologiques ont montré que très peu de ces enfants devenaient eux- mêmes Témoins de Jéhovah, ce qui montre qu’ils ne sont pas totalement aliénés par le groupe "(La Croix, lundi 6 août 2001, p. 3 ). Ce que confirme une enquête sociologique de la SOFRES : parmi l’ensemble des foyers ayant des enfants, seuls 27% ont baptisé tous leurs enfants, et 28% certains d’entre eux (TÉMOINS DE JÉHOVAH - Rapport de synthèse, réf. MHI-MVN 98-204, octobre 1998, SOFRES). (C’est éléments sont repris par le TJ Davy sur son site « Les Témoins de Jéhovah » et le droit.)
La conclusion logique est donc que le nombre d’enfants élevés chez les Témoins de Jéhovah - ceux-ci étant estimés à 45000 - qui n’ont rien demandé et n’ont pas eu d’autre choix que grandir dans la secte secte , qui la quittent un jour est très important. C’est donc autant de jeunes adultes qui vont être confrontés aux "difficultés psychologiques des sortants de sectes« , soit »les plus considérables et les plus durables".
Malheureusement Nicolas Sarkozy et toute sa clique de sociologues subventionnés par l’Etat pour diffuser une vision de la laïcité, plus « ouverte » aux religions et notamment aux sectes, gâchent tout le travail fait par d’autres !
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souffrances de jeunes TJ 15 mars 2007 18:01, par Coc
Je me souviens que la SOFRES avait en effet nié avoir fait cette enquête, dans un journal. Je me demande ce que c’est encore que cette embrouille. Ceci dit, je ne suis pas étonnée que beaucoup de jeunes TJ quittent la secte secte . Quand on a été brimé toute son enfance, on a envie de se barrer. Mais attention à la réinsertion très difficile dans le monde, pour beaucoup d’entres eux …
La souffrance de ces jeunes, que j’ai relévé au hasard de mes recherches sur Internet :
Témoignage de Dorinou sur le forum Hardware.fr :
"Parallèlement, je me suis faite bâptisée à 15 ans, pour faire comme les autres je pense, et puis çà ferai plaisir à mes parents. (…) Et puis, en grandissant, je ne voulais plus être TJ. Je fumais (pas que des clopes d’ailleurs), je mentais, mais était obligée d’aller aux réunions, de prêcher … Mon père voyait bien que moi et mon frère (qui lui se savait homosexuel), n’étions pas des foudres de guerre, mais tant que nous étions sous son toit, c’était TJ ou rien. Pour lui, aucun salut possible dans ce monde que j’avais tellement envie de découvrir. Satan ceci, harmaggédon cela … çà en saoulerait plus d’un, moi j’en pouvais plus. Un jour, en rentrant chez moi en bus, je me suis dit que la seule façon de faire comprendre à tout le monde que j’en avais ma claque, était de mourir. Je me suis dis, maintenant ou plus tard, quelle différence différence ? Je suis rentrée, mes parents ne m’avaient pas attendu pour la réunion (exeptionellement, étant en stage), et j’ai pris 2 ou 3 boîtes de somnifères. Par miracle, mon frère était là, je n’avais même pas vu, et il m’a sauvé en appelent le SAMU."
Témoignage de Pivoila sur le forum auféminin.com :
"j’ai 28 ans et j’ai été chez les témoins de 3 à 18 ans. J’ai vécu l’enfer étant ado, j’ai même fait une tentative de suicide. tout ce que je demandais c’était d’être comme tous le monde, j’avais honte de ce que j’étais.tous les jours j’attendais avec impatience le jour de ma majorité pour pouvoir enfin dire STOP ! aujourd’hui je suis heureuse (…)"
Coc
Voir en ligne : Si tu veux les références des forums dont sont extraits les témoignages, tu peux les trouver dans l’article de Tj-encyclopédie :
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Jonathan Lavoie : Est-il encore vivant ? 4 avril 00:23, par Jacques Lavau
Voilà le problème : le site de Jonathan Lavoie, http://www.primovivere.org/ a disparu le 31 décembre 2008, il n’avait pas renouvelé son nom de domaine.
Depuis, plus aucune trace de lui.
Il y a des dizaines d’homonymes au Québec, mes recherches par l’annuaire n’ont pas abouti sur lui.
Je crains qu’il soit lui-même décédé : il était en bien petite forme les derniers mois de 2008.
De meilleurs renseignements ?
Merci d’avance !
Lavau
Je suis en France, et le principal site où l’on peut me joindre est http://deonto-famille.org/citoyens/… Tout ce qui vous sera demandé est une adresse mail valide.
Sinon par courriel : jacques at caton-censeur.org