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La Culpabilité : un frein au bonheur 14 juillet 2006 07:37, par Lucretius
Belle approche de surcroît bien documentée de la notion de culpabiité si prégnante et profonde chez les TJ.
Instructif !
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LA CULPABILITE - Un Fléau 21 février 2007 19:28, par WALLYN
Bonjour Fantasio
Tu m’avais, il y a quelques temps, sollicitée afin de participer à la rédaction d’ articles du site« Via Veritas Via Veritas Chemin Vérité en latin
Ce site collaboratif a permis durant les années 2006 à 2009 à une poignée d’auteurs de porter sur Internet une réflexion non confessionnelle de résistance au fondamentalisme et tout particulièrement au jéhovisme.
TJ-Révélation en est la continuité reprise par une autre équipe. » Je poste donc ce petit commentaire suite au présent article : LA CULPABILITE Je la considère moi aussi comme un véritable fléau, parce que j’ai été entretenue dans cet état d’esprit durant quasiment 40 ans de ma vie chez les T.J.et que j’en ai énormément souffert et fait souffrir également par voie de conséquence, mon entourage Comme tu le disais, en conclusion de ton article, il est très difficile de s’en débarrasser, car c’est un sentiment récurrent, et à chaque acte de la vie, on est amenés, même à notre insu, à se remettre en cause pour tout et rien Je souhaiterais tout d’abord ajouter que Nietzshe a dénoncé aussi la culpabilité et critiqué le christianisme qui fait le malheur de l’homme en le culpabilisant. En effet, « tout acte peut être culpabilisant puisqu’il est imparfait ». disait-il Je suis d’accord avec toi, la culpabilité commence par le rejet de soi. Et c’est bien à ce titre qu’elle peut nous empoisonner la vie, nous diminuer, nous rendre instables et malheureux. Du reste, chez certains TJ cela a été le déclencheur d’états suicidaires. De quoi un TJ peut-il donc se sentir coupable ?… Tout d’abord, la société culpabilise ses adeptes en tout. Que ce soit lors des réunions, des études ou dans les publications, par rapport à leurs enseignements, on se sent coupables de tout et partout. A titre d’exemples, on pourrait citer : Etre malade et ne pouvoir aller aux réunions Ne pas prêcher suffisamment Ne pas avoir d’étude biblique Ne pas pouvoir prendre le service de pionnier Ne pas pouvoir honorer suffisamment les boîtes à contributions Entretenir une amitié saine avec les personnes de l’autre sexe Ne pas s’habiller selon leurs normes Avoir peur de déplaire aux autres par notre comportement pas « assez chrétien » Ne pas avoir « revêtu la nouvelle personnalité » selon leurs critères ……….La liste serait encore si longue… On a toujours le sentiment d’avoir une dette envers les autres et surtout envers cette organisation dictatoriale et toujours insatisfaiteCompte tenu que justement l’organisation demande de la part de ses membres pratiquement la perfection en tout, comment ne pas culpabiliser ?… La culpabilité, l’ esclave dit « fidèle » et en réalité « si peu avisé » l’impose à ses adeptes comme une véritable manipulation mentale et cela lui permet de les maintenir la tête sous l’eau. Ce sentiment de peur de ne pas assez plaire à Jéhovah, motivé qui plus est par une pseudo destruction, voilà qui fait des adeptes de véritables névrosés Ils en ont même fait une culpabilité collective, entretenue par une instance des plus destructurantes
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culpabilité..faux self 22 février 2007 13:22, par Laurae Gontard
voilà à quoi me fait penser votre étude, faute de temps pour m’y étendre davantage je vous renvoie à un article sur le faux self…et dans le cas des enfants de mère ayant elle même développée un faux-self au rythme de la secte secte watchtowero-jéhovienne, je vous laisse faire vous même la transposition. Du faux self ou de la culpabilité quel est le plus moteur ?
Bien à vous
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Va pour le faux-self 22 février 2007 13:42, par Fantasio
Alors, bon, le faux-self, j’avoue que je ne connais pas.
Je cherche mais je ne trouve pas de lien vers un article explicatif…
Peux-tu me le faire parvenir ?
Merci beaucoup.
Et si tu as le temps, ou si tu veux reprendre un texte que tu aurais écrit par ailleurs, n’hésite pas à développer ta pensée, qui a l’air,
comme à chaque fois, passionnante !
Bien à toi !
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faux self 23 février 2007 13:11, par Laurae Gontard
toutes mes excuses, j’ annonçais un lien, que j’ ai omis de mettre, le voici donc :
Je crois que c’est Winnicott et Mélanie Klein qui en parlent les premiers, s’agissant du développement de l’enfant… plus tard on parlera d’un faux self relatif à certains adultes.
Bien à vous !
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Le corps ne peut mentir 22 février 2007 16:26, par Fantasio
Bonjour Wallyn,
je te rappelle que notre offre tient toujours !
Merci d’avoir pris le temps (entre deux pannes de ton ordi,
) de participer à la vie de notre site.Est-ce que je te pose une colle si je te demande de quel livre Nietzsche est tirée ta citation (’tout acte peut être culpabilisant puisqu’il est imparfait’) ?
J’ai envie d’aller encore plus loin :Tu dis :
De quoi un TJ peut-il donc se sentir coupable ?… Tout d’abord, la société culpabilise ses adeptes en tout. Que ce soit lors des réunions, des études ou dans les publications, par rapport à leurs enseignements, on se sent coupables de tout et partout. A titre d’exemples, on pourrait citer : Etre malade et ne pouvoir aller aux réunions Ne pas prêcher suffisamment Ne pas avoir d’étude biblique Ne pas pouvoir prendre le service de pionnier Ne pas pouvoir honorer suffisamment les boîtes à contributions Entretenir une amitié saine avec les personnes de l’autre sexe Ne pas s’habiller selon leurs normes Avoir peur de déplaire aux autres par notre comportement pas « assez chrétien » Ne pas avoir « revêtu la nouvelle personnalité » selon leurs critères ……….La liste serait encore si longue… On a toujours le sentiment d’avoir une dette envers les autres et surtout envers cette organisation dictatoriale et toujours insatisfaite
1.
Etre malade justement, et être par là empêché d’assister aux réunions,
ne se peut-il pas que parfois notre corps nous pousse à faire ce que consciemment on n’oserait pas : c’ à d rater les réunions ?
Il se pourrait que dans certains cas, chez certains TJ, à force de ne pas s’avouer qu’on n’a pas envie d’aller le mardi, ou le mercredi, ou le jeudi, ou le dimanche à « la salle », c’est le corps qui finit par flancher : il tombe malade. L’excuse est là : « ce n’est pas que je ne veuille pas… »
Cela peut être une façon d’éviter la culpabilité (même si, comme tu le soulignes, elle arrive juste après…)
Je ne dis pas que c’est à chaque fois le cas qu’on tombe malade (ne caricaturons pas). Mais je suis sûr que ça arrive souvent.
2.
Idem pour l’idée de « Ne pas s’habiller selon leurs normes » :
Là, il s’agit d’une autre culpabilité, à partir d’un choix conscient :
La jupe soi-disant « choquante » que tu DECIDES de porter, que tu as ENVIE de porter, tu oses la porter, tu t’affirmes, et puis vient alors la culpabilité parce que tu as « peur de déplaire aux autres par notre comportement pas « assez chrétien » »,
Mais le geste a été posé, la « crise » a été suscitée, et je dirais : c’est heureux, c’est bon signe : même si arrive juste après, tapie dans l’ombre, prête à bondir, la culpabilité, elle n’a pas été capable d’empêcher ce surgissement de ta vraie personnalité.
Et c’est un bon signe. C’est ce qui fait (tous ces petits gestes, un à un) que tu as pu sortir au bout de 40 ans (quarante !) de cette organisation mortifère !
Et combien de souffrances pour en arriver là, enfin, libre, au seuil du monde…
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vous dites « société » ? Ah ! la société ! !!!??????? 22 février 2007 19:12, par Laurae Gontard
Quand Wallin a écrit :
« Tout d’abord, la société culpabilise ses adeptes en tout. Que ce soit lors des réunions, des études ou dans les publications, par rapport à leurs enseignements, on se sent coupables de tout et partout. »
Je mesure une fois de plus combien le mot « société » est précocément et durablement à la fois perverti, et en voie d’imprégnation pérenne, dès l’instant qu’une personne entre dans les dédales du labyrinthe des explications Jého-watchtoweristes de la bible et des applications et implications qui en seront faites.
Ce n’est nullement un reproche de ma part
.1- c’est pointer cette appellation pour pouvoir définir clairement ce que recouvre le mot « société », tel que n’importe quel tj ou ex tj , l’utilise de manière quasi mécanique.
2- c’est inciter à analyser comment au fur et à mesure dela quantité et du temps de lecture des articles* le lecteur
insensiblement,avec un certain malaise parfois, voit se réduire le champ sémantique de « société » ,
de manière progressive, inconsciente , jusqu’à l’utiliser de moins en moinsdans ses autres acceptations.
( et en conséquences, quel(s) mot(s) remplacer(a)/ont,
dans le quotidien du vocabulaire actif du tj,
les autres sens du mot « société »).
3- qu’est ce que cette dite « société » qui a dit, qui a nommé, qui a déterminé, et à qui en cas de problème on écrit ?
En effet, n’ avez vous jamais entendu dans la bouche de tj :
« écris à la société, si tu as des problèmes, ou si tu as besoin d’ éclaircissements »** ?
* écrits : les journaux, livres et cassettes liés de manière indissoluble à ce que les tj appellent étude de la bible, et qu’ils sont subrepticement et intensément à la fois, appelés à considérer comme aussi indispensables que primordiaux pour la dite « étude de la connaissance exacte de la bible ». . Il est à noter qu’ils ne pourront jamais en interroger les auteurs, et pour cause : ils sont anonymes !
***une rubrique « courrier des lecteurs » « à la société » réél ou fictif (?) en fait état en fin du journal « La Tour de Garde » illustre cet exemple.
N’est ce pas ainsi que la « Société » avance sa tour, au sein de la société, comme Rome avançait les siennes lors des sièges des sociétés dites barbares ?
Et l’équivoque du vocabulaire « modificatoire » par les citoyens tj de tous pays est elle aussi anodine qu’elle y parait ?
Je ne prétends pas avoir analysé ici toute la portée de « société » au sens tjistique… Je sens qu’il faut sérieusement s’y pencher pour que les individus et les états plus encore cessent d’être dupés au nom d’une liberté de conscience et de culte.
Bien à vous… espérant avoir été à peu prés claire… j’ai si peu de temps ! Laurae.
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