mercredi, 8 septembre 2010|

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Lettre à ceux qui sont partis, à ceux qui sont revenus, à ceux qui repartiront...

Je vous revois tous, vous que j’ai connu adolescents alors que je n’étais qu’un enfant, mal dans votre peau, soumis à un lavage de cerveau bienveillant chaque semaine, tandis que vous vouliez voir autre chose. Vos noms restent gravés dans ma mémoire, pauvres victimes de cet aveuglement christique. Vous que j’ai vus plonger, disparaître, vous qu’on (...)


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14 commentaires
  • C’est que certains enseignements , comme ceux du système jého-watchtowerien entraînent, réamorcent , parmi les peurs ancestrales assoupies, la lancinante et rarement mise à nue comme telle : la peur aux franges de l’indicible, celle du néant . Un néant pas plus représentable que fantasmable, sur lequel aucune parole n’est dite non plus, on n’en parle pas, Monsieur…chez ses gens là ! pas plus que des conséquences gravissimes sur les Témoins de Jéhovah exclus ou ayant peur de s’exclure de la promesse de vie éternelle ; ils en meurent parfois, paradoxalement. D’autres retournent là où ils ne trouvent pourtant pas forcément l’antidote, puisqu’on ne les assure de rien, en matière de vie éternelle terrestre, tout en la leur proposant comme le réel , le but et la promesse d’ordre divin.

    Dieu, l’ « Esclave » (son canal terrestre) et la « Society » formant un indissoluble lien quasiment trinitaire, pour le cou, ils se croient sous le coup(un autre) de cet enseignement dit le « meilleur qui soit », ils en subissent les déductions qu’il induit :
    - être dé-spiritualisé,
    - devenir dé-théiste,
    - et néantisé, le dernier état, si difficile à concevoir pour soi-même, n’est perçu, non pas comme le fruit du watcho-jéhovisme jéhovisme L’ensemble des doctrines des Témoins de Jéhovah et par extension le mouvement lui-même. , mais comme les conséquences d’une faute de leur seule personne, conséquence à éradiquer en retournant d’où ils viennent : de chez les « meilleurs » , les tj ! C’est pire que le mythe de Sisyphe. En effet, n’y a chez les tj aucun mythe, aucun mythe avoué.

    Or que dire de l« ’Esclave ». C’est pourtant ce Mythe là qui leur fait gober Tout ce qu’il est supposé, et sensé pondre au sujet de la « culture biblique » de leur mode de vie, et de la manière de bien penser pour de ne pas mourir d’avoir contrister l’Esprit saint qui guide ce dit « Esclave » là.

    C’est de la soumission à ce Mythe que naît la notion diffuse de « Néant ». L’art et la force de son non-dit, agit comme un ressort sur la « fuite en avant » au sein des TJ. Un espoir de survivre à l’anonymat en cas de décès, un espoir d’échapper au néant de la vie de l’insoutenable après vie.

    Les maîtres de cette affaire (Esclave) s’en lavent les mains : ils croient et font dire qu’ils rejoignent le ciel à leur mort, eux, mais aussi, il font dire qu’ils peuvent en être privés du Ciel, pour désobéissance à qui ? même eux ! Voilà le deuxième levier pour la crédibilité du mythe de l’Esclave, pour entretenir la peur mortifère de la grande foule des pauvres terrestres et mortels que sont les personnes devenues témoins de Jéhovah.

    Le système tj est à analyser au risque d’un mortifère néant qu’il induit.

    cf sur le site de Michel Leblanc : forum témoins de Jéhovah sous Mathilde : le néant watchtowerien /mort.

    Laurae Gontard.

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    • La peur du néant 23 août 2006 17:08, par Lucretius

      A propos de la peur du néant, j’ai laissé traîner sur ce site un extrait de la Nature des Choses du poète latin Lucrèce (Lucretius), voici un passage qui répond avec lucidité à la peur de la mort :

      « …Maintenant il faut quitter tous ces biens qui ne sont plus de ton âge. Allons, point de regret, laisse jouir les autres ; il le faut. » Juste réquisitoire à mon sens, juste discours de blâmes et de reproches. Toujours en effet, la vieillesse dans le monde doit céder au jeune âge qui l’expulse ; les choses se renouvellent aux dépens les unes des autres, suivent un ordre fatal. Nul n’est précipité dans le noir gouffre du Tartare ; mais il est besoin de matière pour la croissance des générations nouvelles, lesquelles à leur tour, leur vie achevée, iront te rejoindre ; toutes celles qui t’ont précédé ont déjà disparu, toutes après toi passeront.
      Ainsi jamais les êtres ne cesseront de s’engendrer les uns des autres ; la vie n’est la propriété de personne, tous n’en ont que l’usufruit. Regarde maintenant en arrière, tu vois quel néant est pour nous cette période de l’éternité qui a précédé notre naissance. C’est un miroir où la nature nous présente l’image de ce qui suivra notre mort. Qu’y apparaît-il d’horrible, quel sujet de deuil ? Ne s’agit-il pas d’un état plus paisible que le sommeil le plus profond ?

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      • Le courage de regarder la mort en face 23 août 2006 19:46, par NS

        C’est l’ultime effort pour l’ex-TJ qui choisit l’exthéisme exthéisme Concept élaboré par les auteurs de Via Veritas, et qui répond à la définition suivante : Pensée positive élaborée en dehors du faisceau religieux et divin.  : accepter la mort comme la fin de tout. Arriver à inverser la perspective : non, nos amis, notre famille qui est restée dans l’organisation watch-towerienne ne vivra pas éternellement sans se souvenir de nous (c’est dit quelque part dans la Révélation-Apocalypse) C’est nous qui vivons pleinement aujourd’hui la seule vie bonne à prendre, et ce sont eux qui - restant dans ce caveau de croyances absurdes - sont déjà morts.

        Cela rappelle l’excellent et abyssal roman de Philip K. Dick « Ubik » : « Je suis vivant et vous êtes morts ».

        Voir en ligne : Ubik

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        • Fin de Tout, ou fin du Rien ? 27 août 2006 12:31, par L

          Quand les Tj parviennent à avoir l’idée claire que ceux qui ne sont pas en accord avec les trouvailles, auto-appellées « LA Vérité », n’ont plus d’autre solution que la néantisation qu’elle offre, les plus braves, refusent d’accepter la mort présentée non pas seulement comme la fin de tout, mais la fin de RIEN.

          Et là alors tout devient possible. Sauf si la matière en soit ; est la seule à conditionner la pensée de l’être qu’elle a constitué, car alors on naitrait croyant , ou non croyant, de la même manière qu’avec les yeux bleus ou marrons, avec variantes s’entend. En tout cas sans choix ?

          Laurae

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        • La doctrine totale 29 août 2006 20:43

          Ultime effort : c’est bien le mot qui convient. Quel effort en effet ! Presque sur-humaine, cettte amputation volontaire du réconfort de l’au-delà, de la résurrection ou de la réincarnation, entre autres espérances essentielles construites au fil des millénaires par une humanité angoissée de l’angoisse suprême. Quel tour de force que de mourir en se disant que la mort n’est rien - j’avais tapé trou à la place de tour. Je reste convaincu que c’est là LA raison d’être des religions, même s’il y en a bien d’autres.

          Mais en quoi le petit monstre sectaire se différencie en la matière ? Eh bien, on ne quitte pas nécessairement une secte secte , donc les TJ pour ce qui nous concerne, par refus de Dieu et, partant, par conviction a ou ex-théiste. On quitte souvent les TJ parce que l’on a besoin d’air (vivre une vie d’homme ou de femme libre). Mais cette grande « aspiration » entraîne ipso facto non seulement l’exclusion exclusion Méthode d’évitement préconisée par l’organisation jéhoviste à l’encontre d’un ex-fidèle de la secte secte (tant mieux) mais surtout condamne à l’unique perspective de la destruction à tout jamais. On veut prendre l’air, on se retrouve néantisé, comme Laurae le dit d’ailleurs (si ’jai bien compris).

          En résumé, on ne sort pas toujours de la secte secte pour se couper de Dieu et de toute espérance postmortem, mais c’est quand même dans le paquet cadeau. Ensuite, on se reconstruit peut-être, avec ou sans l’espérance « ultime ». Mais vous l’avez compris, l’agnostique que je suis continue à se demander si les TJ ne m’ont pas solidement formaté pour croire, puis ne plus croire.

          Efficacité maudite de l’endoctrinement, qui fait qu’il semble gouverner sa propre critique. S’affranchir de l’esclavage spirituel est une entreprise de longue haleine, car le maître continue à se cacher dans d’innombrables recoins de la pensée. Jean-Philippe

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          • Se réapproprier sa propre mort 29 août 2006 21:48, par NS

            Le doute, cher Jean-Philippe, revient souvent. Au moment où on s’y attend le moins… Et si finalement ils avaient raison ? Un ami qui a quitté les TJ en même temps que moi (même âge, même parcours, parents différents, ce qui fait beaucoup !) reste persuadé, en tout cas garde cette intuition, que nous vivons la fin des temps et qu’il sera détruit lors d’Har Maggedon. Terrible pulsion de mort qui continue à déterminer sa vie de tous les jours, dans ses choix, dans sa philosophie d’existence. C’est inquiétant. Et triste de constater qu’il est le seul à pouvoir changer. Je reste convaincu que la lecture, la découverte des penseurs, des écrivains de toutes les époques est le meilleur remède (je n’aime pas ce mot) au bourrage de crâne TJ. Mais cette célébration de l’intelligence peut tarder à venir, ou bien elle peut dans le pire des cas se tordre au point de devenir une confirmation de ses idées précédentes (je pense, par exemple, à une célébration du nihilisme non-productif). Quitter les TJ, devenir exthée, se proclamer athée, dans la foulée, c’est faire un pari sur l’intelligence, je ne le dirais jamais assez. Le platonisme et le christianisme qui en a découlé nous a convaincu, comme tu le dis, de la nécessité d’une espérance après la mort. Nous avons la chance de vivre au XXI e s., d’avoir à portée de main tout ce que le XXe nous a légué en pensée radicalement humaine. Il y a assez à lire, à dire et à faire, pour remplir une vie. Pour redevenir humain.

            La vie, c’est cela - un détour, un détour obstiné, par lui-même tran­sitoire et caduc, et dépourvu de signification. Pourquoi, en ce point de ses manifestations qui s’appelle l’homme, quelque chose se produit-il, qui insiste à travers cette vie, et qui s’appelle un sens ? Nous l’appelons humain, mais est-ce si sûr ? Est-il si humain que cela, ce sens ? Un sens est un ordre, c’est-à-dire un surgissement. Un sens est un ordre qui surgit. Une vie insiste pour y entrer, mais il exprime quelque chose peut-être de tout à fait au-delà de cette vie, puisque quand nous allons à la racine de cette vie, et derrière le drame du passage à l’existence, nous ne trouvons rien d’autre que la vie conjointe à la mort. C’est là que nous porte la dia­lectique freudienne.
            La théorie freudienne peut paraître, jusqu’à un certain point, tout ex­pliquer, y compris ce qui se rapporte à la mort, dans le cadre d’une éco­nomie libidinale close, réglée par le principe du plaisir et le retour à l’équilibre, comportant des relations d’objet définies. La coalescence de la libido avec des activités qui lui sont contraires en apparence, l’agressi­vité par exemple, est mise au compte de l’identification imaginaire. Au lieu de casser la tête à l’autre qui est devant lui, le sujet s’identifie, et retourne contre lui-même cette douce agressivité, conçue comme une relation libidinale d’objet, et fondée sur ce qu’on appelle les instincts du moi, c’est-à-dire les besoins d’ordre et d’harmonie. Il faut bien qu’on mange - quand le garde-manger est vide, on bouffe son semblable. L’aventure libidinale est là objectivée dans l’ordre du vivant, et on sup­pose que les comportements des sujets, leur inter-agressivité, sont conditionnés et explicables par un désir fondamentalement adéquat à son objet.
            La signification d’Au-delà du principe du plaisir, c’est que ça ne suffit pas. Le masochisme n’est pas un sadisme inversé, le phénomène de l’agressivité ne s’explique pas simplement sur le plan de l’identification imaginaire. Ce que Freud nous enseigne avec le masochisme primordial, c’est que le dernier mot de la vie, lorsqu’elle a été dépossédée de sa pa­role, ne peut être que la malédiction dernière qui s’exprime au terme d’Œdipe à Colone. La vie ne veut pas guérir. La réaction thérapeutique négative lui est foncière. La guérison, d’ailleurs, qu’est-ce que c’est ? La réalisation du sujet par une parole qui vient d’ailleurs et le traverse.
            La vie dont nous sommes captifs, vie essentiellement aliénée, ex­sistante, vie dans l’autre, est comme telle conjointe à la mort, elle re­tourne toujours à la mort, et n’est tirée dans des circuits toujours plus grands et plus détournés que par ce que Freud appelle les éléments du monde extérieur.
            La vie ne songe qu’à se reposer le plus possible en attendant la mort. C’est ce qui mange le temps du nourrisson au début de son existence, par secteurs horaires qui ne lui laissent ouvrir qu’un petit oeil de temps en temps. Il faut salement qu’on le tire de là pour qu’il arrive à ce rythme par quoi nous nous mettons en accord avec le monde. Si c’est au niveau du désir de sommeil, dont vous parliez l’autre jour, Valabrega, que peut ap­paraître le désir sans nom, c’est parce que c’est un état intermédiaire - cet assoupissement est l’état vital le plus naturel. La vie ne songe qu’à mourir - Mourir, dormir, rêver peut-être, comme a dit un certain mon­sieur, au moment précisément où il s’agissait de ça - to be or not to be.

            - Jacques Lacan, LE MOI DANS LA THEORIE DE FREUD ET DANS LA TECHNIQUE PSYCHANALYTIQUE, séminaire du 19 mai 1955. (p.316-7 de l’édition Points/Seuil)

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            • Peurs lointaines 31 août 2006 22:13

              « Et si finalement ils avaient raison… » Ce doute-là ne m’étreint jamais, j’en suis sûr… Non, je t’assure ! Plus sérieusement, ce que je sais, cher NS (m’autorises tu à utiliser ton prénom ?), c’est que ma haine des TJ fut totalement salvatrice dans un premier temps, mais qu’elle m’a aussi aveuglé. Ainsi, mon doute radical sur l’existence de Dieu n’est pas nourri que de mes lectures, recherches et observations. Il est aussi une cicatrice de mes peurs et souffrances d’enfant. Donc, je doute aussi de mon propre doute. Classique.

              C’est ce catéchisme TJ de grande misère qui me pose problème. N’a-t-on pas été « programmé » par les TJ pour haïr et redouter ce Dieu haineux et effrayant ? L’exemple de ton ami est parlant : sa peur le submerge encore et anéantit l’esprit critique. Eh bien, cette peur d’enfant me gêne encore, sans que je parvienne à mesurer son poids réel dans la force de mon doute.

              Merci pour ta citation de Lacan. Elle me plonge dans un abîme de conjectures, j’adore cela. Disons que je la trouve raisonnablement désespérée. Le dernier paragraphe, sur le sommeil, du nourrisson notamment, me fait quand même…sursauter. Notre vie, je la vois plus exubérante, au moins tant que nous n’avons pas amorcé le processus de vieillissement (ma fille éclate de vie, c’est hallucinant !).

              Bien entendu, on ne peut définir la vie que par la possibilité de mourir. Mais une citation approximative me revient de je ne sais plus quel personnage illustre et certainement « bon vivant » (Louis XV ?) au moment de mourir : « Il va falloir quitter tout cela ! ». Tu vois, sur cette question-là, et quelle question, je tourne en rond… Bref, je suis d’accord avec toi, pour « se réapproprier sa propre mort », il faut sûrement toute une vie. Jean-Philippe

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            • se répproprier sa propre mort , et sa propre vie ! 11 septembre 2006 05:46, par Laurae Gontard

              « Un ami qui a quitté les TJ en même temps que moi (même âge, même parcours, parents différents, ce qui fait beaucoup !) reste persuadé, en tout cas garde cette intuition, que nous vivons la fin des temps et qu’il sera détruit lors d’Har Maggedon. Terrible pulsion de mort qui continue à déterminer sa vie de tous les jours, dans ses choix, dans sa philosophie d’existence. C’est inquiétant. Et triste de constater qu’il est le seul à pouvoir changer. »

              outre le fait que l’ami de NS, n’ait eu d’autre approche que l’éclairage sur les autres systèmes de pensée via « les lumières » que ceux de la dite organisation dite canal du Dieu Jéhovah, systèmes qu’elle déclare faux, voire sataniques, je découvre, encore une fois, tout le mortifère, et l’horizon de la vie à courte vue, que les parents témoins de Jéhovah, ou plutôt les lectures et dites études « watchtoweriennes », faute d’auteurs précis, inculquent à leurs enfants, presqu’à leur insu, dans les « salles du royaume ». Oui, inculquent et « Dieu sait » -et moi aussi- si ce mot leur a été pillonné, tant comme devoir des parents de le faire, qu’aux enfants de le recevoir comme inculqué « par Jéhovah-lui-même ». Discourir des idées d’un philosophe, leur semble possible, mais combien il leur devient difficile de discuter les textes d’auteurs anonymes qui ne sont éventuellement perçus que comme des répétiteurs zélés, pleins d’abnégation , d’amour, et d’humilité puisque c’est ainsi que sous forme d« ’Esclave » ou d’« esclaves heureux » ( encore dans la Tour de Garde du 16 mars 2006) mythiques ils sont présentés !

              Un travail de deuil de ces auteurs anonymes ne semble-t-il pas nécessaire pour pouvoir ôter le mortifiant mortifères que leurs écrits ont imprimés non seulement sur le papier mais dans l’esprit de ces enfants élevés à ce lait là !

              Entre Montaigne et eux il y a un monde : la liberté de penser pour soi même, et la liberté de penser, d’évoluer pour les enfants dont on a la charge. J’en reviens à ce qui sépare ces deux mondes, avec un autre éclairage cette fois : la vie qui se projette elle même dans un cas, le néant de l’absurde psytacisme inconscient dans l’autre.

              Autre chose, s’interdire, pour l’ami de NS en l’occurence, de croire que la mort (la sienne comme celle des autres) n’est pas autrechose que programmée par le canal dirigeant Jéhovien de nom, est une forme de fidélité à ses racines, sous peine de se sentir perdu d’avoir osé clamer une liberté - s’il n’a pas été « jeté » de l’organisation watcho-jéhovienne- dont il aimerait jouir pour et par lui-même :

              1- garder ses racines pour ne pas se trouver trop ébranlé par une reconstruction sur d’autres bases.

              2- justifier son incapacité dépressive oserai-je dire, à se sentir solidaire et actif dans la société des humains en général (et non plus celle exclusive, de l’enclos des dits « témoins de Jéhovah »).

              3- justifier son appartenance à la communauté des humains, par le seul point commun que le watchojéhovisme a laissé : la mort. Cette mort brandie à chaque page, clairement ou en filigrane, de chaque page des tonnes de paper estampillés « watchtower Watchtower Abréviation de Watchtower Bible and Tract Society, la Tour de Garde Société de Bibles et de Tracts.
              Il s’agit de la principale structure juridique qui sert à l’Organisation des Témoins de Jéhovah. En raison de leurs liens étroits l’une est synonyme de l’autre.
              bible and tract society » avec son logo de Tour habilement superposé à « la Tour Forte » qu’est le « Dieu des armées » (destructeur et vengeur et protecteur selon le camp), et même s’y substituant au passage : « JeHOVAH DIT » « JeHOVAH PENSE » « jéHOVAH VEUT » « Jéhovah approuve » … C’est ainsi, que forts du stratagème, les auteurs anonymes- englués peut-être même eux-mêmes- gratuitement, dans tous les sens du mot, déclarent à longueur de temps que quitter l’organisation,

              ( la leur, celle que leurs écrits cache et maintient au pouvoir psychique et financier faute du pouvoir politique théocratique qu’ils pronent pourtant aussi)

              équivaut à abandonner Dieu présenté comme se condamner à la mort, et la mort n’y est présentée que comme l’indéfini néant….La boucle est bouclée, le noeud gordien se referme : « renie Dieu et meurt » reste la seule alternative à ceux qui n’ont jamais pu sortir de cette culture là.

              C’est pourquoi je soutiens NS, (pas Notre Seigneur, encore que) quand il dit que c’est la victoire de l’intelligence et de la culture autre, qui peut libérer du néant mortifère, brut, sans avenir, au bord duquel marchent tant les TJ que leurs enfants même aprés que ces derniers aient « rué dans les brancards et soug le joug de l’esclavagisme psychique et réel aussi de l’organisation où ils cherchent vainement »la liberté des fils de Dieu« en ne retenant que les factices libertés mouvantes et mortifères et néantisantes ! »la supériorité de l’homme sur la bête" y est à l’apothéose de sa négation, mais ce faisant la mort de cette organisation et la nullité de ses assertions y est aussi programmée, tout comme elle a programmé, ou tenté de programmer ses adeptes.

              Oui, il s’agit bien de se réapproprier sa propre mort, sans mettre sa vie « à mort » .

              Le suicide de jeunes tj ou élevés comme tels, devient l’apothéose de la soumission à ce qui leur a été sournoisement inculqué page à page, semaines prés semaines, années aprés années. La néantisation si proximo-distale sur la flèche du temps watchtoweriste et dans le psychisme des adeptes.

              L’anéantissement pour demain prévu pour hier (cf les dates multiples qu’on retrouve sur des sites bien étayés Tour de Garde à l’appui et témoignages d’ex-tj ayant compris la supercherie) devrait aider à se désintoxiquer de ce type de mort Jého-watchtowerienne.

              Laurae Gontard.

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          • Lorsque Jean-Philippe expose le Sectaire monster, et qu’il se demande s’il m’a bien compris, je lui répond, et et je te réponds, JP, Yes !

            La crainte de quitter la secte secte , la peur d’être libre, est le résultat de la perversion du mot liberté. Prendre sa liberté en aboutit en effet, dans les méandre des enseignements watchtower Watchtower Abréviation de Watchtower Bible and Tract Society, la Tour de Garde Société de Bibles et de Tracts.
            Il s’agit de la principale structure juridique qui sert à l’Organisation des Témoins de Jéhovah. En raison de leurs liens étroits l’une est synonyme de l’autre.
            & co-jéhovistes, à çà : le néant….Tu le résume trés bien ici :

            « Mais cette grande « aspiration »(de libérisation et de désolidarisation si à mon tour j’ai bien compris JP) entraîne ipso facto non seulement l’exclusion exclusion Méthode d’évitement préconisée par l’organisation jéhoviste à l’encontre d’un ex-fidèle de la secte secte (tant mieux) mais surtout condamne à l’unique perspective de la destruction à tout jamais. On veut prendre l’air, on se retrouve néantisé, comme Laurae le dit d’ailleurs (si ’jai bien compris).

            En résumé, on ne sort pas toujours de la secte secte pour se couper de Dieu et de toute espérance postmortem, mais c’est quand même dans le paquet cadeau. Ensuite, on se reconstruit peut-être, avec ou sans l’espérance « ultime ». Mais vous l’avez compris, l’agnostique que je suis continue à se demander si les TJ ne m’ont pas solidement formaté pour croire, puis ne plus croire.

            Efficacité maudite de l’endoctrinement, qui fait qu’il semble gouverner sa propre critique. »

            C’est ainsi qu’il est fort, moi j’ai eu toutes les critiques qu’on faisait d’eux, mais que je n’avais encore jamais entendues ailleurs…alors quand maintenant j’entends que les ex-tj critiquent, oui, mille fois oui. C’est une manière qu’ils ont au moins de renvoyer le miroir, ensuite d’affiner les malaises, les retours hésitants au bercail.

            Les gens qui par milliers ne sont pas resté, ont eu soit bien du courage , soit le flair assez rapide de ne plus fréquenter les personnes tj de trop prés,leurs publications et leurs salles plus du tout, avant d’en arriver à ne plus savoir où ils en étaient.(j’aime votre idée du Coefficient d’Exposition) Car que dire de ces baptèmes qui se sont pratiqués : sur un coup de tête sur un questionnaire préalable au bout de long pillonages sur une angoisse à évincer : un malaise, que le dit’« enseignant » de la bible, lui a traduit avec quelques versets..sataniques dans le sens où ils présentaient la chose comme normale et voulue et par Satan et par le Christ qui avait averti de la séparation des gens, à cause de son nom ; et donc : « le baptème, le vrai avec tj, vous dis-je » Tout a été bon, et le pire, la néantisation est le sommum, puisque non dite.

            Mais quand même je connais trois cas de gens pas encore tj, mais délirantes employant les termes des Tours de Garde ! Et çà aussi, c’est à analyser.

            Laurae.

            Les écrivains, les premiers, de cette organisation totalitaire, d’où donc tenaient-ils toutes ces ficelles ?

            Répondre

            • Les origines 4 septembre 2006 10:00

              Intéressant, votre dernier point. Quelles étaient les inspirations (à part divines, bien sûr…) des fondateurs, des premiers auteurs ? Pas mal de textes ont été écrits là-dessus, sur le dénommé Charles Taze Russel entre autres. Je vais aller rafraîchir ma mémoire à ce sujet, d’autant que le phénomène de l’essor des sectes et mouvement religieux en tous genres aux Etats-Unis, depuis 150 ans, est quand même passionnant. C’est rigolo de voir, dans certaines petites villes US, le quartier des églises et temples chrétiens, tous juxtaposés, tous de confession différente. Cela ressemble à un supermarché de la croyance. Jean-Philippe

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    • La maïeutique de L 27 août 2006 13:36, par NS

      Chere Laurae,

      tant de points soulevés, tant de pistes à suivre, à creuser, exactement dans le sens de ma propre démarche :

      - Etre dé-théiste, c’est la même chose qu’être ex-thée ?

      - absence (ou dissimulation) de mythe chez les TJ : refus pour eux de sortir de la lecture « au pied de la lettre » des récits bibliques + création de leur propre histoire moderne mythique (Russel comme père de la tribu que personne n’ose abattre, comme Totem…, Rutherford Rutherford Joseph Franklin Rutherford (8 Novembre 1869 - 8 janvier 1942)


      2e président de la Watchtower Bible and tract Society de 1916 à 1942.

      Il fut entre autres le créateur du périodique L’Âge d’Or (Golden Age) (remplacé plus tard par Réveillez-vous !).

      Biographie détaillée de Joseph Rutherford sur TJ-Encylopédie
      comme un fils de Dieu descendu parmi les fidèles pour expliquer et interpréter la parole du Père, Nathan Knorr Knorr

      (1905-1977)

      3e Président de la Watchtower Bible and Tract Society. Il fut l’organisateur du mouvement et lui appliqua les méthodes de gestion d’une véritable entreprise.

      comme Apôtre Paul, etc. : autant de figures que l’on ne peut contester, de vrais Saints !)

      - L’Esclave est en fait un Maître (concept d’Hegel cul par-dessus tête !)

      - Trinité Dieu, Esclave, Society

      - fin de tout, surtout fin de rien : car la vie du TJ se résume à pas grand chose !

      Chacune de ces idées mérite un développement ! Ce qu’on adore chez toi c’est ce débordement de concepts, à chacune de tes phrases (mûrement réfléchies, fruits de longues années de méditation) quelque chose se fait jour en nous, même si nous ne comprenons pas toujours ce que c’est.

      Laurae = un vrai petit Socrate :

      SOCRATE. - N’est-il pas actuellement en meilleure disposition relativement a la chose qu’il ignorait ?
      MENON. - C’est ce qu’il me semble également.
      SOCRATE. - En le jetant dans l’embarras, en l’engourdissant comme la torpille, lui avons-nous fait quelque tort ?
      MENON. - Il ne me semble pas.
      SOCRATE. - En tout cas, nous avons fait, à ce qu’il me paraît, quelque chose qui l’aidera a découvrir la vérité. Car à présent, comme il ne le sait pas, il cherchera sans doute volontiers…

      -Platon, Ménon .

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      • NS/ Socrate 6 septembre 2006 21:05

        Non, Socrate,non, même si c’est flatteur, pour le narcissisme ! Mais merci, quand même, cher Nathan. Ni Socrate, ni Thomas de Quincey ! Laure Gontard a failli exister sous ce nom là. Il s’agit bien d’une restauration particulière. Tu ne sais pas si bien dire. Qui de l’un ou de l’autre joue Socrate ?

        Laurae.

        Répondre

        • Mieux vaut Socrate que Platon 7 septembre 2006 12:43, par NS

          Pour le jeu socratique, c’est vrai : il faut être deux (comme dans le dialogue psychanalytique)

          Répondre

          • mieux vaut socrate que platon ? 9 septembre 2006 08:55, par Laurae

            « Le platonisme éternel, c’est la confiance de l’homme dans le pouvoir de la pensée, le mythe indispensable d’une vérité éternelle à chercher par delà les inexactitudes et les imperfections de toute science déjà atteintes »

            Lenoble

            Répondre

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