l’allusion au désert des tartares et, dans un autre article, à 1984, me fait penser à un roman lu depuis peu : « la forteresse » de robert hasz.(viviane hamy ed.)
En voici le résumé :
dans un pays et un temps indéterminé, le lieutenant Livius fait l’objet d’une mutation dans la montagne, vers une lointaine forteresse.
Une fois sur place, le jeune homme découvre un univers à part, absurde et paranoiaque, ou des hommes qui ne savent rien de leur situation, sinon qi’ils doivent obeir à un Ordre énigmatique, s’accrochent à leur passé et à leurs certitudes.
Au large de ce bunker, la guerre couve, mais l’ennemi reste éternellement invisible, la frontière, hypothétique. Tous les jours la nourriture apparait par miracle dans une pièce fermée à clé.
Plutôt qu’obéir et attendre, comme ses compagnons, Livius veut savoir…
On retrouve comme dans 1984 le thème de la manipulation, et comme dans Buzzati celui de l’attente.Il y règne une atmosphère à la Borges, Kafka, gracq…Bref, à lire, quoi !
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