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Plus vide que le Désert des Tartares...

Je me souviens, dans ma jeunesse studieuse, être entré en relation avec un roman envoûtant et profond de l’écrivain italien Dino Buzzati. S’il est un thème bien prégnant dans l’œuvre de l’écrivain, c’est certainement l’angoisse du temps qui passe inexorablement et vous conduit bien vite aux portes de la vieillesse et de la mort. Le roman qui s’intitule le (...)


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5 commentaires
  • Plus vide que le Désert des Tartares... 21 avril 2006 13:36, par Lucien

    « De l’attente millénariste, jamais rien n’est venu et ne viendra jamais », dites-vous ?

    Le problème, c’est que le futur nous étant totalement inconnu, nous ne pouvons jurer de rien. C’est cela qui fait la force de l’attente millénariste.

    Des millions de gens sont persuadés (les Témoins de Jéhovah compris), que la Terre ne finira pas dans un holocauste nucléaire, sous prétexte que la guerre froide a pris fin. Malheureusement, ce sont maintenant les terroristes de tous bords qui s’intéressent activement à l’arme nucléaire. On ne sait donc pas de quoi demain sera fait.

    Même les Témoins de Jéhovah sont peut-être dans le vrai (bien que j’évalue les chances de réalisation de leur prophétie à une pour… un million - juste pour citer un ordre de grandeur).

    Ceci dit, moi aussi j’ai bien aimé « Le désert des Tartares ».

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    • Plus vide que le Désert des Tartares... 21 avril 2006 17:22, par Lucretius

      Oh, Julien, les TJs n’attendent pas n’importe quoi, ils n’attendent pas une catastrophe nucléaire provoquée par des terroristes ou la chute d’un astéroïde. lol

      Ca, c’est tout à fait plausible. :-(

      Ce qu’ils attendent, c’est ni plus ni moins que l’intervention de Dieu et la destruction sélective de 99,9 % des humains de cette planète par des armées angéliques en vadrouille.

      Ils attendent ce que des milliers d’illuminés ont attendu en vain pendant des siècles, et tout particulièrement au 19e siècle, avec une constance et une persévérance qui forcent l’admiration.

      Et cette attente obstinée est délétère et mérite d’être rejetée. ;-)

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  • Plus vide que le Désert des Tartares... 21 juin 2006 17:55, par Antranick

    Mon Blog à ce sujet : http://dmenti.blogspot.com/

    D’un point de vue métaphysique, l’humain est un être de l’attente. Vous ne pouvez lui ôter une caractéristique qui le sépare du règne animal. L’homme attend sur la base d’une promesse. Et c’est là que l’on retrouve le dilemme entre les « promesses du monde » et les « promesses du Royaume ». La récusation contemporaine de toute notion de nature humaine a évacué dans la foulée ce besoin d’espérer pour le lendemain. Espérer quoi ? La répétition des tragédies de l’Histoire ? Le monde a révélé sa vacuité dans son entier et l’âme humaine souffre terriblement des lendemains qui ont tant déchanté sous la férule des Grands Timoniers de l’Histoire. La Grande Bouffe, film français réalisé par Marco Ferreri en 1973, énonce toute l’absurdité stigmatisée par les TJ quand ils lisent le passage de Saint Paul : « mangeons et buvons, car demain nous mourrons ».

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  • La Forteresse 7 mars 2007 15:19, par jendumonde

    l’allusion au désert des tartares et, dans un autre article, à 1984, me fait penser à un roman lu depuis peu : « la forteresse » de robert hasz.(viviane hamy ed.)

    En voici le résumé : dans un pays et un temps indéterminé, le lieutenant Livius fait l’objet d’une mutation dans la montagne, vers une lointaine forteresse. Une fois sur place, le jeune homme découvre un univers à part, absurde et paranoiaque, ou des hommes qui ne savent rien de leur situation, sinon qi’ils doivent obeir à un Ordre énigmatique, s’accrochent à leur passé et à leurs certitudes. Au large de ce bunker, la guerre couve, mais l’ennemi reste éternellement invisible, la frontière, hypothétique. Tous les jours la nourriture apparait par miracle dans une pièce fermée à clé. Plutôt qu’obéir et attendre, comme ses compagnons, Livius veut savoir…

    On retrouve comme dans 1984 le thème de la manipulation, et comme dans Buzzati celui de l’attente.Il y règne une atmosphère à la Borges, Kafka, gracq…Bref, à lire, quoi !

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    • La Forteresse 7 mars 2007 18:48, par Lucretius

      Merci pour cette référence littéraire qui prolonge encore le parallèle établi avec la pensée jéhoviste. :)

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