mercredi, 8 février 2012|

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YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie V.



Table des matières :

Vers le chapitre précédent.

Jusqu’ici, nous nous sommes contentés d’analyser la doctrine des Témoins de Jéhovah, et nous avons tenté de voir ce que valent les preuves qu’ils présentent (ou plus exactement ce qu’ils présentent comme preuve…). Cette argumentation commence par un hors-sujet (on ne s’intéresse plus qu’aux manuscrits de l’AT en prétendant analyser le NT), puis continue par une généralisation abusive (ce qui ressort de quelques manuscrits est considéré comme valable pour tous ceux de l’époque), et finit par une conclusion non sequitur (puisque le Tétragramme apparait en hébreu dans ces quelques manuscrits, les TdJ en concluent qu’il est utilisé “normalement” par les lecteurs hellénophones). Cela fait vraiment beaucoup de choses à admettre (ou, au contraire, à “oublier”) pour accepter cette théorie qui, ne l’oublions pas, va à l’encontre du texte qui nous est parvenu…

Mais à présent nous allons nous éloigner des arguments jéhovistes à proprement parler pour élargir un peu la question.

Car le plus gênant pour les TdJ, ce n’est peut-être pas finalement l’extrême fragilité des arguments qu’ils avancent, mais les conclusions auxquelles on arrive lorsqu’on veut malgré tout accepter ces arguments.

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George Orwell décrit le DoubleThink comme la faculté de croire en même temps deux vérités contradictoires. Avec un peu d’entrainement…

En effet, cette doctrine de la présence originelle du Nom divin dans le texte du NT, à laquelle ils ne peuvent renoncer parce qu’elle est indispensable à leur théologie, est en parfaite contradiction avec une autre de leurs doctrines, qui leur est tout aussi précieuse. En d’autres termes : les TdJ professent (mais jamais tout à fait en même temps, bien sûr) deux doctrines qui s’excluent formellement l’une l’autre. Ils prêchent, en fonction de ce qu’ils ont besoin de démontrer, une chose et son contraire.

On pourrait appeler ça, non sans un peu de malice, de la “schizophrénie doctrinale”. Nous observerons dans ce cinquième chapitre cet étrange et paradoxal DoubleThink [1].

En effet, pour que la théorie des TdJ à propos du NT soit valable, s’impose alors nécessairement l’idée que TOUS les manuscrits du NT aient été falsifiés. Les TdJ ont beau éviter en général ce dernier terme, et ne l’emploient guère à propos du texte biblique qui nous est parvenu, il est impossible de ne pas qualifier ainsi une entreprise de modification du texte, systématique et généralisée, pour des motifs idéologiques/théologiques. Si vraiment les copistes des premiers siècles ont mené une telle opération,et avec une telle efficacité (il ne nous resterait que “leur” version) c’est qu’on a a bien affaire à une falsification.

Pire encore, pour que cette entreprise fut efficace au point de n’avoir laissé subsister aucun témoin textuel, il eut fallu qu’elle fusse une entreprise coordonnée ! C’est-à-dire qu’il faut que les copistes d’Alexandrie, d’Antioche ou de Corinthe… soient tous d’accord entre eux pour apporter ensemble la même modification au texte, et ne laisser aucune trace de l’état ancien du texte (qui aurait comporté le Nom divin).

Cette théorie, aussi aberrante qu’elle puisse sembler, et même si elle n’est jamais exprimée de cette façon par les TdJ, est bien la conséquence directe des affirmations jéhovistes.

Mais…

Mais, la Watchtower affirme également, avec autant de force, que le texte biblique a été protégé —et par Dieu lui-même s’il vous plait !— à travers les Âges, assurent que sa transmission fut admirablement fiable, et que l’on peut avoir une totale confiance dans le texte qui nous est parvenu :

Les citations qui vont en ce sens ne manquent pas :

La Bible : Parole de Dieu ou des hommes ?”, page 59, §9 :

Comme nous l’avons déjà montré, le texte des Écritures grecques chrétiennes a été mieux préservé que n’importe quel autre écrit de l’Antiquité. Kurt et Barbara Aland, spécialistes du texte grec de la Bible, ont répertorié près de 5 000 manuscrits anciens qui nous sont parvenus, et dont certains remontent au IIè siècle de notre ère. Un enseignement se dégage de ce monceau de preuves : le texte est foncièrement exact. En outre, de nombreuses traductions anciennes, dont la plus vieille date d’environ 180 de notre ère, viennent elles aussi confirmer l’intégrité du texte.

Dans le même esprit, le manuel “Toute Écriture est inspirée de Dieu”, pages 319 et 320, explique au lecteur le principe de base de la critique textuelle, dite aussi “basse critique”. Attention à ne pas confondre avec la “haute critique”, qui n’est absolument pas reconnu par la Watchtower comme une méthode acceptable d’étude du texte biblique. À l’opposé, les TdJ reconnaissent tout à fait la pertinence de la basse critique. Par exemple voici ce que “Réveillez-vous !” (édition du 8 juin 1982) disait : « La basse critique a contribué pour beaucoup à l’érudition biblique. Elle a élagué les ajouts erronés et a donné des textes de qualité et dignes de confiance qui servent d’appui à de meilleures traductions de la Bible. »

Le texte du NT de Westcott & Hort, qui est le texte choisi par la Watchtower comme base pour la TMN, fut obtenu par cette méthode d’analyse.

Le principe de base en est simple : on s’appuie sur le fait que si les manuscrits anciens présentent certaines variantes, ces manuscrits ne peuvent pas TOUS contenir les MÊMES erreurs aux MÊMES endroits. Si une variante du texte est “commise” (volontairement ou par une erreur) par un copiste à Alexandrie, par exemple, il est possible que cette altération devienne commune aux scribes de la région qui le recopieront, et on assiste alors à la naissance de ce que l’on appelle une tradition textuelle (ou, si vous préférez, une nouvelle “famille de manuscrits”). Ainsi le texte disponible à Alexandrie n’est pas tout à fait le même que celui des chrétiens de Césarée, qui n’est lui non plus plus tout à fait le même que lisent ceux de Rome, qui est encore différent des textes de la tradition byzantine. En outre, chacune de ces grandes “traditions textuelles” présente elle-mêmes des variantes, chacune en son sein.

Le manuel jéhoviste pose donc une question fort pertinente, et y répond de suite, sans laisser planer le moindre doute (page 319, §26) :

«  Ne faut-il pas s’alarmer de ces milliers de fautes commises par les copistes ? Ne sont-elles pas le signe d’une infidélité dans la transmission du texte ? Certainement pas !  »

Aucun souci à se faire pour d’éventuelles fautes de copistes, donc ! En effet —nous explique ensuite ce manuel— du fait que l’on possède des milliers de manuscrits du NT (plus de 5000 en grec, et encore environ 8000 en latin et autres langues anciennes), qui sont de traditions différentes, il suffit de comparer ces textes entre eux pour repérer à quelle tradition appartient telle ou telle variante. Ainsi on retrouve sur quel point précis une tradition X s’est mise à diverger du “texte original”. En comparant les divergences, et en partant du principe qu’il ne put y avoir de divergences/altérations aux mêmes endroits dans toutes les traditions, on peut retrouver la leçon d’origine, ce qui a été écrit par le premier rédacteur [2]

Et ainsi la Watchtower peut conclure (op.cit) :

« Non seulement des milliers de manuscrits peuvent être comparés, mais les découvertes de manuscrits bibliques plus anciens faites au cours des dernières décennies font remonter le texte grec à 125 de n.è. environ, soit une bonne vingtaine d’années après la mort de l’apôtre Jean vers 100 de n.è. Ces manuscrits sont le gage de l’authenticité de l’actuel texte grec affiné. »

Au passage, on notera que lorsqu’elle défend la théorie de la falsification par les copiste, la Watchtower souligne que les copies du NT disponibles ne datent “que” du TROISIÈME siècle (cf. la partie II de notre série), et quand elle veut défendre l’authenticité du texte, elle nous explique que les plus anciens datent du début du DEUXIÈME siècle. Mais sans doute suis-je mesquin…

Même si le manuel “Toute Écriture” admet que certains mots précis du texte biblique peuvent être sujets à discussion (de par des différences entre les différentes traditions bien difficile à arbitrer), il n’est jamais question que de points de détails sans aucune portée sur le sens général du texte, sans aucune importance pour la doctrine. Il ne s’agit, d’après les mots de F. Hort, célèbre bibliste du XIXè siècle cité dans cet article, que de “différences minimes”.

Le manuel en question continue encore, à la suite de cette citation de F. Hort :

« C’est la raison pour laquelle le texte grec épuré de Westcott et Hort est largement accepté et jugé excellent. Les Écritures grecques chrétiennes de la Traduction du monde nouveau, basées sur ce texte grec de très grande qualité, sont donc à même de transmettre à leurs lecteurs la fidèle “parole de Jéhovah”, telle qu’elle a été si merveilleusement préservée à notre intention dans le réservoir des manuscrits grecs.  »
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Fenton J. Hort, qui avec son ami Brook F. Westcott, est à l’origine de l’excellente édition critique du Nouveau Testament utilisée par les TdJ… sauf quand le texte ne leur convient pas !

…mais omet de préciser qu’en 237 endroits, les traducteurs TdJ ont refusé, purement et simplement, de traduire ce qu’ils trouvaient vraiment dans le texte de Westcott & Hort au profit de leur propre interprétation. Force est de constater que la Watchtower a pour le mot excellent une définition qui n’est pas la plus commune. Une chose, lorsqu’elle est excellente, n’a pas besoin d’être corrigée de nouveau, et si on corrige, c’est que par définition, ce n’était pas excellent.

En d’autres termes, la Watchtower qualifie d’excellent le texte de Westcott & Hort, l’affirme fiable et authentique, mais quand il ne va pas dans le sens de leur doctrine, ils le corrigent tout de même pour l’y faire correspondre !

Au passage, je n’ose imaginer la dureté des commentaires que les TdJ réserveraient, à quelque traducteur que ce soit qui se permettrait de faire ce qu’eux-mêmes pratiquent, c’est-à-dire “corriger” ainsi le texte de la Bible tel qu’il est au profit de ce que le traducteur estime qu’il devrait être

Cette affirmation sans réserve de l’authenticité du texte transmis n’est pas unique. Il ne s’agit pas d’une erreur de la part de la Watchtower, qui aurait passagèrement oublié qu’elle prêche elle-même une falsification systématique d’une caractéristique très importante du texte.

Non, non, ce n’est pas une erreur d’inattention : cette affirmation de fiabilité et d’authenticité du texte transmis est une importante déclaration de foi pour les TdJ. Elle est très régulièrement répétée. Encore tout récemment, un article de “la Tour de Garde” (édition du 1er mars 2010) redisait la fiabilité du texte transmis avec la même assurance, spécifiquement au sujet des évangiles canoniques (“Quatre Évangiles dignes de confiance”, pages 8 à 11.

L’article entendait répondre aux théories qui fleurissent un peu partout, en partie à la suite de l’immense succès du “Da Vinci Code”, et qui prétendent que les Évangiles ont été altérés par les théologiens de l’Église. Ce que cet article affirme en réponse est sans équivoque sur la fiabilité des Évangiles : le texte qui nous est parvenu n’a pas subi de modifications majeures depuis l’origine.

Nous lisons par exemple dans cet article, au sujet de la comparaison entre le papyrus Bodmer P75 (daté du IIème siècle et le Vaticanus 1209 (du IVème siècle) :

« Or, selon les biblistes, son texte [celui du P75] est très proche de celui du Vaticanus 1209. Autrement dit, le manuscrit Vaticanus 1209 contient la preuve que le texte des quatre Évangiles canoniques n’a pas subi d’altérations notables.  »
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Le papyrus Bodmer P75, que la Watchtower prend à témoin de l’authenticité du texte grec du NT, datant peut-être de 175 ap.J.C.

On retrouve donc ici l’affirmation par la Watchtower que les manuscrits anciens du NT n’ont pas subi d’altérations graves, et que seuls des détails insignifiants et sans aucune importance du point de vue doctrinal ont pu éventuellement être altérés.

Or, rappelons-le, aucun de tous ces manuscrits déclarés fiables, pas un seul, ne contient une seule fois le Nom Yhwh pour désigner Dieu, sous quelque forme que ce soit, ni la reproduction du Tétragramme en hébreu suivant la pratique des recenseurs et réviseurs de la LXX, ni une traduction de ce Nom, ni une transcription des quatre consonnes dans l’alphabet grec : rien !

Et cet article de conclure :

« À quelle conclusion nous amènent tous ces faits ? Les Écritures grecques chrétiennes dont nous disposons actuellement, y compris les quatre Évangiles, n’ont pas subi de modifications majeures depuis le IIè siècle. »

La Watchtower possède une telle confiance dans la foule des manuscrits, il est tellement improbable qu’il ait pu se produire une altération au milieu d’une telle foule de témoins antiques, qu’elle n’hésite pas à dire qu’il en devient parfaitement inutile d’avoir un “original” à disposition.

A-t-on vraiment besoin des originaux ?”, édition de La Tour de Garde du 15 juillet 1990, page 29 :

« Cependant, nous n’avons vraiment pas besoin des originaux. L’important n’est pas le document, mais son contenu. Et, par miracle, malgré le passage de nombreux siècles d’agitation, bien que copiée et recopiée si souvent, la Bible, nous pouvons en être sûrs, contient toujours les renseignements qui figuraient dans ces manuscrits originaux de l’Antiquité.  »

Le travail de copie est si fiable que l’on a « vraiment pas besoin des originaux » ! Ni plus, ni moins !

Elle ira même jusqu’à affirmer :

Vous pouvez vivre éternellement sur une Terre qui deviendra un paradis”, ch.5, page 52,53, §18 et 20 :

« On possède aujourd’hui plus de 1 700 copies anciennes des Écritures hébraïques. Grâce à une comparaison minutieuse de ces copies, on est en mesure de déceler et de corriger toute faute de copiste. Il existe également des milliers de manuscrits très anciens des Écritures grecques, dont certains remontent presque au temps de Jésus et de ses apôtres. Ainsi, Sir Frederic Kenyon a pu dire : “Les dernières raisons permettant de laisser subsister un doute sur l’intégrité du texte qui nous est parvenu s’en trouvent désormais dissipées.” — The Bible and Archaeology, pages 288, 289.(…)

Donc, quiconque dit que la Bible ne contient pas le texte original nie les faits. Jéhovah a veillé à la préservation de sa Parole, pour que le texte ne soit affecté ni par les fautes de copistes ni par les additions. L’Écriture renferme elle-même la promesse que Dieu préserverait la pureté de sa Parole jusqu’à nos jours.— Psaume 12:6, 7 ; Daniel 12:4 ; I Pierre 1:24, 25 ; Révélation 22:18, 19. »

« Quiconque dit que la Bible ne contient pas le texte original nie les faits »… Vous avez bien lu ! Sont-ce bien les tenants de la même doctrine qui ont aussi écrit (cf. partie II) : « à l’époque où furent produites ces copies existantes (à partir du IIIe siècle de n. è.) le texte original des écrits des apôtres et des disciples avait subi des modifications.  »

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Le bouton bleu nous prévient que le bouton rouge nous ment, le bouton rouge nous affirme que le bleu dit vrai…

Autrement dit : les Témoins de Jéhovah affirment eux-mêmes que les Témoins de Jéhovah nient les faits ! Et de nous rejouer un des plus vieux paradoxes du monde…

En outre vous avez bien noté : c’est DIEU lui-même qui a sauvegardé sa parole. Celui qui affirme que cette Parole a été corrompu remettrait donc en question la capacité de Dieu a tenir sa promesse… Et c’est ce que font les TdJ.

Quand je parlais de schizophrénie doctrinale…

Que conclure de cette vérité double et paradoxale ? Peut-on avoir vraiment confiance dans le texte qui nous est parvenu ? Ou a-t-il réellement subi cette entreprise (réussie !) de falsification systématique ?

La Watchtower a beau être aussi affirmative pour énoncer l’une et l’autre de ces deux doctrines, nous sommes bien obligés de constater qu’elles sont formellement incompatibles entre elles. Elles ne peuvent pas être tous les deux vraies en même temps, n’importe qui s’en rend compte.

On ne peut donc envisager que l’une OU l’autre de ces deux doctrines, comme vraie, mais les conséquences ne sont pas tellement à l’avantage des TdJ :

1) Soit la Watchtower a raison lorsqu’elle prêche que le Nom divin apparaissait bien dans le NT originel, puis en a été totalement supprimé. Mais alors tout ce qu’elle affirme sur la fiabilité du texte transmis tombe à l’eau ! Et ça, c’est très embêtant : en effet, vous pouvez jeter à la poubelle tous les articles cités ci-dessus, il ne valent rien : le texte transmis n’est pas du tout fiable et a subi au moins une altération majeure. On est donc obligé de se demander, si une altération/falsification aussi grave que la disparition totale du Nom divin de TOUS les manuscrits a pu survenir, quelle garantieil nous reste que d’autres altérations, toutes aussi graves, n’aient pas définitivement détérioré le texte originel. Bref, si la WT a raison, et que le Nom divin se trouvait bien à l’origine dans le NT, on n’a alors plus aucune raison de se fier à la version qui nous est parvenue : elle a été altérée par les croyances et les traditions de la chrétienté !

2) Soit la Watchtower a raison lorsqu’elle soutient que texte transmis est tout à fait fiable, qu’il est bien la transmission non-altérée du vrai texte du NT, on-ne-peut-plus fidèle à l’original à quelques détails insignifiants près. Mais alors nous constatons, en lisant ce texte-là, que le Nom “Yhwh” n’était PAS utilisé par les chrétiens des origines. Si cette doctrine-là est vraie, alors ce sont les TdJ qui ont commis une falsification en introduisant dans le NT de la TMN ce Nom, alors qu’il ne figurait pas dans le texte original. Bref, si le texte transmis est fiable, la Watchtower est alors coupable de ne pas en tenir compte : les TdJ ne fondent pas leur doctrine sur la Bible, mais ré-écrivent la Bible en fonction de leur doctrine !

Assez étrangement, mon expérience personnelle (limitée et ne pouvant prétendre à une généralisation) m’amène à penser que les Témoins de Jéhovah, lorsqu’ils sont mis face à cette contradiction, choisiront le plus souvent la première option : c’est pour eux le texte de la Bible qui est falsifié, et les TdJ ont donc le droit de le “corriger” lorsqu’il s’avère non-conforme à leur doctrine. Quoi qu’ils en disent, quoi qu’ils en pensent, leur fidélité va de façon presque instinctive à leur organisation plutôt qu’à ce qui découle du texte de la Bible.

Nous avons mis là l’accent sur une contradiction flagrante à laquelle en sont réduits les TdJ pour continuer d’affirmer leur théologie. Dans l’article suivant, nous aborderons encore quelques autres questions délicates que soulève la théorie soutenue par les TdJ.

Vers le chapitre suivant.


Notes:

[1] Dans le roman 1984, G.Orwell invente ce terme pour désigner la faculté d’affirmer et de croire en même temps deux choses incompatibles entre elles. Le système totalitaire qu’il décrit, le gouvernement exige des ses sujets qu’ils pratiquent le DoubleThink pour adhérer à la doctrine du parti, même lorsqu’elle est incohérente.

[2] Je précise que cette description est volontairement très sommaire, voire naïve, et que dans les faits, les choses ne sont pas si simples…

20 commentaires
  • J’ai lu avec beaucoup d’attention votre série d’article sur le Nom. Pourtant une question demeure : pourquoi le nom divin qui apparaîtrait des milliers de fois dans l’AT disparaîtrait subitement dans le NT ? Dieu aurait-il pris soudainement l’initiative d’interdire l’emploi de son nom à la postérité ?

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    • YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie V. 19 juin 2010 21:12, par Winston Wesson

      Bonjour « le Fou », moi qui espère que vous ne le soyez pas tant que vous le dites.

      Vous employez le conditionnel : pourquoi le Nom apparaiTRAIT des milliers de fois…Mais ce n’est pas une hypothèse : c’est un fait : il apparait EN EFFET des milliers de fois dans l’AT, mais n’est plus utilisé dans le NT.

      D’ailleurs le seul argument qui reste aux TdJ, c’est cette question : « Mais pourquoi le Nom a-t-il disparu ? », comme une façon de dire que ce n’est pas logique.

      Il est peut-être temps de remettre en question…cette question. Que vaut-elle vraiment cette question ? Pourquoi empêche-t-elle d’accepter ce qui est ÉCRIT dans la Bible, au point de préférer la ré-écrire pour la faire correspondre à ce que l’on veut y trouver ? N’est-ce pas seulement dans vos conceptions théologiques À VOUS que cette question a un sens, dans VOS conceptions À VOUS que cela est « illogique » ou incompréhensible ? Si vos conceptions ne vous permettent pas de comprendre la Bible telle qu’elle EST, ne sont-ce pas ces conceptions, cette théologie, qu’il faut remettre en question, plutôt que le texte du NT ?

      Cette série d’articles n’est pas tout à fait finie, il me reste un dernier chapitre à terminer. Je ne vais pas vous le réciter tout entier ici, mais je vous en donne un tout petit bout (en exclu, rendez-vous compte de votre chance ;-) ) : MÊME dans la TMN, qui a pourtant voulu, CONTRE le texte transmis, faire apparaitre ce Nom dans le NT, on ne le trouve que 237 fois. Sur ces 237 fois, 112 ne sont « que » des citations de l’AT, ce qui signifie que même dans cette version retouchée, les rédacteurs du NT n’ont employé le Nom que 125 fois dans leur texte propre (c’est-à-dire dans LEUR argumentation, dans LEURS mots à eux, en dehors de ce qu’ils citent).

      7000 fois contre 125… Même si l’AT représente presque les 3/4 de la Bible, vous vous rendez bien compte que la proportion des occurrences est incomparable (et je rappelle qu’on parle là de la version retouchée de la TMN).

      Il y a bien une véritable rupture, franche, incontestable, dans l’emploi du Nom divin entre l’Ancien et le Nouveau Testament, MÊME quand on veut à tout prix l’y faire figurer. Et, en effet, votre perplexité est bien la démonstration que la théologie des TdJ est absolument incapable de rendre compte de cette rupture, de l’expliquer, puisque cette théologie est tout entière centrée sur ce Nom (au point de le choisir pour leur dénomination propre) et qu’elle en fait une question primordiale.

      Ainsi, force est de constater que la théologie jéhoviste est passée complètement à côté de ce changement radical, qui est pourtant très visible, même dans leur version à eux du NT, et qu’elle s’est figée autour d’une notion de Dieu qui n’est manifestement plus celle du qui ressort du NT, mais qui appartient à l’ancienne alliance.

      Pour reprendre un peu votre question, et préciser un peu : il n’est pas non plus question « d’interdiction » d’employer ce Nom dans le NT (et ce n’est pas non plus ce que je dis dans mes articles), mais de constater que la question ne se pose pas. L’emploi du Nom n’est pas « proscrit », mais il n’est plus d’actualité, tout simplement. Ce n’est absolument pas un point primordial pour les chrétiens qui ont écrit et à qui s’adresse le NT : eux ne se posaient visiblement pas du tout cette question qui vous taraude tant (d’où mon invitation à vous interroger sur le vrai sens de cette question).

      Pour pousser un peu plus loin la réflexion : ne lisez-vous pas dans l’AT que le temple de Jérusalem serait le lieu d’habitation de Yhwh « pour toujours » ? (2 Rois 8.13 ; 2 Chr 7.16 ; Ps 132.14ss)

      Le culte du temple AUSSI est décrit comme éternel ! Comment se fait-il que vous parveniez aussi facilement à accepter une rupture nette à propos de ce temple, et que pour l’emploi de Yhwh vous en restiez à la pratique ancienne ?

      Tout comme le « temple » reçoit une définition totalement nouvelle, spiritualisée, dans le NT, on a exactement la même chose au sujet du Nom de Dieu. Il en est bien « du Nom » dans le NT (par exemple en Mat 6.9), mais il n’est visiblement plus rattaché au seul « vocable » Yhwh (et les TdJ, qui citent pourtant tellement ce verset, ne remarquent justement pas l’absence de mention de « Yhwh »).

      L’évangile de Jean, lorsqu’il nous donne la longue prière du Christ le soir de son arrestation (Jn 17), fait dire à Jésus que le Père lui à DONNÉ son Nom (vts 11 et 12 « Je les ai gardé en ton nom, ce nom que tu m’as donné »). Peut-être ce passage vous permettra de toucher du doigt que lorsqu’il est question du Nom dans le NT, ça ne renvoie pas à un simple vocable, à un simple nom propre comme Martin ou Jean-Jacques… ou Jéhovah/Yahwé, mais que cela parle d’une réalité bien plus large.

      J’ignore si cela répond un peu, beaucoup ou pas du tout à votre question. Car enfin, il faut bien reconnaitre que si je suis un lecteur passionné et assidu de la Bible, je ne suis par contre certainement pas le plus à même de répondre à des questions d’ordre spirituel. Je n’ai pas pour but de vous remplacer une Vérité par une autre. C’est à chacun de choisir ce en quoi il peut ou doit croire : je me contente juste de permettre à mes lecteurs TdJ (et peut-être plus encore ex-TdJ) de choisir en parfaite connaissance de cause, et d’avoir bien conscience des limites de cette Vérité qu’ils nous proposent (parfois avec arrogance) comme la seule qui mérite qu’on s’y intéresse.

      Si le lecteur TdJ ressort de cette lecture un peu moins dogmatique, un peu moins sûr de lui et un peu plus ouvert qu’en la commençant, j’en serais pleinement satisfait, sans chercher à le faire quitter à tout prix son groupe ou le contraindre à renier sa foi.

      En attendant, je retourne à mon dernier chapitre…

      Cordialement, Winston.

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  • Comme je le disais déjà à un autre contributeur, sur l’article premier. On note une disparition du tétragramme déjà au sein de l’AT. Les derniers livres écrits comme celui d’Esther dénotent une réduction voire une disparition de celui-ci alors que l’AT n’est pas « finalisé ».

    Bref, l’utilisation même au sein de l’AT est en perpétuelle évolution, et ce qui semble être les livres les plus tardifs démontrent déjà un abandon de son utilisation !!!

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  • Selon l’hypothèse défendue par Mr Winston, il faudrait voir là à l’instar de l’ancien temple une « spiritualisation » du Nom dans le sens où le vocable disparaît pour faire place à une dimension spirituelle plus grande. L’accent ne serait plus mis sur Yhwh mais essentiellement sur tout ce qu’il évoque. Mais y a t-il lieu d’établir un lien entre un temple, quelqu’un parlerait de "maison abandonnée, rejetée et le nom par excellence ?

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    • Je pense que ce que propose Winston n’est qu’un exemple, parmi toutes les variations au sein de la Bible. Il parle de la variation des usages et croyances au sein même de la Bible, et particulièrement entre grossièrement l’ancien testament et le nouveau. Dès lors l’exemple du Temple est juste une illustration, on pourrait très bien s’amuser aussi à parler de la croyance en la résurrection par exemple qui apparaît sur le tard en Daniel. Ironiquement sur le nom de Dieu, certains passages montrent que le nom n’a pas été invoqué avant le Déluge, voir même avant Moïse. (Bien sûr je compte sur les Témoins de Jéhovah et leurs défenseurs pour trouver une explication alambiquée à ses affirmations pourtant simples et claires)

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    • YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie V. 21 juin 2010 20:29, par Winston Wesson

      Bonjour Le Fou,

      En effet, j’utilisais le Temple à titre d’exemple ; il ne s’agit pas d’établir un parallèle immédiat entre celui-ci et le Nom, et encore moins de défendre une hypothèse à ce sujet.

      Néanmoins je vous invite, à relire, toujours sur la base de cet exemple, les versets que je vous ai cité, notamment celui ci :

      2 Chroniques 7.16 (TMN) : « Et maintenant je choisis et sanctifie réellement cette maison afin que mon nom y soit POUR DES TEMPS INDÉFINIS ; oui, mes yeux et mon cœur y seront TOUJOURS. »

      Vous parlez évasivement d’une simple « maison abandonné » que vous opposez au « nom par excellence », mais ce verset nous montre que cette maison ne devait en aucun cas être abandonnée : en AUCUN cas ! C’était, ni plus ni moins, une promesse divine. Il s’agissait TOUT AUTANT de la « maison par excellence ».

      Vous postulez que l’on ne peut absolument pas comparer un bâtiment et un nom. Je peux de mon côté vous dire la même chose. Au nom de quoi un bâtiment sacré au point que Yhwh déclare que ses yeux et son cœur y seraient POUR TOUJOURS pourrait un beau jour être décrété obsolète, comme si ce qui était écrit là n’avait pas de valeur, mais que ce soit absolument impensable pour le nom par lequel le même Dieu était connu à une époque ?

      Vous continuez de refuser de voir que l’un ET l’autre sont « abandonnés » dans le NT. Mais en fait RIEN, si ce n’est dans votre propre point de vue, ne permet d’affirmer que le nom Yhwh doive perdurer alors que le temple, de son côté peut être considéré comme une « simple maison ». Votre point de vue, n’est soutenu par aucun verset du NT (je parle du vrai texte, pas de celui qu’on retouche au besoin pour lui faire dire ce qu’on veut qu’il dise). Si le temple peut être considéré comme une « simple maison abandonnée », malgré des versets aussi forts que ci-dessus, et bien Yhwh peut très bien considéré comme un simple vocable abandonné, ce n’était jamais qu’un mot hébreu. Vous pensez que Dieu est soumis à de schémas neuronaux semblables au nôtres, qu’il a un cerveau dans lequel se trouve une langue maternelle avec ses règles de grammaire, et que cette langue c’est l’hébreu ?

      Mais, pour être franc, je ne doute pas vraiment que la plupart de mes lecteurs TdJ continueront, malgré la somme incroyable de faits qui leur donne tort, à vouloir à tout prix établir une distinction de ce genre, à postuler une invraisemblable théorie du complot, à prêcher une chose et son contraire, à refuser de prendre en considération l’incroyable somme d’inepties (cf. le prochain article, quasiment achevé) que leur théorie les oblige à affirmer ou même à commettre (dans la TMN), et à refuser, même, tout simplement de lire ce qui est EFFECTIVEMENT ÉCRIT dans la Bible au profit de ce qu’ils VOUDRAIENT qu’elle soit.

      Et contre ça, ni moi ni personne ne peut rien.

      Cordialement,

      Winston.

      Répondre

  • La promesse de Dieu de porter constamment son regard ou de sanctifier le temple au temps de Salomon ne pouvait qu’être assortie d’une condition : l’obéissance à sa parole. Dieu n’allait point continuer d’apporter son soutien, vous en conviendrez avec moi, à une prêtrise idolâtrique, rebelle même si sa parole sonnait comme un gage de protection éternelle. Son Nom qui devrait être connu de tous, pas seulement nominativement mais spirituellement c’est à dire viser un idéal, tenter de cerner les contours de sa personnalité, de sa volonté et être imprégné de sa force d’action pour se laisser modeler, reconfigurer, déprogrammer mais grandi et illuminé de sa souveraine perception du monde, est-il besoin de le dire demeure, puisque sorti du gouffre du silence et proclamé par eux.

    Répondre

    • Allons « le fou », est-il parlé d’une condition d’obéissance dans le passage cité par Winston ? Bien sûr que non, je vous le recite :

      "2 Chroniques 7.16 (TMN) : « Et maintenant je choisis et sanctifie réellement cette maison afin que mon nom y soit POUR DES TEMPS INDÉFINIS ; oui, mes yeux et mon cœur y seront TOUJOURS. »

      Tout est dit, je note que dans votre dernier raisonnement, vous ne faîtes que répéter vos croyances, sans même plus vous souciez des arguments bibliques précédements développés par Winston, ni de les expliciter par un quelconque passage de la Bible.

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    • Faire connaître son nom était la priorité de Dieu ? Allons, allons ! Vous n’y êtes pas du tout. Le but de ce nom, par les rédacteurs de l’exil, est de définir un concept. D’ailleurs YHWH contenant les lettres de WeHaYaH, HoWeH, YHYeH (le Waw et le Yod étant interchangeables) signifie : Il fut, Il est, Il sera. En un mot, l’Éternel.

      Les religieux voulaient donc indiquer avant tout une QUALITE de leur Dieu. Nous sommes bien loin des arguties de la littérature jéhoviste qui nous annonce que le nom JEHOVAH IMPLIQUER un « plan Marshall » théologique à l’échelle planétaire ! ( Le plan Marshall (après son élaboration, il fut officiellement appelé « Programme de rétablissement européen », en anglais European Recovery Program : ERP) fut un plan américain pour aider la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale) .

      Définir une qualité d’éternité à leur dieu, ne rends pas les Juifs uniques sur ce point. La déesse ISIS chez les Egyptiens, est la déesse de la vie éternelle et le palmier est aussi le symbole de l’éternité.

      Bref, je vous annonce que vous pouvez prier votre dieu en l’appelant « PALMIER » car il conservera la même qualité que le nom Jéhovah….

      Répondre

  • Oh que non Charles ! Est-il besoin dans ce passage biblique d’une déclaration fracassante de Dieu pour illustrer mon propos. A moins que pour vous Dieu et « dieux » aient la même signification.

    Répondre

    • Le sujet étant basé sur l’étude de la Bible, que vous considérez comme la parole de Dieu, j’ai bien peur que, pour argumenter, il vous faille utiliser la Bible, et qu’il vous faille aussi contredire les arguments pris dans la Bible de vos interlocuteurs.

      Répondre

  • Détrompez vous Winston ! Dieu en sa qualité de Souverain veillait à ce que son Nom où du moins ce qu’il représente soit connu par les nations environnantes. La simple évocation de ces lettres divines suscitait de l’émoi et de la frayeur chez les ennemis du peuple israël. Par ailleurs, ce nom riche en symboles était à différencier de ceux des dieux d’invention humaine qui proliféraient à l’époque et à fortiori d’isis, d’osiris où de je ne sais quoi.

    Répondre

    • YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie V. 23 juin 2010 19:26, par Winston Wesson

      Re-bonjour Le fou,

      Votre message était une réponse à Popper, et pas à moi, mais ce n’est pas bien grave.

      Comme je le disais plus haut, on ne peut jamais empêcher quelqu’un de croire ce qu’il a envie de croire. Vous voulez croire en autre chose que ce qui est écrit dans le texte du NT, vous souhaitez le retoucher au besoin pour le plier à vos conceptions théologiques, vous trouvez normal de transformer le message qu’il contient pour le faire correspondre à celui que vous vous voulez y trouver : sincèrement, libre à vous !

      Cette série n’a pas pour but de convaincre quelqu’un qui ne le souhaite pas de porter un regard critique sur le dogme qu’il défend, mais juste de relever que ce dogme ne se trouve pas dans la Bible, puisque le NT a abandonné l’usage du Nom Yhwh pour désigner Dieu, et de pointer les erreurs factuelles ou argumentatives qui sont contenues dans la littérature jéhovistes.

      Si vous souhaitez apportez un commentaire, vous pouvez le faire en réponse aux faits et arguments qui sont avancés dans cette série. Si vous relevez une erreur précise dans mon argumentation, je suis à l’écoute. Mais jusqu’ici, vous ne faites que réciter le catéchisme des TdJ, sans jamais aborder la question de fond qui est que le Nom divin utilisé dans l’AT ne l’est plus dans le NT. Or ce n’est pas vraiment le lieu pour ça.

      Vous pourrez répétez autant de fois que vous le voudrez que le nom Yhwh est présent de le NT, et qu’on doit l’utiliser, il ne s’agira jamais que d’une profession de foi (contredite par les faits : je vous invite à consulter la « Kingdom Interlinear Translation », éditée par les TdJ, et vous constaterez par vous-même que Yhwh n’apparait nulle part dans le texte grec qui a servi de base à la traduction jéhoviste, et qu’il ne fait son apparition que dans le texte en anglais, uniquement sous la plume des TdJ).

      Je pense que tout le monde a bien entendu cette profession de foi, désormais, et il est inutile de la répéter encore et encore, sans rien apporter de nouveau. Si vous n’avez pas d’autres arguments que l’affirmation en boucle de votre dogme, vous comprendrez bien que votre discussion n’a plus aucun intérêt pour moi, ni, je pense, pour aucun de nos lecteurs.

      Je vous remercie donc de ne pas vous comporter en troll, et de donner des points réellement nouveaux sur le sujet si vous en avez en votre possession, ou de vous abstenir de consommer ainsi de notre temps (et de l’espace sur notre site) pour n’y poster que des affirmations dogmatiques jamais étayées par quoi que ce soit de concret.

      Merci d’avance.

      Cordialement,

      Winston.

      Répondre

    • Je cautionne le message de Winston Wesson ! Quand on affirme gratuitement ceci : « La simple évocation de ces lettres divines suscitait de l’émoi et de la frayeur chez les ennemis du peuple israël. », il faut le prouver. Et là ce serait marrant que vous nous trouviez des documents extra-bibliques à ce sujet rien que pour l’exercice !

      Cordialement

      Répondre

  • Ah oui parce que vous vous sentez autorisé à juger de ma démarche argumentative. Ne croyez surtout pas que j’en ferai de même Winston parce que voyez-vous vos méthodes et votre interminable dissertation sur un nom supposé inexistant sont aux antipodes de ce que j’appelerai la « raison d’État ». Nous vivons dans un siècle fait de contradictions de controverses d’amalgames et apparemment vous feignez de l’ignorer ce que je déplore. Et pendant qu’on y est pourquoi mon commentaire sur l’article sulfureux de l’excommunication n’apparaît point ? Vous insinuez que je m’adonne à une énumération monotone d’article de foi jéhoviste. Ah là vous me faites rigoler. Vous savez pourquoi ? Parce qu’en lisant votre réquisitoire contre le nom, que naturellement vous connaissez sans pour autant vous l’avouer faute d’un peu plus de cran, de courage et de vertu morale, j’ai noté à maintes reprises une vendetta paranoîque vous aveuglant et vous guidant tout à la fois à telle enseigne que le tout formait un mélange bigarré dans une atmosphère viciée, m’obligeant à me munir d’une bouteille d’oxygène grandeur nature pour échapper à l’asphyxie morale. ps : on prendra le ptit déj ensemble. Je sens en vous une vocation à être prêtre.

    Répondre

    • Vous n’avez aucune démarche argumentative. Vous faites du catéchisme. Faute de preuves, vous en venez aux insultes. C’est typique chez les Témoins de Jéhovah…

      Répondre

      • D’un autre côté, pouvait-il faire autre chose ? Il semble que sur le forum un autre TJ qui a juré qu’il allait tout étudier et y répondre, n’a toujours rien sorti depuis 30 jours. Au moins s’est-il éclipsé en ne rentrant pas totalement dans la caricature, comme notre ami « le fou »…

        Répondre

  • Pourquoi une bande de rénégats m’a t-elle pris pour cible. Il est probable qu’elle s’imagine que je suivrais benoîtement son credo à force de persuasion sophiste. Mais non.

    Répondre

    • Voilà deux messages insultants sans argumentation. Allez faire votre croisade à base d’insultes ailleurs. Je propose aux autres contributeurs de ne laisser passer que les messages de « le fou » qui comporte une argumentation, et rien d’autres…

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