mercredi, 8 février 2012|

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YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie II.




Comme nous l’avons vu dans la chapitre précédent, les manuscrits du Nouveau Testament ne font jamais apparaitre un nom propre pour Dieu, ni le Tétragramme, ni une translittération quelconque, comme la forme Iaô, Yahweh, ou même Jéhovah. Nous allons voir comment les TdJ tentent de justifier le fait que, malgré ce que disent les manuscrits, le Nom “Jéhovah” ait fait son apparition dans “leur NT à eux”.

L’explication de leur choix par les TdJ tient en deux types d’arguments : le premier argument est purement dogmatique, et nous ne pourrons par définition pas nous y intéresser, car il n’y a à peu près rien à en dire.

L’argument dogmatique :

Pour l’exposer rapidement, les TdJ estiment qu’ils sont “dans la Vérité”, ils sont les uniques “vrais” chrétiens ; par conséquent ils affirment que leur croyance est parfaitement fidèle à celle du Christ, la seule, la vraie, l’authentique. Et, par un “subtil” retournement des propositions, en concluent que, puisqu’eux-mêmes affirment la nécessité d’employer le Nom “Jéhovah” dans le culte, Jésus n’a pu lui aussi qu’enseigner et pratiquer la même chose.

Le fait qu’il ne reste aucune preuve objective de cet emploi du Nom divin par le Christ ou ses disciples ne change rien au problème : c’est une profession de foi. Ils ne peuvent imaginer qu’il en aille autrement.

Par exemple, un argument qui revient très souvent chez eux concerne la lecture que Jésus fit du rouleau d’Ésaïe à la synagogue de Nazareth (Lc 4.16ss). Les TdJ affirment que Jésus, puisqu’il a lu un passage de l’AT où apparaissait le Tétragramme (יהוה), a nécessairement prononcé le Nom divin lorsqu’il l’a rencontré dans le texte. Cette affirmation est parfaitement gratuite. Le fait est que dès cette époque, les Juifs qui trouvent יהוה dans le texte ont coutume de lire “Adonaï Elhoïm” (c’est-à-dire Seigneur Dieu) dans ce passage.

Comment les TdJ savent-ils précisément comment Jésus a prononcé יהוה lorsqu’il l’a trouvé dans le texte ? Évidemment, ils ne le “savent” pas, ils ne peuvent que l’affirmer, de la plus conjecturale des façons. On est dans une affirmation parfaitement circulaire. « Puisque Jésus a dénoncé les “traditions” des Juifs, c’est que la tradition de ne pas prononcer le Tétragramme ne lui convenait pas » prêchent les TdJ pour justifier leur affirmation. Mais Jésus, dans les Évangiles ne fait jamais la moindre allusion à cette tradition-là, lui qui ne s’économise pourtant guère pour en dénoncer bien d’autres (le nettoyage rituel des mains, les biens du fils voués à Dieu, le divorce, la pratique formaliste du sabbat, etc., etc.)

Le fait est que Jésus n’a rien dit de cette tradition (et du reste personne ne lui reproche jamais non plus de ne pas s’y plier, contrairement à son refus des ablutions rituelles, ou sa pratique très large du sabbat, par exemple). C’est donc parce que les TdJ affirment que cette tradition est nuisible, qu’ils affirment que Jésus n’a pas pu s’y plier.

La croyance des TdJ sur la pratique de Jésus en la matière, sur laquelle le NT est parfaitement muet (et pour cause…) n’est donc légitimée que par la croyance des mêmes TdJ au sujet de la nécessité d’employer le Nom divin. Et la conclusion qu’ils tirent sur cet emploi du Nom divin par Jésus leur confirme qu’on doit bien employer le Nom divin.

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Les TdJ définissent la pratique du Christ en fonction de ce qu’ils croient, puis affirment suivre la pratique du Christ.

Comme nous le disions, il n’y a pas grand chose à redire là-dessus, sinon qu’avec ce type de raisonnement, on peut justifier à peu près tout et n’importe quoi : « Je crois que Raël est bien l’envoyé des extra-terrestres comme il l’affirme lui-même ? » Et pourquoi croire ce que dit Raël ? « Et bien parce qu’il est l’envoyé des extra-terrestres bien sûr, et qu’en cette qualité, ce qu’il dit ne peut qu’être vrai… »

Vous pouvez essayer chez vous, ça marche avec n’importe quoi !

L’argument “objectif”

Évidemment, les TdJ tentent aussi de présenter autre chose que ce seul argument circulaire. Ils prétendent aussi présenter des preuves objectives de leur théorie.

Ce deuxième argument est donc beaucoup plus intéressant pour nous, puisqu’on se recentre sur des faits, vérifiables.

Pour aborder de chapitre, il sera peut-être nécessaire pour certains de rappeler un autre point. Le NT étant rédigé en grec, qui était la langue commune du Proche-Orient depuis les conquêtes d’Alexandre le Grand, lorsque ses rédacteurs se référèrent à l’AT (qui, rappelons-le encore une fois, fut écrit en hébreu), ils ne “s’amusèrent” pas à traduire eux-même en grec chaque verset qu’ils voulaient citer, au cas par cas.

À l’époque de la rédaction du NT, il existe déjà une traduction en langue grecque de l’AT qui est disponible (autant qu’un livre puisse l’être à l’époque bien sûr). En fait il existait même, semble-t-il, plusieurs traductions différentes de la Bible, en grec, un peu comme à notre époque il en existe plusieurs traductions en Français (toute proportion gardée, bien entendu : les époques sont très différentes…). Mais la plus célèbre de ces traductions grecques, et celle qui est le plus massivement utilisée par les rédacteurs du NT, est la version dite des “Septante” (souvent désignée sous sa forme abrégée : LXX).

L’argument de départ avancé par les TdJ pour justifier leur refus de traduire avec exactitude le texte grec du NT tel qu’il est, tient à une théorie qu’ils formulent sur le corpus de la LXX (qui est donc un texte de l’AT).

L’immense majorité des manuscrits de la LXX qui nous sont parvenus ne contiennent pas le Nom divin, eux non plus. Dans ces manuscrits, chaque fois que le texte hébreu contient le Nom יהוה celui-ci est souvent rendu par le mot grec “kurios” (Seigneur), parfois par “théos”.

Toutefois, cette pratique n’est pas totalement généralisée. On a aussi trouvé d’autres manuscrits de la LXX qui montrent un tout autre choix de “traduction”. Il est peut-être un peu difficile pour un “moderne” (c’est-à-dire après Gutenberg) de réaliser qu’à cette époque, deux éditions d’un même “livre” peuvent très bien être différentes entre elles, et ne pas présenter le même texte. Mais c’est pourtant une donnée essentielle à avoir à l’esprit pour comprendre un peu les difficultés textuelles que posent les textes de l’Antiquité.

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Un exemple de ces manuscrits grecs qui font apparaitre en hébreu le Nom divin.

Les Témoins de Jéhovah, ignorant volontairement tout le travail d’études mené sur la Septante depuis plusieurs décennies, ont donc décrété, sur la base de ces quelques manuscrits anciens que “LA” Septante (considérée très naïvement comme un texte unique et “standardisé”) contenait à l’origine le Nom divin, et que ce n’est qu’après le début du christianisme que ce nom disparut de la LXX.

Le point fort de cette théorie, c’est qu’un certain nombre des manuscrits de la LXX qui font effectivement apparaitre ce Nom se trouve faire partie des plus anciens dont on dispose :

Étude perspicace des Écritures”, article “Jéhovah”, vol.1, page 1250 :

« Il est vrai que les copies manuscrites de la Septante les plus complètes connues aujourd’hui substituent systématiquement les mots grecs Kurios (Seigneur) ou Théos (Dieu) au Tétragramme. Mais ces manuscrits principaux ne remontent qu’aux IVe et Ve siècles de n. è. On a retrouvé des copies antérieures qui, bien que fragmentaires, prouvent que les copies les plus anciennes de la Septante portaient bien le nom divin.

L’une de ces copies est constituée des fragments d’un rouleau de papyrus d’une partie du Deutéronome, catalogués P. Fouad Inventaire 266 (PHOTO, vol. 1, p. 326). Le Tétragramme y figure régulièrement, en caractères hébreux carrés à chacune de ses occurrences dans le texte hébreu traduit. Ce papyrus est daté du Ier siècle av. n. è. par les spécialistes et a donc été écrit quatre ou cinq siècles avant les manuscrits mentionnés précédemment. »

Après en avoir souligné le point fort, on en remarquera tout de suite un des points faibles : contrairement à l’affirmation lapidaire ci-dessus, ces manuscrits anciens ne “prouvent” absolument pas que “ LES copies les plus anciennes de la Septante portaient bien le nom divin”, mais simplement que DES copies de la Septante appliquaient cette pratique. La nuance est de taille, et nous y reviendrons dans l’article suivant.

Les TdJ donnent, dans leur littérature, plusieurs exemples de ces manuscrits anciens de la LXX faisant apparaitre le Tétragramme (certains datés du tournant de l’ère chrétienne ou un peu plus tôt encore), et qui ne sont pas conformes au texte « classique » de la LXX (celui qui ne contient pas d’autre “nom” pour Dieu que Kurios).

L’argument des TdJ est donc relativement simple : puisque certains manuscrits parmi les plus anciens de la LXX contiennent le Tétragramme, c’est qu’il s’agit-là de la “version originale” de la LXX. Les textes postérieurs (ceux des grands codex onciaux, par exemple), dans lesquels ne figurent pas le Tétragramme, présentent donc une version “altérée” du texte de la LXX.

Jusqu’ici, nous ne parlons que de la LXX, donc de l’AT. Quel rapport avec le NT ? C’est que, partant de cette hypothèse sur la LXX, les TdJ peuvent parvenir à la conclusion souhaitée : le Nom était toujours connu et utilisé par les Juifs (et, partant, des chrétiens), à l’époque de la rédaction du NT, que ses rédacteurs trouvaient ce Nom dans les textes qu’ils consultaient, et qu’ils l’ont donc nécessairement eux-mêmes recopiés lorsqu’ils citaient la LXX. Le Nom divin s’est donc bien trouvé, à l’origine, dans le texte du NT. CQFD !

Cette affirmation est répétée moult fois dans la littérature jéhoviste, par exemple :

Appendice de la Traduction du Monde Nouveau, “1D-Le Nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes”, page 1682 :

« Outre Matthieu, tous les autres rédacteurs des Écritures grecques chrétiennes ont également cité des versets tirés du texte hébreu ou de la Septante, des versets avec le nom divin. Par exemple, Pierre, en Ac 3:22, a cité Dt 18:15 où le Tétragramme paraît dans un fragment de papyrus de la Septante qu’on fait remonter au Ier siècle av. n. è. (Voir App. 1C § 1.) Disciple de Christ, Pierre utilisait le nom de Dieu, Jéhovah. Quand le discours de Pierre a été mis par écrit, on a employé ici le Tétragramme conformément à l’usage du Ier siècle av. n. è. et du Ier siècle de n. è. »

On notera de nouveau le raccourci opéré par les TdJ dans la formule utilisée (“conformément à l’usage”) : la pratique observée dans certains manuscrits devient, en l’espace de quelques lignes, l’usage généralisé de l’époque. Cette généralisation “à la louche” d’un certain usage comme étant “celui de l’époque” est, en effet, le seul et unique point de départ de la théorie jéhoviste.

Mais comment les TdJ parviennent-ils alors à justifier le fait que le Nom divin, puisqu’il est acquis pour eux qu’il apparaissait effectivement à l’origine dans le texte du NT, est aujourd’hui totalement absent de tous les témoins manuscrits de ce texte, y compris les plus anciens ? Ils expliquent très clairement que le texte grec du NT, tel qu’il nous est parvenu, n’est tout simplement pas authentique : il a subi une altération systématique et volontaire, pour en effacer toute trace du Nom divin.

Étude perspicace des Écritures”, article “Jéhovah”, vol.1, page 1255 :

Dans ce cas, pourquoi le nom est-il absent des manuscrits existants des Écritures grecques chrétiennes, appelées Nouveau Testament ? Apparemment parce qu’à l’époque où furent produites ces copies existantes (à partir du IIIe siècle de n. è.) le texte original des écrits des apôtres et des disciples avait subi des modifications. C’est pourquoi les copistes postérieurs remplacèrent sans aucun doute le nom divin sous la forme du Tétragramme par Kurios ou Théos (PHOTO, vol. 1, p. 324). Les faits indiquent précisément que c’est ce qui arriva dans des copies tardives de la Septante, traduction des Écritures hébraïques.

(Nous reviendrons, dans l’article suivant, sur l’affirmation de ce que “les faits indiquent” et constateront que les TdJ ont une définition très libre de ce qu’ils appellent des “faits”.)

Pour valider ses assertions, la Watchtower cite régulièrement le travail de deux chercheurs (la plupart du temps, ce sont les deux mêmes qui reviennent systématiquement) dont une partie des écrits (isolés toutefois des thèses générales de chacun de ces deux chercheurs) va dans le sens de la théorie jéhoviste : il s’agit du travail du professeur allemand P. Kahle et du professeur américain G. Howard. Le travail de ces deux chercheurs est désormais cité en boucle sur à peu près tous les blogs et sites apologétiques tenus par des TdJ. Les deux travaux cités en référence ont pour l’un plus de 50 ans et pour l’autre plus de 30 ans. Même si l’âge d’un article ne saurait être à lui seul un facteur de disqualification (ce n’est pas parce qu’un article est relativement ancien qu’il n’a plus aucune pertinence) ce point est tout de même loin d’être négligeable dans un domaine (l’étude des manuscrits anciens) qui connait un affinement permanent des connaissances. Du reste, nous verrons au chapitre suivant que le petit monde de la recherche a continué de chercher, que d’autres conclusions ont été depuis exposées, mais les TdJ, pour leur immense majorité, semblent l’ignorer parfaitement…

Nous pouvons donc résumer tout l’argument des TdJ en une seule phrase : “le texte originel du NT a été volontairement altéré par des copistes des premiers siècles, et ce sont des manuscrits de la LXX qui le prouvent.

Toutefois, parvenu à ce point de la discussion, il n’est peut-être pas inutile d’observer que les Témoins de Jéhovah font habilement “glisser” la question de ce qui est écrit noir sur blanc dans le Nouveau Testament, vers celle de ce qui aurait été écrit dans l’Ancien Testament de référence des rédacteurs du NT. On ne parle donc plus de ce qui est effectivement écrit dans le NT par ses rédacteurs, mais de ce qui aurait pu être lu par eux. Il faut bien noter, avant d’accepter d’analyser cette question, qu’on ne parle déjà plus du vrai problème : les TdJ ne s’intéressent plus à ce que nous disent les témoins directs, mais débattent seulement de témoins indirects, auxquels ils accordent plus d’importance.

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LA stratégie de l’écran de fumée ne doit pas nous faire perdre de vue la vraie nature du problème

Et il faut encore garder à l’esprit, lorsque l’on traite de cette question, que si les TdJ font basculer ainsi la discussion des témoins textuels directs vers des témoins indirects, et surtout que si ils donnent contre toute logique une prééminence aux seconds, c’est uniquement parce que les premiers leur donnent tort sur toute la ligne ! Il ne leur est nécessaire de se référer aux témoins indirects que parce que leur exploitation doit faire l’objet d’un travail d’interprétation. Et on jouit évidemment de bien plus de liberté, pour faire jouer cette interprétation dans le sens souhaité, en choisissant de rester cantonné au domaine des hypothèses plutôt que de s’en tenir aux “vrais” témoins textuels du NT.

La rhétorique des TdJ consiste donc dans le déploiement d’un écran de fumée, qui n’a pour fonction que de brouiller un problème pourtant relativement simple.

Tout en gardant bien ceci à l’esprit, nous allons tout de même voir dans le chapitre suivant la grande fragilité de ce “point de départ” de la théorie jéhoviste. Mais nous constaterons par la suite que son “point d’arrivée” est beaucoup plus problématique encore.

Vers le chapitre suivant.


Notes:
4 commentaires
  • YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie II. 21 octobre 2011 18:39, par Baltazar

    Bonjour,

    Je vois que vous connaissez assez bien les préceptes des Tjs, et je vous avoue que par relations interposées c’est également mon cas. Dès lors, pourriez-vous m’éclairer également de ces quelques remarques. Mon but n’est pas de contester vos recherches que je trouve particulièrement bien expliquées mais les thématiques que je vous relate ici plus bas sont souvent sujets de débats. Des réponses permettrons certainement d’y voir plus clair et seront utiles afin de pouvoir déterminer où se trouve la véritable vérité. Il est généralement admis qu’un échange d’opinions et d’idées rend tous discours + enrichissant.

    Merci de m’éclairer sur ces points :

    1) Après la mort de Jésus, les chrétiens se réunissaient dans des congrégations (non pas dans des églises, ou des monastères, ou des chapelles etc…). La congrégation du 1er siècle était composée entre autre de personnes s’appelant « anciens » ou « serviteurs » tout comme le font les Tdj et qui eux aussi se réunissent en congrégations.

    2) De plus, la religion catholique établit des « grades » par ex : moines, curés, Pape, bonne soeurs, cardinaux.. Ces « grades » d’où proviennent-ils ? La bible ne l’enseigne pas.

    3) Dans les évangiles Jésus fait souvent allusion à son père. Je peux me tromper mais je pense que les Tdj sont les seuls à dire que Jésus est le fils de Dieu et non Dieu lui même comme l’enseigne la religion Catholique.

    4) Jésus ne prêchait-il pas aussi de maisons en maisons ?

    5) Il faudrait aussi expliquer que si Jésus a dit qu’il fallait prier pour que le royaume de Dieu vienne sur terre alors que lui était sur terre (alors Jésus lui même n’est pas Dieu ?).

    6) Et dans la « prière modèle » Jésus ajoute aussi que le nom de Dieu doit être sanctifié. Alors pourquoi ne faut-il pas utiliser le nom de Dieu si ce dernier doit être sanctifié ?

    Quelles paroles de Jésus ont induis certains à ne pas utiliser le nom de Dieu ?

    7) La bible n’enseigne t-elle pas non plus qu’il faut s’abstenir du sang ? les Tdj suivent cet enseignement. 8) La bible n’enseigne t-elle pas qu’il ne faut pas se faire d’idoles représentant Dieu ? une fois de plus les Tdj ne pratiquent aucunement l’idolâtrie. (croix, statues, ou autre grigris ne font pas partie de leur culte). (Isaie 42:8)

    Jusque maintenant on ne peut pas dire que les Tdj sont d’affreux manipulateurs vu qu’ils altèrent beaucoup moins les enseignements bibliques au contraire de l’Église Catholique.

    S’il faut donc dire qui de l’Église Catholique ou des Tdj se rapprochent le + de l’enseignement original de la congrégation primitive chrétienne, la réponse me semble être largement à l’avantage des Tdj. Cela peut paraître énorme mais beaucoup sont d’avis de dire qu’ils soient les seuls au monde à imiter de très près les usages et les directives qui étaient celles de la toute première congrégation chrétienne ainsi que le modèle de Jésus et son enseignement.

    Je rajouterais également qu’au contraire de l’Église, les Tdj ne participent en aucune manière aux guerres ni prennent parti pour tel ou tel régime politique à l’exemple de Jésus car quand le peuple à voulu le faire Roi il a refusé et a préféré s’isoler avec ses apôtres. De plus, il faut aussi avouer que les Tdj sont un peuple de paix et qu’ils ne sont jamais (ou rarement) à la une de l’actualité pour des faits de désordres à l’ordre public.

    Au vu de ces quelques points (et il y en a d’autres), il est légitime de se poser les questions suivantes :

    - Si Dieu devrait s’identifier à un groupe sur terre, avec qui le ferait-il ?
    - S’il ne le ferait pas, quel groupe pourrait éventuellement avoir sa faveur ?

    ⇒ Voilà, ces quelques remarques ont peut-être l’air simplistes comparées à toutes vos applications et recherches mais souvent il faut savoir d’abord analyser des constatations élémentaires avant d’avancer et ensuite approfondir ces points en des schémas plus structurés.

    Merci de m’éclairer de vos remarques. Cordialement.

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    • YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie II. 25 octobre 2011 21:57, par Ivan K

      Bonjour Baltazar, et merci de votre commentaire.

      Je manque vraiment cruellement de temps en ce moment pour vous répondre point par point. Du reste, je crains que le format des « COMMENTAIRES » de ce blog ne soit pas du tout adapté à une DISCUSSION (il s’agit avant tout, ici, de « commenter », donc !).

      Il y aurait vraiment beaucoup à dire sur les sujets que vous abordez : pris un par un, ils mériteraient presque tous un fil de discussion chacun, ce qui ne sera pas possible ici. La première remarque qui me vient à vous lire concerne un certain nombre de « préjugés » que vous partagez avec les TdJ (et, plus globalement, avec le « fondamentalisme » de « sensibilité protestante » -étant entendu que « fondamentalisme » désigne simplement sous ma plume/clavier un certain rapport au texte biblique, sans que j’y mette nécessairement la connotation péjorative -évoquant le « fanatisme »- que ce mot prend souvent), qui mériterait DÉJÀ d’être soumis à réflexion.

      Je constate, par exemple, que vous semblez partir du fait que ce qui n’est pas « biblique » n’est pas « chrétien », comme on l’enseigne dans ce milieu. Mais ce reproche, adressé principalement à l’Église Catholique si je vous suis bien, pose déjà problème : c’est DÉJÀ un « choix » religieux, et ce n’est justement PAS celui qu’a « retenu » de l’Église Catholique Romaine. L’ÉCR, en effet, croit tout à fait en l’inspiration de la Bible, et tient ce livre en haute estime, mais, pour le catholicisme, la Révélation de Dieu se fait AUSSI par l’Église elle-même, par sa Tradition qu’elle fait remonter aux apôtres, autant que par la Bible. Reprocher au Catholicisme de ne pas se baser QUE sur la Bible, c’est lui reprocher de ne pas être Protestante. Un Catholique pourrait TOUT AUTANT vous reprocher, à vous, d’ignorer totalement ce que Dieu a révélé par l’Église. Comprenez-vous le problème ? (Du reste, l’idée d’une tradition ORALE transmise depuis les apôtres n’est pas étrangère au TEXTE de la Bible lui-même -cf. 2 Tim 2.1,2.)

      Par ailleurs, un certain nombre de faits que vous semblez présenter comme « acquis » (comme elles le sont pour tous les TdJ) mériteraient d’être au moins largement « recadrés », parfois carrément corrigés.

      Pour reprendre votre première question, par exemple, vous affirmez d’emblée des « premiers chrétiens » qu’ils se réunissaient dans des « congrégations », que vous opposez aux « églises ». Mais le terme grec que l’on trouve dans le NT est ekklesia, et que la traduction « église » est celle qui est la plus couramment utilisée en français (vous le constaterez en lisant la Nouvelle Bible Segond, la Bible de Jérusalem, la TOB, La Bible en Français courant…). La traduction par le mot « congrégation » n’est pas fautive, d’ailleurs, pas plus que les mots « assemblées » ou « communautés » que l’on trouve dans d’autres traductions, mais le mot « église » convient tout à fait . Bien sûr, dans le texte biblique ce terme ne désigne pas un « bâtiment ». Mais s’il doit être question du « bâtiment », maintenant, permettez-moi de noter que l’expression « Salle du Royaume », utilisée par les TdJ pour désigner leur lieu de culte, n’a absolument rien de biblique, elle non plus : elle serait moins « biblique » que le mot « église », donc… Le fait est que les « premiers chrétiens n’avaient pas de bâtiments dédiés aux culte, et que la pratique des TdJ sous ce rapport n’a rien de plus »biblique« que celle de n’importe quelle autre église (au sens »groupe"…) !

      Au sujet de « grades », je crains de percevoir une certaine « cathophobie » qui vous fait perdre de vue que si la Bible ne parle certes pas de cardinaux ou d’archiprêtres, elle ne fait guère plus mention des « pionniers auxiliaires », « permanents » ou « spéciaux » (le seul fait de rendre public des « objectifs chiffrés » —comme le ferait n’importe quel « employé du mois »—, de quantifier publiquement le « don » que l’on est censé faire à Dieu, me parait même carrément ANTI-biblique : vous connaissez vous-mêmes, je n ’en doute pas, moult versets qui condamneraient ouvertement une pratique comme celle-ci, vous oubliez simplement —pour des raisons qui vous sont propres— d’appliquer aux TdJ ces versets aussi scrupuleusement que vous en appliquez d’autres à l’Église Catholique Romaine). Dans la Bible, il n’est guère fait plus mention de « Béthélites » (qui sont OFFICIELLEMENT enregistrés sous le même régime que n’importe quelle « bonne sœur » de n’importe quel « monastère »), de « Surveillants de Circonscription » et « de District », de « Surveillants de filiale »… et pas non plus, d’ailleurs, de « Collège Central ». Sous ce rapport, la hiérarchie jéhovéenne se contente d’avoir d’autres noms, d’avoir mis en place d’autres institutions, une autre « tradition », mais rien n’y est plus « biblique » qu’ailleurs (quant à la structure « de base », avec un « épiscope » et des « diacres » (cf. 1 Tim 3) —que vous choisissez de traduire par « anciens » ou « assistants »— elles se retrouvent dans à peu près toutes les églises ; c’est « au-dessus » que ça se complique, ni plus ni moins chez les TdJ qu’ailleurs)…

      De même, je note qu’aucun verset de la Bible ne montre Jésus prêchant « de maison en maison » : la SEULE fois que cette expression apparait vraiment dans le texte (en grec translittéré : « ex oikias eis oikias »), c’est pour dire de ne PAS le faire (Lc 10.17). Bien que la TMN (traduction des TdJ) fasse apparaitre cette locution en d’autres endroits, je vous laisse constater par vous-mêmes que ces passages disent en fait simplement : « dans les maisons » sans que JAMAIS l’idée d’une visite systématique de porte en porte, l’une après l’autre, ne soit évoquée une seule fois. Par exemple Ac 5.42 : il est question de l’enseignement « dans le temple et dans les maisons », mais absoulment RIEN dans ce passage n’inidique que l’on parle de « visiter » les maisons l’une après l’autre. On rappellera que les « maisons » sont tout simplement le lieu où ces disciples se rassemblaient, tout simplement (cf, la MÊME expression qu’on retrouve en Ac 2.46 : « kat’oikoin » c-à-d « dans les maisons »). De fait, vous ne trouverez pas UN verset où l’on trouve explicitement la description que les évangélisateurs visitant les maisons les unes après les autres à la manière des marchands itinérants. Pour trouver ça dans la Bible, il faut l’y avoir mis, comme l’ont fait les traducteurs TdJ dans la TMN… Si cette façon de faire devait vraiment être une « caractéristique » des premiers chrétiens, le moins que l’on puisse dire c’est bien caché dans le texte.

      Au sujet de votre point 3), en effet, vous vous trompez : à ma connaissance TOUTES les églises chrétiennes disent de Jésus qu’il est le Fils de Dieu, sans aucune exception. Que toutes ces églises (y compris les TdJ, donc) ne soient jamais d’accord entre elles sur la FAÇON dont Jésus est Fils de Dieu, et de quelle FAÇON et dans quelle MESURE il « participe » à la divinité de Dieu, c’est un fait. Mais ça, ce sont des débats qui durent depuis l’aube du christianisme (ébionisme, arianisme, anoméisme…etc.) ! La « Version » des TdJ 1) n’en est jamais qu’une parmi d’autres dans la très longue histoire des christologies, et 2) elle est LOIN de leur être propre, de très nombreux groupes de sensibilité « unitarienne » prêchant à peu près sur le sujet peu ou prou la même chose, comme par exemple « l’Église de Dieu du 7e jour », issue —comme les TdJ— de la nébuleuse Adventiste.

      Au sujet de votre point 6) enfin, je vous fait remarquer, comme c’est le sujet de ces article, que Jésus, dans la « prière-modèle », n’emploie justement PAS le nom Yhwh et qu’il ne le fait, du reste, NULLE PART ailleurs, dans AUCUN passage du texte grec du NT ! Lorsque Jésus parle du « Nom » de son Père, il n’ EMPLOIE jamais le mot Yhwh, il se contente de l’ÉVOQUER (mais cette expression « ton Nom » évoque AUSSI bien plus qu’un simple « vocable », c’est bien autre chose qu’un MOT qui doit être sanctifié…). Ce n’est donc pas APRÈS Jésus que l’on a été « induis à ne pas employer » le nom Yhwh, comme le sous-entend votre question : c’est DÉJÀ le cas du Christ dans les Évangiles.

      Comme vous le voyez, il y aurait vraiment beaucoup de choses à dire, et vos questions sont bien trop nombreuses et disparates pour être traitées aussi rapidement et sous le format de commentaires de blog.

      Si vous souhaitez vraiment une discussion approfondie, j’aurais bientôt un peu plus de temps libre et à défaut de vous donner « la Vérité », je pourrais au moins vous donner des angles d’approche de ces questions différents de ceux auxquels vous semblez être habitués. Mais, comme je vous le disais, ce n’est pas sur un blog que cela peut se faire… et pas sur TOUS les sujets en même temps ;-) . Le mieux est de discuter sur un forum, qui est fait pour ça :

      http://www.jehovahforum.org/index.p…

      Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à vous inscrire, nous aurons certainement l’occasion d’échanger plus en profondeur sur ces sujets… en les prenant un par un.

      Cordialement.

      Répondre

  • YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie II. 9 décembre 2011 03:40, par nicolactaire

    Bonjour, Pour info, la bible d’André Chouraqui contient aussi le nom divin dans le nouveau testament sous la forme IHVH à l’endroit même dù la traduction du monde nouveau met Jéhovah. Je n’ai pas la bible de Chouraqui mais j’aimerai bien savoir ce qu’il dit à propos de l’usage ou non du nom divin au premier siècle.

    Répondre

    • YHWH et Nouveau Testament : de Nom, non ! Partie II. 10 décembre 2011 09:48, par Ivan K

      Bonjour « Nicolactaire »,

      André Chouraqui utilise certes de nombreuses fois un « sigle » à la place où les TdJ ont introduit le nom « Jéhovah », mais dans votre formulation, je pense qu’il faut d’ores et déjà nuancer certaines choses :

      1) Il n’est pas tout à fait exact de dire qu’il utilise la forme IHVH en lieu et place de Jéhovah. Dire les choses ainsi, c’est rater un point assez important, car ce n’est pas précisément comme ça que Chouraqui a introduit le nom dans le texte, mais par une sorte de « sigle » qui fait « cohabiter » À LA FOIS les lettres « IHVH » et son « qéré perpétuel » Adonaï (i.e. « Seigneur »). Il écrit donc en même temps IHVH… ET Seigneur. Vous trouverez peut-être que je chipote, mais cette précision à son importance : Chouraqui a mis au popint une sorte de petit bricolage typographique (pas idiot, d’ailleurs, mais à mes yeux pas non plus pertinent dans tous les cas) qui lui permet de reproduire la méthode juive du « ketib-qéré » ; on ne lit pas le mot qui est écrit (le ketib) car on lui en substitue un autre (le qéré). Je vais tenter rapidement d’expliquer pourquoi ce détail a son importance.

      Chouraqui, dans le texte qui introduit sa traduction du Nouveau Testament (ou « le Pacte neuf » comme il l’appelle) explique la façon dont il a envisagé son texte, et on peut mesurer à quel point sa démarche est différente, radicalement, de celle des biblistes de la Watchtower. En effet Chouraqui ne prétend pas avoir fait le travail d’un « traducteur » fidèle, je veux dire par là que, contrairement à la Watchtower, il ne prétend pas avoir fait une traduction absolument fidèle AU TEXTE, aux MOTS des rédacteurs, même s’il estime bien sûr avoir fait une traduction fidèle aux intentions et à la pensée des rédacteurs : il explique qu’il a essayé de reproduire la façon dont un rédacteur Judéo-chrétien « hébraïsant » du 1er siècle pensait en écrivant un texte qui, lui, était grec. Il a donc effectué un profond travail d’interprétation, de reformulation (pourrait-on aller jusqu’à dire « réécriture » ?), un profond travail avant tout LITTÉRAIRE, un travail érudit qui peut être tout à fait intéressant (au moins pour certains livres, comme l’évangile de Matthieu), mais qui n’a pas la prétention d’être le « vrai » texte du NT. (Du reste, cet angle très particulier que s’est choisi Chouraqui, s’il a le mérite de souligner certains aspects du texte, mettant en relief sa composante judaïque comme personne ne l’avait fait avant lui, en atténue du même coup bien d’autres, en en faisant disparaitre presque toute la composante hellénistique, qui est pourtant, elle aussi, loin d’être négligeable !)

      Dans le sujet précis qui nous intéresse, ce qu’il faut retenir c’est que les choix de Chouraqui ne soutiennent en RIEN les théories jéhovistes ; il n’a, à ma connaissance, jamais affirmé que le nom Yhwh se trouvait dans le texte grec. Il savait parfaitement que le texte grec contient « Kurios », et il a tenté « d’imaginer » et de retranscrire comment un lecteur Juif de l’Antiquité pouvait LIRE ce mot « Kurios », ce que ça pouvait lui évoquer, comment, lorsqu’il rencontrait « Kurios » dans le texte, ce lecteur Juif imaginaire traduisait mentalement en pensant à l’Adonaï de l’Ancien Testament, qui remplaçait dans la lecture le nom divin YHWH. Tout au contraire, le sigle qu’il a inventé pour l’occasion montre bien qu’il était acquis pour lui que ce nom n’était bien sûr pas prononcé (il était « remplacé » par Adonaï) et ne prétend même pas qu’il était écrit. Vous le voyez, c’est tout à fait différent que de prétendre que le Nom divin se trouvait dans le texte grec, comme le fait la WT contre toutes les preuves disponibles, affirmant qu’ils sont à peu près les seuls à savoir ce qu’était le texte authentique du NT, là où tous les autres sont victimes d’un texte falsifié ou altéré.

      La Watchtower, elle, prétend en effet s’appuyer sur une démarche « scientifique », sur des « faits » (affirmations dont nous tentons de démontrer la vacuité dans cette série d’articles), elle prétend avoir produit une traduction tout à fait fidèle du texte (ce qui est faux, donc). Je le répète, le travail de Chouraqui est avant tout LITTÉRAIRE, il est parfaitement assumé comme tel, et ne soutient absolument pas les théories de la Watchtower. Appeler ce texte-là pour appuyer des théories sur ce qu’aurait été le texte originel, ce serait donc un non-sens.

      Si les TdJ citent souvent Chouraqui (mais à tort, Chouraqui ne soutenant pas leur théorie, comme je viens de l’expliquer), il arrive aussi qu’ils se réfèrent à la traduction de C. Tresmontant, qui a lui aussi introduit Yhwh dans sa traduction des évangiles. Bien que la question soit très différente, on retrouve le même genre de problème : le choix de Tresmontant s’inscrit dans une théorie générale qui n’est PAS DU TOUT celle de la WT, et ne prendre qu’un seul petit élément de ses travaux (parce qu’il va dans leur sens) en oubliant complètement qu’ils ne sont pas du tout en accord avec les RAISONS de ce choix précis, c’est flirter dangereusement avec les limites de l’honnêteté intellectuelle…

      2) Il n’est pas non plus tout à fait exact de dire que Chouraqui fait apparaitre son sigle « Tétragramme-qeré » AUX endroits où la TMN introduit Jéhovah. Ce sera vrai pour une bonne partie des occurrences, certes (et sans doute dans une bonne majorité des cas), mais il y a aussi des endroits où les choix des uns et des autres se différencient sensiblement. Ce sera le cas dans les passages les plus problématiques de la TMN, ceux où les traducteurs jéhovistes ont carrément perverti le sens même du texte grec. On peut le vérifier en Rom 10.13, dont nous parlons plus loin dans la série d’articles, où Chouraqui s’est bien gardé de briser la logique interne du texte de Paul, comme le fait la TMN. En Rom 14.6-9, Chouraqui se gardera également d’introduire un IHVH dans un texte construit tout entier sur le mot Kurios appliqué au Christ (même s’il aurait peut-être dû employer Adôn jusque dans la conclusion, à la place du verbe « gouverner », ce qui aurait été plus respectueux de la logique du texte). A contrario, il fait bien apparaitre son « Tétragramme-qeré » là où la WT a renoncé à introduire Jéhovah, en 1 Pierre 2.3, puis en 3.12, conservant au moins une vraie cohérent dans son choix, là où la WT trahit tout ce que les siens peuvent avoir de dogmatique.

      3) Plus généralement, je dirais qu’on a un problème de logique toute bête : lorsqu’on possède un texte dans sa langue d’origine, il n’y a aucun sens à aller chercher des TRADUCTIONS (voire des « interprétations ») de ce texte pour retrouver le « vrai » texte. Une traduction, quand bien même elle jouit du prestige d’un nom comme celui d’André Chouraqui, ne résulte jamais que des CHOIX de son traducteur. Or la WT fait complètement l’impasse sur cet aspect : concrètement, bien qu’ils ne le formulent évidemment jamais pour d’évidentes raisons, ses traducteurs/rédacteurs accordent à des traductions PLUS d’authenticité que le texte d’origine qu’elles ont traduit, en masquant en outre les raisons littéraires voire idéologiques qui sont à l’origine de ces choix de traductions. Pour caricature, un traducteur (un peu cinglé, pour le coup, mais j’ai bien précisé que c’est caricatural) peut bien décider de mettre Zorro ou Superman à la place de Jésus-Christ dans sa traduction 1) ça n’en changera pas d’un iota ce qu’est le texte grec, et 2) ça ne constituera jamais un indice qu’il était écrit Superman dans le texte d’origine…

      En espérant avoir répondu au mieux à votre question,

      Cordialement.

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