Une « sœur » ou un « frère » dans la foi
mode de vie

Les « sœurs » et « frères » dans la foi forment la « famille spirituelle » prétendument heureuse, aimante, bienveillante et solidaire à laquelle il est dit que tout Témoins de Jéhovah appartient. Bien qu’affichant des valeurs altruistes, la congrégation se fait le garant de ses intérêts avant tout, ceux de l’institution. Le ciment de cette famille est la peur et le soupçon.
Cette confrérie assure le salut spirituel de ses membres par le contrôle, elle se proclame gardien de La Foi en censurant tout tentative critique. Chaque membre de la famille se doit d’être un exemple stimulant et édifiant pour l’autre. A ce titre chacun s’accompagne mutuellement pour prêcher, assister aux 5 réunions, aux assemblées, partager des moments de détente … Leurs sujets de conversation sont limités, ils sont encouragés à ne pas dévier des échanges de type « spirituel ».
Cette surveillance réciproque est instituée afin de garder la congrégation « pure et sans défaut ». Pour remplir ce noble objectif, il est chaleureusement recommandé, au nom de l’Amour, de se faire le bras droit de la hiérarchie en dénonçant les confidences, en trahissant la confiance, en rapportant les erreurs, écarts, fautes, — supposément commises —, en accusant le manque de fanatisme constaté chez les « frères » et « sœurs » afin que ceux-ci reçoivent, « pour leur bien », le châtiment requis par les anciens. Ainsi, lorsque pour des motifs « hautement spirituels », la hiérarchie décide de discipliner l’un de ses membres, les autres exécutent le mot d’ordre venu d’en haut. Il peut leur être demandé d’ignorer délibérément l’un des leurs, de rompre avec lui tout contact social et privé, fusse t-il un ami cher et de longue date.
Les sentiments du Témoin de Jéhovah sont subordonnés à des contingences extérieures à la relation, son amitié est conditionnelle … Fraternité oblige ! Attention, faux frères !
Notes: