Un récit inscrit dans la pierre à Sumer
L’Épopée de Gilgamesh - Onzième tablette :
« Ut-napishim répondit à Gilgamesh en ces termes : »Gilgamesh, je voudrai te révéler une chose cachée ( …) laisse les richesses, cherche la vie sauve, renonce aux possessions, sauve les vivants, fais monter à l’intérieur du bateau un rejeton de tout être vivant. Quant au bateau que tu construiras, celui-là, que ses dimensions se correspondent entre elles : égales en seront la largeur et la longueur ; couvre le comme est couvert l’abîme (…) tout ce que j’avais comme êtres vivants, je l’en chargeai, je fis monter sur le bateau les parents et les familles, les animaux domestiques et sauvages (…) Pendant six jours et sept nuits, le vent persista, l’ouragan diluvien écrasa la terre(…) C’est au mont Niçir que la bateau accosta. : le mont Niçir retient le bateau et ne le laissa plus bouger (…) Quand arriva le septième jour, je fis sortir la colombe et la laissa aller : la colombe s’en alla, s’élança, mais aucun perchoir ne lui apparaissant, elle fit demi-tour. Je fis sortir une hirondelle et la laissa aller, l’hirondelle s’en alla, s’élança, mais aucun perchoir ne lui apparaissant, elle fit demi-tour, je fis sortir le corbeau et le laissai aller ; le corbeau s’en alla et, voyant les eaux s’écouler ; il se mit à manger, voltigea, fienta et ne fit pas demi-tour. Ayant tout fait sortir aux quatre vents, j’allai sacrifier, je répandis une offrande au sommet de la montagne. Je disposais en vis à vis sept et sept récipients, au creux desquels je versai acore, cèdre et myrte. Les dieux en flairèrent l’odeur, les dieux en flairèrent la bonne odeur".
Les archéologues ont trouvé en Asie Mineure des traductions de l’épopée de Gilgamesh en hurrite et en hittite ce qui prouve que le texte a été traduit et pastiché un peu partout et que la similitude avec la Bible n’est pas le fruit du hasard.
Sources : S.N Kramer « L’histoire commence à Sumer », « L’épopée de Gilgamesh » Raymond Tournay (Les éditions du Cerf), « Au cœur des mythologies » Lacarrière
Et à propos de l’épopée de Gilgamesh :
http://www.herodote.net/motGilgamesh.htm
2600 ans avant JC
Gilgamesh raconte le déluge
Le 3 décembre 1872, devant la Société d’Archéologie Biblique de Londres, George Smith (32 ans), un spécialiste en assyriologie du British Museum raconte le déluge tel qu’il est décrit sur des tablettes d’argile originaires de… Chaldée, en Mésopotamie.
Ces tablettes remontent aux environs du XIIIe siècle avant JC. Elles sont écrites en caractères cunéiformes, la plus ancienne écriture connue et montrent que le mythe du déluge est antérieur à la Bible !
Un quotidien, le Daily Telegraph, finance sans attendre une expédition sur le site de Ninive, antique cité de Mésopotamie concurrente de Babylone.
De nouvelles tablettes, découvertes par centaines, révèlent l’épopée légendaire d’un roi en quête d’immortalité, Gilgamesh, qui aurait vécu vers 2600 avant JC.
C’est à l’intérieur de cette épopée que se situe le récit d’un déluge. Il pourrait s’agir de la transfiguration d’un cataclysme qui s’est produit il y a 7.500 ans, quand la Méditerranée s’est déversée par le détroit des Dardanelles dans un lac qui est aujourd’hui la mer Noire, avec un niveau de 100 mètres plus élevé qu’auparavant.
Notes: