Sois belle et tais toi - la femme entre vase et potiche


- Paul
- Mosaïque
Morceaux choisis :
(1 Corinthiens 14:33-35 - TMN)
Comme dans toutes les congrégations des saints, que les femmes se taisent dans les congrégations, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu’elles soient soumises, comme aussi la Loi le dit. Si donc elles veulent apprendre quelque chose, qu’elles interrogent leurs propres maris à la maison, car il est honteux pour une femme de parler dans une congrégation.
(1 Timothée 2:9-15 - TMN)
De même, je veux que les femmes se parent dans une tenue bien arrangée, avec modestie et bon sens, non pas avec des façons de se tresser les cheveux, et de l’or ou des perles ou des vêtements coûteux, mais comme il convient à des femmes qui déclarent révérer Dieu, c’est-à-dire grâce à des œuvres bonnes. Que la femme apprenne en silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ou de dominer sur l’homme, mais qu’elle soit dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite. Et Adam n’a pas été trompé ; mais la femme, ayant été complètement trompée, est tombée dans la transgression. Cependant elle sera préservée grâce à la maternité, à condition qu’elles demeurent dans la foi et l’amour et la sanctification, avec du bon sens.
Imaginez un peu le silence qui devait régner au temps de l’apôtre Paul dans les congrégations qu’il était sensé visiter.
Aucune femme n’était autorisée à parler. Elle devait se tourner vers son mari pour recevoir la lumière divine. Il vallait mieux pour elle que son mari ait bien compris l’enseignement dispensé.
Vous êtes vous déjà demandé comment Paul aurait réagi s’il voyait les dispositions actuelles prises dans les congrégations des Témoins de Jéhovah. Les femmes ont, depuis une cinquantaine d’années (1959), la possibilité (ou plutôt le devoir) de préparer des exposés bibliques à présenter devant la congrégation.
L’artifice invoqué pour ne pas donner l’impression d’enseigner l’auditoire de manière trop directe est de les placer dans le cadre d’un dialogue avec une interlocutrice.
Mais l’enseignement est bien là, les idées présentées ne diffèrent que par la forme, pas par le fond.
On est très loin de l’esprit de l’apôtre Paul. Certains s’en réjouiront, mais l’abandon de la directive apostolique est-elle anodine ?
Car l’apôtre des nations a été très clair, et dans deux lettres différentes. L’interprètation ou l’édulcoration de la directive n’est pas possible, car l’apôtre donne un ordre strict et pas une simple suggestion.
Son discours est misogyne et inacceptable ?
Tout à fait, mais le lecteur biblique, le disciple a-t-il vraiment le choix ?
Heureusement pour les femmes l’apôtre Pierre est plus délicat.
(1 Pierre 3:7 - TMN)
Vous pareillement, les maris, continuez à demeurer avec elles selon la connaissance, leur assignant de l’honneur comme à un vase plus faible, le [vase] féminin, puisque vous êtes aussi héritiers avec elles de la faveur imméritée de la vie, afin que vos prières ne soient pas entravées.
Le problème est que là où Pierre voit un vase, Paul voit une potiche [1], pour ne pas dire une godiche [2], voire une cruche [3]. Mais quitte à se référer à un texte scandaleux, autant le faire comme il le faut.
Femmes, si vous vous rendez dans une église, ou dans une Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah, portez bien haut la pensée paulinienne. Taisez-vous !
(Proverbes 17:28 - TMN)
Même un sot, quand il garde le silence, passera pour sage ; quiconque ferme ses lèvres [passera] pour intelligent.
Voyez, tout n’est pas perdu.
Notes:
[1] potiche n. f. 1. Grand vase de porcelaine de Chine ou du Japon. 2. Fig. Personne qui joue un rôle de pure représentation, qui ne dispose d’aucun pouvoir réel.
[2] godiche adj. et n. f. Fam. Empoté, maladroit. Avoir l’air godiche. Une grande godiche.
[3] Humour chrétien. « Depuis quand les femmes ont elles une âme ? »
Depuis les noces de Cana, lorsque Jésus a dit, « remplissez ces cruches… ». C’est honteux.
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