« L’oeil n’a pas pu apparaitre par hasard car c’est un organe complexe ! » était l’argument phare des créationnistes. Il vient de tomber aux oubliettes…
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« L’oeil n’a pas pu apparaitre par hasard car c’est un organe complexe ! » était l’argument phare des créationnistes. Il vient de tomber aux oubliettes…
Le prudent Darwin avait dit ceci sur la formation de l’oeil dans son livre L’Origine des Espèces en 1869 :
« Pour supposer que l’oeil avec tout ses inimitables stratagèmes pour ajuster la vision aux différentes distances, pour gérer les différentes intensités de la lumière, et pour la correction d’aberrations sphériques et chromatiques, puisse avoir été formé par la sélection naturelle, ou quelque chose de semblable, j’admets librement, est absurde au plus haut point. Quand il fut dit que le soleil ne bougeait pas mais que la terre tournait autour, le sens commun des humains déclarèrent à la fausse doctrine ; mais le vieil adage disant Vox populi, vox Dei, que tout philosophe connaît, ne peut-être cru en science. La raison me dit que si plusieurs évolutions d’un oeil simple et imparfait à un oeil complexe et parfait peuvent être montrées comme ayant existées, chaque grade étant utile pour son propriétaire, comme cela le fut certainement ; et si de telles variations étaient utiles pour chaque animal suivant les variations des conditions de vie, alors la difficulté de croire qu’un œil parfait et complexe puisse être formé par la sélection naturelle, pensée difficile à admettre pour notre imagination, elle ne devrait plus être considérée comme étant subversive à la théorie. »
Or combien dans cet aveu n’ont vu le coin à enfoncer dans le tronc charnu du matérialisme !
Il faut dire que le mystère semblait d’autant plus épais que, d’après les fossiles découverts, les premiers yeux apparaissaient soudainement
avec les trilobites il y a précisèment 543 millions d’années.
Cette apparition soudaine, deux chercheurs de l’université de Lund, en Suède, Dan-Erik Nilsson et Suzanne Pelger, ont trouvé un moyen de l’expliquer Les premiers yeux apparaissent soudainement il y a 543 millions d’années avec les trilobites . Avant cette date, la vie était aveugle . Juste après, toutes sortes d’yeux furent opérationnels .
Cette apparition soudaine, 2 chercheurs de l’université de Lund en Suède, Dan-Erik Nilsson et Suzanne Pelger, ont trouvé un moyen de l’expliquer : via un modèle des années 90, prenant en compte toutes les transformations nécéssaires pour passer d’un ensemble de cellules photosensibles à un oeil doté d’une lentille .
Tout au long du processus les chercheurs ont toutefois dû garder à l’esprit que la moindre innovation devait favoriser la survie . Ainsi toutes les formes d’yeux utilisées dans leur modèle existent-elles chez les animaux vivants aujourd’hui .
Concretement ils sont partis d’une d’une couche de cellules photosensibles prise en sandwich entre une couche de protéines transparentes et un pigment sombre, structure simple qui peut s’incurver ce qui , par les simples lois de l’optique , permet de distinguer de mieux en mieux d’ou vient la lumière . Que cettte invagination se referme, laissant un minuscule point d’ entrée pour la lumière et nous voici en présence de l’oeil du nautile qui fonctionne sur le principe de la chambre noire .

A partir de là, les mutants chez qui se forme l’ébauche d’une lentille proétique bénéficient d’une image plus nette . Mieux voir garantissant une survie plus aisée, les porteurs de ces nouveaux yeux se sont répandus dans la nature . D’après Nilsson et Pelger, il aura fallu moins de 400 000 générations (estimations la plus pessimiste)pour arriver ainsi à l’oeil des poissons . Soit, à raison d’un an par génération, moins d’un demi million d’années !! Un clin d’oeil à l’échelle géologique ! Pour le zoologiste londonien Andrew Parker, cette rapidité est due au fait que l’apparition des premières cellules photosensibles procure un avantage tel que les espèces porteuses s’imposent très vite dans de nombreux milieux . Avec l’amélioration de la vue, la vie se lance dans une formidable compétition où il faut voir sans être vu, ou bien tromper la vue de son prédateur.
Source : Science et Vie - Les Merveilles de la Science Tome 3- éditions Tana - 239 pages
