Quête, requête ou racket ?

Et les quêtes c’est pas beau.
Notez la critique ouverte qui est faite des pratiques des églises traditionnelles dans la publication La Tour de Garde en réponse à la question : « votre église s’intéresse-t-elle à vous à votre argent ? »
La Tour de Garde, 1/8/1970, p. 452 :
Que pensez-vous lorsqu’un prêtre vous rend visite pour vous convaincre de donner davantage ? C’est ce qu’a voulu savoir le rédacteur en chef d’un journal sud-africain. Il consacra une année entière à faire une enquête minutieuse sur le sujet « L’Église, le peuple et le gouffre qui les sépare ». Faisant le point de ses constatations, il écrivit :
« L’Église semble avoir développé l’habitude forcée de réclamer sans arrêt de l’argent, que ce soit pour construire des édifices religieux ou des salles de réunion, pour faire des réparations, pour les orgues, pour les cloches, pour le traitement du clergé, pour les pensions, pour le carême, pour Pâques, pour Noël, etc. (…). L’Église semble considérer comme choses établies les promesses et les appels, et parfois trois collectes ont lieu en même temps (…). Ce souci d’argent a également incité un certain nombre de personnes à reconsidérer leur façon de voir l’Église et à se demander si elles désiraient vraiment participer à tout cela. » - Femina, 18 mai 1967, pp. 58, 61.
Jamais ô grand jamais les Témoins de Jéhovah ne demanderont effrontément de l’argent comme toutes ces églises cupides et matérialistes.
La Tour de Garde, 15/6/1972, p. 381 :
Les témoins insistent beaucoup sur le fait que les dons doivent être volontaires et spontanés, autrement dit il faut qu’ils viennent du cœur. D’ailleurs, dès les premiers temps de l’histoire moderne des témoins de Jéhovah, ceux-ci se sont donné pour règle de ne jamais faire circuler de plateau pour la quête ou de solliciter de l’argent. Ils étaient convaincus que Jéhovah toucherait le cœur de son peuple pour que ce dernier pourvoie toujours aux fonds nécessaires à l’expansion de l’œuvre de prédication prédication Terme utilisé par les TJ pour désigner leur oeuvre d’évangélisation, principalement axée sur le porte à porte, ayant pour but, selon eux, de sauver les vies de ceux qui s’ouvriront à leurs croyances, survivant ainsi à Har-maguédon. Ils sont aussi encouragés à exercer cette action de prosélytisme à chaque fois que l’occasion s’en présente : famille, amis, voisins, collègues de travail, école, etc.
La Wacthtower justifie cette intense activité de prosélytisme en se basant sur une citation biblique : « Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin. » (Matthieu 24:14)
Source : TJ-Encyclopédie de l’Évangile.Une boîte à contributions est placée dans tous les lieux de réunion des témoins. Ceux qui désirent soutenir le culte peuvent y déposer une contribution en rapport avec leurs ressources. Il n’y a pas d’enveloppes ni de numéros d’identification. Pour que les donateurs connaissent le montant total des contributions reçues et la manière dont elles ont été utilisées, un relevé de compte est lu tous les mois devant la congrégation congrégation Regroupement local de fidèles Témoins de Jéhovah sous la supervision d’un collège d’anciens.
Ce groupe, composé d’environ 50-100 personnes, se réunit dans un lieu appelé Salle du Royaume-. . De plus, de nombreux témoins envoient aux sièges nationaux et internationaux des contributions volontaires destinées à faire avancer l’œuvre missionnaire dans d’autres parties du monde.
Rectifions quand même les propos qui datent un peu et ne reflètent pas la réelle pratique.
Pas de chapeau ou de tronc qui circule : vrai.
Mais affirmer qu’un relevé de compte est lu tous les mois devant la congrégation
congrégation
Regroupement local de fidèles Témoins de Jéhovah sous la supervision d’un collège d’anciens.
Ce groupe, composé d’environ 50-100 personnes, se réunit dans un lieu appelé Salle du Royaume-.
, c’est masquer le fait que seuls les dons faits sur le plan local sont rapportés quant à leur utilisation. Les donateurs ne savent rien de l’usage qui est fait de leurs dons au plan national car aucun rapport national n’est et ne sera jamais produit.
Une boîte à contributions suffisaient peut-être il y a trente ans mais le train de vie des Témoins de Jéhovah n’est plus le même : ils sont pour la plupart invités à alimenter les comptes de pas moins de cinq associations distinctes, au plan local, régional, national ou mondial.
Le culte pur se démarque des pratiques ignobles des clergés, d’ailleurs c’est une affaire de foi. Et Russell
Russell
Charles Taze Russell (16 Février 1852- 31 Octobre 1916)
Fondateur du mouvement des Étudiants de la Bible, ancêtres des Témoins de Jéhovah. Russell fût le créateur en 1879 du Journal La Tour de Garde, et de la société Watchtower Bible and Tract Society.
Biographie détaillée de Charles Russell sur TJ-Encyclopédie
lui-même savait que le Dieu Tout-Puissant serait capable de manier la planche à billets si cela s’avérait nécessaire.
Livre Les Témoins de Jéhovah - Prédicateurs du Royaume de Dieu, p. 340 :
Dès la parution du deuxième numéro de La Tour de Garde, celui d’août 1879 (en anglais), Charles Russell Russell
Charles Taze Russell (16 Février 1852- 31 Octobre 1916)
Fondateur du mouvement des Étudiants de la Bible, ancêtres des Témoins de Jéhovah. Russell fût le créateur en 1879 du Journal La Tour de Garde, et de la société Watchtower Bible and Tract Society.
Biographie détaillée de Charles Russell sur TJ-Encyclopédie a déclaré : « La Tour de Garde de Sion a, nous le croyons, JÉHOVAH comme soutien, et tant qu’il en sera ainsi, elle ne demandera ni ne sollicitera jamais l’appui des hommes. Quand Celui qui dit : »Tout l’or et tout l’argent des montagnes sont à moi« , ne daignera plus pourvoir aux fonds nécessaires, nous comprendrons que le moment est venu d’en suspendre la parution. »Conformément à ces paroles, aucune publication des Témoins de Jéhovah ne quémande de l’argent.Il en va de leurs réunions comme de leurs publications. Lorsqu’ils se réunissent dans leurs congrégations ou lors de leurs assemblées, les Témoins ne lancent pas d’appels poignants dans le but de collecter des fonds. Aucun plateau ne circule pour la quête ; aucune enveloppe dans laquelle il faut mettre de l’argent n’est distribuée ; aucun appel pressant de fonds n’est envoyé aux membres des congrégations. Celles-ci n’ont jamais recours aux lotos ni aux tombolas pour recueillir des fonds. Dès 1894, quand la Société a envoyé des orateurs itinérants, elle a donné cette instruction pour le bien de tous : « Faites comprendre dès le départ que les quêtes ou toute autre demande d’argent ne sont ni autorisées ni approuvées par la Société. »
Okay on a compris : pas de demande d’argent, pas de quête.
Au fait, c’est quoi une quête ? Larousse (2005) :
action de demander ou recueillir des dons en argent ou en nature pour des œuvres pieuses ou charitables.
Noter qu’au sens du dictionnaire, la quête n’a pas d’exigence de forme : chapeau, tronc, boîte,…
Si on demande de l’argent, ou si on organise sa collecte c’est une quête, comme Monsieur Jourdain tout surpris de faire de la prose.
Et des demandes pressantes de fonds n’y en a-t-il donc jamais chez les Témoins de Jéhovah ?
Si bien entendu, et voici la copie d’un document remis consciencieusement à chacun des proclamateurs de plusieurs congrégations de Grenoble (France).
Une Salle du Royaume
Salle du Royaume
La Salle du Royaume (Kingdom Hall, en anglais) est le centre du culte des Témoins de Jéhovah locaux. Cette salle peut être louée ou achetée, occupée par une ou plusieurs congrégations.
Le livre Témoins de Jéhovah - Prédicateurs du Royaume de Dieu, page
320, évoque la première utilisation de ce terme :
C’est Joseph Franklin Rutherford, alors président de la Société, qui a proposé en 1935 le nom de Salle du Royaume.
Source : TJ-Encyclopédie
est à financer et le besoin d’argent devient pressant car le proclamateur moyen n’est pas assez généreux pour rendre la requête inutile.
Heureusement la demande est anonyme, mais le fait qu’elle soit anonyme ne l’exonère pas de la qualification de quête.
Et je suis prêt à déposer sous serment que les demandes ont été quelque fois plus pressantes et moins anonymes.
En 1986, un projet de construction de salle d’assemblée à Vienne dans l’Isère, proche de Lyon, s’essouflait financièrement. Les dirigeants jéhovistes avaient mal calculé leur affaire, vu trop grand, et l’argent ne suivait plus.
Ils étaient dans l’impasse. Qu’ont fait ces dirigeants (sous le probable contrôle du Béthel de France) ? Ils ont calculé la somme qui manquait et divisé celle-ci par le nombre de foyers de proclamateurs concernés.
L’effort à porter était connu : 2 500 Francs (380 €) par foyer fiscal, et le montant n’était pas donné à titre indicatif mais comme un montant plancher.
Les anciens reçurent pour consigne d’encadrer leur étude de livre respective et de collecter les sommes appelées. Et si un proclamateur ne disposait pas de la somme ? Il était invité à demander un prêt à la banque pour répondre à une demande qui était on ne peut plus pressante et expresse.
Et j’ai connu au moins une famille pour qui ce fut le cas. Bel esprit chrétien, n’est-ce pas ?
Conclusion et morale de la chose : la Salle d’Assemblée de Vienne a été construite, et Jéhovah a su faire marcher la planche à billets.
Sans quête bien entendu.
S’il m’est permis de donner un conseil aux dirigeants jéhovistes qui se tourmentent inutilement avec autant d’associations nationales à gérer et à suivre comptablement, ce serait celui-là.
Pourquoi vous entêter à garder l’Association Cultuelle des Témoins de Jéhovah de France, l’Association pour le Développement des Lieux de Culte, la Communauté chrétienne des Béthélites sans oublier Aidafrique à destination des pays africains ?
Ne gardez que la plus internationale, et celle dont l’objet semble le plus charitable : Aidafrique.
Et puisqu’on ne comprend pas ce que vous faîtes de l’argent envoyé en Afrique à titre charitable et humanitaire, probablement pour apporter de l’eau en Ethiopie ou au Sahel et pour installer des pompes, pourquoi ne pas renommer Aidafrique en Pompe Afrique.
Comme cela vous pourrez n’installer qu’une seule boîte (comme en 1970) au fond de la Salle du Royaume
Salle du Royaume
La Salle du Royaume (Kingdom Hall, en anglais) est le centre du culte des Témoins de Jéhovah locaux. Cette salle peut être louée ou achetée, occupée par une ou plusieurs congrégations.
Le livre Témoins de Jéhovah - Prédicateurs du Royaume de Dieu, page
320, évoque la première utilisation de ce terme :
C’est Joseph Franklin Rutherford, alors président de la Société, qui a proposé en 1935 le nom de Salle du Royaume.
Source : TJ-Encyclopédie
sur laquelle vous pourrez porter malicieusement « Pompe A Fric ».
Au moins vous ne leurrerez plus personne et les choses seront enfin claires.
Alors ? Quête, requête ou racket ?
A vous de vous faire votre opinion.
Notes:
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