mercredi, 8 février 2012|

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Qu’est-ce que l’humanisme ?



Table des matières :

Qu’est-ce que l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
 ?

Les dictionnaires modernes rendent l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
comme la perspective qui place l’homme, ses vertus et son épanouissement harmonieux comme le fondement et la finalité de toute civilisation. Ou encore comme l’attitude philosophique qui tient l’homme pour la valeur suprême et revendique pour chaque homme la possibilité d’épanouir librement son humanité, ses facultés proprement humaines.

La notion d’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
a beaucoup évolué au cours des siècles en se dégageant progressivement de la pensée et de l’œuvre de nombre d’auteurs et de personnages remarquables.

Selon l’exposé de Wikipédia l’Humanisme est même singulièrement polymorphe et transversal.

Bien que les formes dominantes d’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
soient agnostiques (et typiquement rejettent l’existence du surnaturel), toutes les formes d’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
ne sont pas dans ce cas. Cependant, l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
nie l’importance du surnaturel dans les affaires humaines, indépendamment du fait qu’il existe ou non.

Dans les pays anglo-saxon, le terme désigne le rejet de croyances basées uniquement sur des dogmes, sur des « révélations » et intuitions, sur la mystique ou ayant recours au surnaturel, sans évidences vérifiables.

C’est une philosophie qui énonce la primauté de l’humain et des lois naturelles sur les croyances religieuses et la croyance en un (ou plusieurs) être(s) divin(s) surnaturels. On retrouve dans les organisations humanistes des athées, des agnostiques, des libre-penseurs, des sceptiques ainsi que des croyants, qui affirment que l’éthique peut et doit exister sans que n’intervienne le fait religieux (justice immanente et Jugement Dernier (religion)).

Le sens contemporain du terme français, qui n’a pas vraiment varié depuis le XVIIIe siècle, est assez voisin de ce sens anglophone. D’autre part, le terme français d’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
au XVIIIe siècle a une connotation plus athée que le terme humaniste au XVIe siècle.

(…)

Certains humanistes modernes voient dans l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
de la Renaissance [1] la prise de conscience d’un courant qui a des racines profondes non seulement dans le monde antique de l’Occident mais également en Asie. Confucius semble être un des premiers philosophe a exclure formellement le divin dans sa recherche de l’harmonie sociale : sa morale est complètement débarrassée de toute finalité métaphysique. De même, la version originale du Bouddhisme (selon le canon de Pali) comprend la notion d’âme mais pas celle de divinités et son but reste l’accomplissement de l’homme.

Dans l’antiquité grecque, c’est sans doute Protagoras [2], celui de « L’Homme est la mesure de toute chose » [3], qui représente le mieux le scepticisme antique à l’égard des divinités. Démocrite avec son explication purement matérialiste de la nature, selon lui constituée de minuscules particules, élimine aussi les dieux de sa vision de la réalité du monde. Épicure non plus, n’a pas besoin de dieux pour établir son éthique.

Voici l’historique qu’en donne un site de la Ligue de l’enseignement - L’humanisme

Simple et classique, la définition courante de l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
le présente comme une philosophie centrée sur l’homme. On peut aller plus loin et faire de l’humanité de l’homme, des êtres humains, le principe même de la philosophie telle qu’elle a été fondée il y a 25 siècles en Grèce. La liberté de penser y fut étroitement liée à la liberté politique. La philosophie est née avec la démocratie. L’investigation rationnelle du monde va de pair avec l’épanouissement des Cités, et même avec un art qui prend l’homme comme sujet. Les Romains affirmèrent eux-aussi le principe de l’ humanitas de l’homme, essence qui le distingue des autres animaux. Quelle que soit sa part d’ombre, c’est dans l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
antique que l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
laïque moderne trouve ses fondements.

Au Moyen Age on distingue les humaniores litterae, les « lettres humaines », qui traitent des savoirs profanes et les diviniores litterae, qui traitent des questions de théologie. Au XIV° siècle un nouveau mouvement culturel surgit en Italie et se dégage de la scholastique, enseignement doctrinal officiel. Cet humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
 [4] s’inspire des lettres humaines et d’un retour dynamique à l’Antiquité. Il se répand dans toute l’Europe jusqu’au XVI° siècle. C’est le début d’un titanesque effort pour se dégager de l’emprise religieuse, sans en refuser l’apport culturel. On peut inscrire la philosophie des Lumières dans sa lignée, de même que l’affirmation des droits de l’homme et du citoyen. Nos amis Canadiens parlent judicieusement de droits humains. Les deux siècles derniers ont été marqués par d’immenses acquis culturels, scientifiques, politiques, artistiques qui illustrent l’idéal humaniste. De grands textes ont suscité et accompagné ces avancées.

Mais le principe selon lequel l’homme doit toujours être une fin et non un moyen est mis à rude épreuve par deux monstrueuses guerres continentales et la persistance de la pauvreté dans le monde. Le mouvement ouvrier, socialiste, s’est voulu l’avant-garde de l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
, sa réalisation concrète. Mais devant ses échecs, l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
formel sera mis en cause comme masque des intérêts des bourgeoisies occidentales. Il le sera aussi par les peuples colonisés. Divers penseurs développant une certaine lecture du marxisme, ou se réclamant du structuralisme, ou même de la pensée antérieure aux philosophes grecs, remettent en cause les fondements de l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
. La conviction selon laquelle le progrès humain est inéluctable apparaît comme une croyance naïve. Pourtant l’abandon des valeurs humaines, cultures et fraternités, pour la recherche du profit personnel immédiat s’avère être un échec…humain. Elle démontre par l’absurde le caractère essentiel de l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
et invite à lutter avec Goethe pour demander « plus de Lumière ».

Oui, nous avons besoin de plus de lumière, nous avons besoin de l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
.
Et s’il faut apprendre à se méfier des « ismes », car les ismes sont comme les isles, les îles en français moderne, ils ont trop souvent le méchant défaut d’isoler et séparer les hommes, il faut reconnaître à l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
le pouvoir de fédérer.
La rançon à payer pour cette faculté consensuelle de l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
sera les déclinaisons multiples qu’on voudra lui donner selon sa tendance personnelle : humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
chrétien, humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
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libéral, humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
athée,…

Le propre d’une idée vivante n’est-elle pas de savoir se conjuguer [5] et évoluer ?

Avec notre sensibilité propre faisons la promotion de l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
et des valeurs humaines.

L’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
s’est donné pour mission exclusive d’éclairer et de perpétuer la primauté de l’homme sur l’individu. L’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
a prêché l’homme.
(Antoine de Saint-Exupery / 1900-1944, Pilote de guerre, 1942)

Et si nous prêchions un peu l’homme pour changer ?


Notes:

[1] Réveillez-vous du 22/6 1982 p. 26 “L’humanisme athée” - Nouvelle religion ou philosophie ancienne ? :

Pour l’historien Will Durant, « la conduite et la pensée libres des Grecs de Périclès ou des Romains au temps d’Auguste emplissaient de nombreux humanistes d’une envie qui anéantissait dans leur cœur le code chrétien d’humilité, de continence, et de détachement de ce monde ; et ils se demandaient pourquoi ils devaient assujettir leur corps, leur esprit et leur âme à la règle d’ecclésiastiques qui s’étaient eux-mêmes joyeusement convertis au monde ».

En fait, les humanistes de la Renaissance rejetèrent du même coup la religion et le christianisme. « Ainsi, note Will Durant, les humanistes agissaient comme si le christianisme eût été un mythe (…) qui ne pouvait être pris au sérieux par des esprits émancipés ».

[2] Selon un des rares extraits de la pensée du philosophe grec : « En ce qui concerne les dieux, je ne puis connaître ni s’ils existent, ni s’ils n’existent pas, ni quelle forme ils ont ; il y a en effet bien des obstacles à cette connaissance : l’incertitude de la chose et la brièveté de la vie ».

[3] « L’homme est le terme unique d’où il faut partir et auquel il faut tout ramener. » (Denis Diderot / 1713-1784).

[4] Pour ces érudits de la Renaissance, le terme humanitas avait le même sens qu’à l’époque cicéronienne et signifiait « la culture qui, parachevant les qualités naturelles de l’homme, le rend digne de ce nom ».

[5] « Le fondement de l’unité c’est la diversité » Aristote (384/322 av. n.e.).


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