mercredi, 8 février 2012|

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Nous vivons les derniers jours - Mat 24:3-7




Grand classique parmi les entrées en matière des Témoins de Jéhovah :

Bonjour Monsieur (ou Madame). Comment allez-vous ? … Nous nous efforçons de partager avec nos voisins un point de vue positif sur l’avenir. Essayez-vous vous aussi de voir la vie avec optimisme ? … Ne pensez-vous pas que c’est difficile en raison de la situation ? … Les Saintes Écritures m’ont beaucoup aidé sous ce rapport. Elles décrivent les conditions actuelles avec réalisme, mais elles en donnent aussi la signification et montrent où nous allons. Notez la description qui est faite par Jésus de notre époque particulière.

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The Fourth Horsie of the Apocalypse
1986 - 83.5 x 68
crayon sur papier
Voir le site de Laurie Lipton

(Matthieu 24:3-7) 3 Tandis qu’il était assis sur le mont des Oliviers, les disciples s’avancèrent vers lui en particulier et dirent : “ Dis-nous : Quand ces choses auront-elles lieu, et quel sera le signe de ta présence et de l’achèvement du système de choses ? ” 4 En réponse Jésus leur dit : “ Prenez garde que personne ne vous égare ; 5 car beaucoup viendront à cause de mon nom, en disant : ‘ Je suis le Christ ’, et ils en égareront beaucoup. 6 Vous allez entendre parler de guerres et de nouvelles de guerres ; veillez à ne pas être terrifiés. Car il faut que ces choses arrivent, mais ce n’est pas encore la fin. 7 “ Car nation se lèvera contre nation et royaume contre royaume, et il y aura des disettes et des tremblements de terre dans un lieu après l’autre.

Ne croyez-vous pas que notre époque est marquée ?

Voici la synthèse des réponses apportées par la réflexion menée sur le forum Une Lueur à ce sujet.

Des guerres mondiales ?

Coc [1] nous a rappelé un article puissant :

Article publié le 19 Octobre 2005
Par Philippe Bolopion

Source : www.humansecurityreport.info

A contre-courant des idées reçues, un rapport du Human Security Center révèle une réduction drastique du nombre de guerres, de génocides et de violations des droits de l’homme au cours des douze dernières années. Selon l’étude « Guerre et paix au XXIe siècle », le nombre de conflits armés a été réduit de 40 % depuis 1992. Malgré la Bosnie et le Rwanda, le nombre de génocides et autres massacres d’ampleur a, lui, chuté de 80 % depuis la fin de la guerre froide. Cette tendance forte, décrite en préambule du rapport par l’archevêque Desmond Tutu comme un « rare message d’espoir » , renverse un demi-siècle d’augmentation du nombre des conflits armés et de leur cortège de violence, dans le sillage de la seconde guerre mondiale. Pourquoi cette évolution passe-t-elle inaperçue ? « Les médias rapportent les événements sanglants, mais les guerres qui s’achèvent ne font pas la »une«  » , explique Andrew Mack, le directeur du Human Security Center. Depuis 1988, une centaine de conflits ont pris fin. Presque partout, les violations graves des droits de l’homme seraient en recul. Au cours des dix dernières années, le nombre de réfugiés aurait chuté de 30 %. Les tentatives de coups d’Etat se raréfient aussi, avec 25 en 1963 contre 10 en 2004, qui ont toutes échoué.

INSTITUTIONS INSTABLES

Moins nombreuses, les guerres sont aussi moins meurtrières. En 1950, une guerre faisait en moyenne 38 000 morts, contre 600 morts en 2002. Les conflits opposent désormais rarement de lourdes armées sur un champ de bataille. Le plus souvent, « des forces gouvernementales faibles » font face à de « petites forces rebelles mal entraînées » . Il peut aussi s’agir d’opérations comme au Kosovo, où le déséquilibre des forces et l’utilisation de munitions précises assurent une victoire rapide et peu coûteuse en vies. A ce titre, la guerre en cours en Irak est, selon le rapport, « une exception » , car « des dizaines de milliers de personnes ont été tuées ».

Cette fois encore la perception que nous avons de la réalité au plan mondial est faussée.

Le monde vit en paix depuis plus de 60 ans, la plus longue période de paix mondiale depuis des siècles.

La période depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale est le plus long intervalle de paix ininterrompu entre les grandes puissances depuis des siècles.

John Mueller, Retreat from Doomsday : The Obsolescence of Major War (New York : Basic Books, 1989). Cité par le même rapport.

Quel est ce raccourci de pensée qui permet de conclure qu’il s’agirait d’une guerre mondiale ?
Pour un juif du 1er siècle, quelques nations qui s’empoignent autour de lui dans son petit monde, c’est nation contre nation et royaume contre royaume.
L’extrapolation mondiale est une interprètation, car le texte ne dit pas que la prise de bec serait mondiale.

Objection TJ

Ô mais si, voyez là c’est écrit en Révélation. C’est un des Cavaliers de l’Apocalypse.

Révélation 6:3-4

3 Et quand il a ouvert le deuxième sceau, j’ai entendu la deuxième créature vivante dire : “ Viens ! ” 4 Et un autre est sorti, un cheval couleur de feu ; et à celui qui était assis dessus on a accordé d’ôter la paix de la terre pour qu’ils se tuent les uns les autres ; et on lui a donné une grande épée.

Pour « ôter la paix de la terre », André Chouraqui rend le texte ainsi : « prendre la paix hors de la terre ».
L’idée maîtresse est la même, avec le début de la chevauchée il ne reste plus de paix sur la terre.
Or, nos propos précédents ont montré le contraire. Le verset n’est pas applicable.

Mais alors comment comprendre l’avertissement ?
En suivant la leçon donnée par des biblistes que citent quand ça l’arrange la WT. A savoir Barnes et Clarke (19e siècle).

Commentaire de Barnes (1798-1870 - traduit de l’anglais) :

A Césarée, les Juifs et les Syriens se disputèrent le contrôle de la cité, et 20 000 d’entre les Juifs furent abattus. A cet affront, la nation toute entière des Juifs fut hors d’elle et amena guerres et désolation à travers les villes et villages syriens.
La sédition et la guerre civile se répandirent à travers toute la Judée ; l’Italie aussi se lança dans la guerre civile par la compétition entre Otho et Vitellius pour la couronne.

Clarke (1715-1832) est plus verbeux, mais reprend la même idée (également traduit de l’anglais) :

Nation contre nation Cela portait sur les dissensions, insurrections et massacres mutuels des Juifs et de ceux des autres nations qui vivaient ensemble dans les mêmes cités ; et particulièrement à Césarée où Juifs et Syriens se disputaient le contrôle de la cité, ce qui se conclut par l’expulsion totale des Juifs et la mort de plus de 20 000 hommes.
La nation juive excédée, prit les armes et pilla et brûla les villes et villages syriens d’alentour, perpétrant un immense massacre.
Les Syriens en représaille mirent à mort un nombre non moins grand de Juifs.
A Scythopolis, ils abattirent 13 000 hommes. A Ascalon, ils en tuèrent 2 500. A Ptolemais ils en abattirent 2 000, et firent de nombreux prisonniers.
Les Tyriens également mirent de nombreux Juifs à mort, et en emprisonnèrent beaucoup. Le peuple de Gadara agit pareillement, ainsi que toutes les autres cités de Syrie, car ils haïssaient et craignaient les Juifs.
A Alexandrie, Juifs et non-juifs combattirent, et 50 000 Juifs périrent.
Le peuple de Damas conspira contre les Juifs de la cité et les attaquèrent, désarmés, tuant 10 000 d’entre eux. Royaume contre royaume

Ceci portait sur les guerres ouvertes que se livraient les différentes tétrarchies et provinces.

1. Celle concernant Juifs et Galiléens contre les Samaritains, pour le meutre de quelques Galiléens qui s’étaient rendus à la fête à Jérusalem, alors que Cumanus était Procureur.

2. Celle de la nation complète des juifs contre les Romains et Agrippa, et d’autres alliés de l’Empire Romain ; cette guerre commenca quand Gessius Florus était procureur.

3. Celle de la guerre civile d’Italie, alors qu’Otto et Vitellius se disputaient le trône.

Il est digne de remarque, que les Juifs disaient eux-mêmes : « Au temps du Messie, les guerres déchireront le monde ; nation se dresserait contre nation, et cité contre cité » (Sohar Kadash).
Et encore, Rabbin Eleasar, fils d’Abina, disait : « Quand royaume se dresserait contre royaume, alors serait attendue l’apparition immédiate du Messie. » (Bereshit Rabba sect. 42)

Comment peut-on comprendre un verset sans connaître un tant soit peu le contexte historique et idéologique du moment ? Les évangélistes n’ont rien inventé.

Des disettes … dans un lieu après l’autre

Là encore qu’est-ce que ça veut dire ?

Si l’expression est proprement distributive, alors on devrait s’attendre à constater des famines … dans un lieu après l’autre.
Or, ce n’est pas le cas.

disette : en grec limos - famine, rareté de moisson

Attention cependant à la différence entre la famine et la malnutrition.

Bien qu’elles affectent toutes deux en premier lieu ceux qu’on appelle « les groupes à risque de la faim », enfants de moins de cinq ans, femmes enceintes et allaitant, personnes âgées ou malades, il ne faut pas mettre sur le même plan famine et malnutrition : elles n’ont ni les mêmes causes, ni les mêmes conséquences, ni la même gravité.

La famine, c’est la faim aiguë, la rupture absolue de nourriture pour des populations entières entraînant à brève échéance la mort si rien n’est fait pour les secourir. Elle frappe des peuples dont le seul tort est de se trouver pris dans des conflits où la faim est de plus en plus utilisée comme une arme. Somalie, Ethiopie, Libéria, Sierra-Leone, Mozambique, Angola, Sud-Soudan, région des Grands Lacs,… toutes les famines des dix dernières années ont été la conséquence de conflits meurtriers, engendrant des milliers de personnes réfugiées ou déplacées, premières victimes de la faim.

La malnutrition, c’est la « faim silencieuse ». On peut être mal nourri sans ressentir la sensation de faim. La ration alimentaire est déséquilibrée en quantité et en qualité et empêche une pleine activité.
Tout en ayant de quoi manger, des millions d’êtres humains qui souffrent de malnutrition sont privés de certaines vitamines et manquent de substances indispensables à leur développement.
Si la malnutrition est un phénomène très répandu dans le Tiers Monde, elle n’a pas de conséquences aussi dramatiques que les famines.

Les famines sont la plupart du temps liées aux guerres civiles qui privent les pays des ressources et des bras pour les générer ou aux techniques agricoles inadaptées et improductives.
Elles ne sont donc pas dans un lieu après l’autre. Même si nous pouvons en tant que citoyens du monde en déplorer l’existence.

Une réappropriation historique des famines nous permet de mieux en comprendre la fréquence au cours de l’Histoire ;

Les grandes famines | cité par Coc

Dans l’antiquité en Égypte les famines sont principalement provoquées par la trop faible ou forte crue du Nil.

Les famines au Moyen Âge : La famine intervient lorsque les récoltes sont mauvaises, en particulier pendant la soudure. Le facteur météorologique est aggravé par la guerre et le passage dévastateur des soldats dans les champs (guerre de Cent Ans). Les pauvres sont toujours les plus touchés. Les villes organisent le ravitaillement en blé, venu parfois de loin et à fort coût. La famine rend les corps plus faibles face aux épidémies. Le lettré Raoul Glaber nous laisse un témoignage écrit de la famine qui a sévit en Bourgogne vers 1033.

Famines dans le nord de la France :
 
1315-1317
1438-1439
1693-1694
 
Famines dans le Sud de la France :
 
1339-1341
1343-1346
1374-1375
1430-1433
1456-1458
1480-1483
1693-1694

La famine irlandaise de la pomme de terre du milieu du XIXe siècle fit entre 750 000 et un million de morts et poussa deux millions d’Irlandais à émigrer en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Maladie et mort au Moyen-Age | cité par Coc :
Au Moyen Âge, la mort fait partie de la vie quotidienne.

La médecine, alors rudimentaire, ne permet pas d’espérance de vie au-delà de trente ans en moyenne. Dans les classes pauvres, la malnutrition permanente se transforme en famine chronique qui fauche rapidement les plus faibles.

Quant aux épidémies, elles se répandent à une vitesse effrayante dans les logis surpeuplés et insalubres des villes. La plus terrible fut la Grande Peste. Véhiculée depuis l’Asie par les rats des navires qui contaminèrent les marins, elle atteignit l’Europe entre 1347 et 1348 et emporta un tiers de la population. De gros boutons noirs et bleus appelés bubons apparaissaient sur le corps du malade et la mort était inévitable, faute de remède à ce fléau.

Revenons à une lecture plus proche de l’époque présumée de Jésus et découvrons les commentaires des biblistes Barnes et Clarke qui nous livrent le contexte de la rédaction du texte originel.

Albert Barnes, (Notes on the Bible) avance :

Et il y aura des famines.

Il y eut une famine prédite par Agabus (Ac 11:28) qui est mentionnée par Tacite, Suétone, et Eusèbe, qui fut si sévère à Jérusalem, que Flavius Josèphe dit qu’un grand nombre de gens périrent par manque de nourriture (Antiq. XX 2) [2]. Quatre fois durant le règne de Claudius (41-54) la famine fit des ravages à Rome, en Palestine et en Grèce.

Pour un observateur qui voit le monde antique et civilisé en proie à la famine, c’est la famine dans un lieu après l’autre.

Adam Clarke’s Commentary on the Bible nous livre le même commentaire.

Matthieu n’évoque pas les pestes, Luc le fait (certains diront peut-être parce qu’il était médecin).

Luc 21:10-11 10 Alors il leur dit : “ Nation se lèvera contre nation et royaume contre royaume ; 11 et il y aura de grands tremblements de terre et, dans un lieu après l’autre, des pestes et des disettes ; et il y aura des spectacles effrayants et, du ciel, de grands signes.

Dans un lieu après l’autre des pestes…

Là encore parole à l’Histoire :

Le moyen-âge : les épidémies et les pestes

La première grande manifestation de la peste date du milieu du VIe siècle : cette peste, dite de Justinien vint désoler le monde connu de 531 à 580. Partie de Péluse, elle gagna Alexandrie, le Nord de l’Afrique, la Palestine, la Syrie, Constantinople, l’Italie, la Gaule, la Germanie. En résumé, dans la deuxième moitié du VIe siècle, elle avait parcouru le monde occidental. Dans certaines parties de l’Europe, la dépopulation fut telle que des villes importantes devinrent des déserts. Une autre peste sous Constantin Copronyme fut beaucoup moins désastreuse et ne dura que vingt ans. Entre le VIIe et le XIVe siècle apparurent plusieurs épidémies de peste relativement bénignes. Puis vint la grande peste du XIVe siècle, la peste noire, la mort dense, qui vint du fond de l’Asie, de la Chine, dit-on, où il mourut 13 millions de personnes ! Après avoir parcouru l’Asie Mineure, l’Arabie, l’Afrique, l’Égypte, elle passa en Grèce, en Italie, en Sicile, en France, puis en Espagne, en Angleterre, en Norvège, etc. Les pays les plus éprouvés par la peste noire perdirent au delà du tiers de leurs habitants : Bagdad aurait perdu 500 000 individus en trois mois, le Caire 10 00 habitants en un seul jour ; Chypre fut dépeuplée.

Cette grande irruption s’accomplit entre 1346 et 1353 ; l’Europe perdit, semble-t-il, 24 millions d’humains, le quart de sa population probable et l’Asie plausiblement bien davantage. La mortalité fut donc énorme ; et d’autant plus que les maladies ne tardent pas à frapper des organismes affaiblis. Comme le remarque un historien lorrain en 1503, la « famine estrange » est toujours la compagne de « grande pestilence, car l’une est comme le levain de l’autre ». Ces épidémies, mal soignées, trouvant un terrain favorable à leur évolution, s’étendent, se multiplient nécessairement. En effet, partout des marais stagnants ; des cités et des châteaux entourés de hautes murailles, bordées de fossés profonds aux eaux croupissantes. A l’intérieur, rues étroites, maisons basses, malsaines ; cimetières près des lieux habités ; inhumations faites sans souci de l’hygiène, sous les dalles des églises ; populations entassées surtout en temps de guerre.

Outre la mortalité effrayante, ces épidémies eurent une influence énorme sur la société, et sur les moeurs.(…)

Le fléau des fléaux

La liste des épidémies au Moyen âge est impressionnante. L’Angleterre paye son tribut ; on cite les pestes de 1198, 1315 ; 1366, 1407. Les armées ne restent pas indemnes. La dysenterie épidémique décime les Croisés assiégeant Antioche (1098) ; des affections contagieuses atteignent les troupes de Frédéric Barberousse, marchant sur Rome (1167). La peste disperse les soldats de Henri VI devant Naples (1193) et ceux de Beaudourn en Syrie (1202). Le scorbut exerce d’affreux ravages au siège de Damiette (1218). Trois fois saint Louis (Louis IX) ne peut empêcher la contagion d’attaquer ses compagnons d’armes : lorsqu’il marche contre Henri III d’Angleterre (1242-1243), en Égypte (1250), près de Tunis (1270) ; il succombe alors lui-même. En Italie, les troupes du duc d’Anjou (1384), de Charles VIII (1496) éprouvent de ce fait de grandes pertes. De 1400 à 1510, Raguse se voit envahie onze fois par le fléau apporté avec les ballots de marchandise venant de l’Égypte, de l’Asie mineure, de la Sicile. La peste visite Florence dix-sept fois de 1315 à 1495. On compte à Nîmes trente et une épidémies de 1348 à 1649. Le Bourgeois de Paris dont le journal s’étend de 1405 à 1449 parle dix fois au moins de : « très grant mortalité » ; de bote (petite vérole), d’espydimie, de toux. Les parties de l’Europe atteintes le plus gravement auront été la Germanie, la France méridionale, l’Italie et surtout les villes qui font un commerce régulier avec l’Orient : Marseille, Venise, Rome, etc.

On le voit, toutes ces maladies épidémiques, contagieuses et infectieuses ne correspondent pas toujours à la peste proprement dite. A côté des pestes à bubons, il y a les fièvres catarrhales, les fièvres miliaires, le typhus, les dysenteries, le scorbut, et il faudrait aussi y ajouter les fréquentes épizooties, qui, au total, aboutissent au même résultat : dépeupler le pays.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et on imagine mal l’ambiance macabre qui devait régner à cette époque. Pas une famille européenne n’a dû être épargnée. Tous les rapports sociaux ont été modifiés : la main d’œuvre était devenue si rare que les propriétaires fonciers pleuraient pour avoir des manouvriers qui travaillent leur terre. D’exploités, ils devenaient citoyens.

Certains TJ s’appuyeront certainement sur les craintes d’épidémie qui sont relayées par l’OMS et les médias.
Pourtant, c’est un progrès spectaculaire que de pouvoir anticiper et se préparer à une grippe moderne.
Songeons bien que la prophylaxie n’était pas connue au 14e siècle et que c’est l’ignorance qui a dévasté le monde, un monde bien plus clos et hermétique que celui d’aujourd’hui.

Bien sûr, personne ne peut dire si une grande épidémie dévastera le monde, mais c’est dans l’ordre des choses.
Nous sommes environnés par les virus, et les virus sont les formes simples qui ont été les duplicateurs générateurs de la vie. Le même mécanisme qui a amené la vie continuera à la travailler et la modifier.

Retour sur les exégètes bibliques des siècles passés.

Albert Barnes :

Des pestes


Des épidémies ravageuses ; la plaie qui efface des multitudes de gens d’un seul coup.
C’est communément le symptôme concomittant de la famine et souvent produit par elle.
Une peste est rapportée comme ayant ravagée la Babylonie en 40 de n.e. (Flavius Josèphe, Antiq. xviii. 9 . 8.) ; en Italie en 66 de n.e. (Tacite 16. 13) [3]..
Les deux événements prirent place avant la destruction de Jérusalem.

John Gill (1690-1771) Exposition of the Entire Bible fait un parallèle intéressant avec un livre apocryphe du 1er siècle appelé 2Ezra ou 4Ezra dont la formulation est très proche des évangiles, ce qui est la preuve que l’appropriation prophétique des événements entourant la prise de Jérusalem était concurrentielle.

Et l’un entreprendra de se battre contre un autre, une cité contre une autre, un lieu contre un autre, un peuple contre un autre, un royaume contre un autre.(2 Esdras 13:31)

Le commencement des chagrins et des grandes afflictions ; le commencement de la famine et de la grande mort ; le commencement des guerres, et les puissances doivent se tenir dans la crainte ; le commencement de tous les maux ! Et que ferai-je quand tous ces maux viendront ? (2 Esdras 16:18)

Et ensuite, il y aura aussi des tremblements de terre et des révoltes populaires dans le monde. (2 Esdras 9:3)

Des tremblements de terre dans un lieu après l’autre…

Voici l’affirmation de la WT dans le livre Comment raisonner à partir des Ecritures (p. 91) :

A-t-on recensé un nombre considérable de forts séismes depuis 1914 ? Grâce aux renseignements fournis par le Centre national de données géophysiques de Boulder, au Colorado, et après consultation de divers ouvrages de référence, on a dressé, en 1984, une liste de tous les tremblements de terre qui ont atteint ou dépassé 7,5 sur l’échelle de Richter, qui ont causé pour 50 millions de francs (français) de dégâts matériels ou plus, ou qui ont fait 100 victimes ou davantage. On en a recensé 856 au cours des 2 000 ans qui ont précédé 1914. Or depuis 1914, en 69 ans seulement, on en a compté 605. Ainsi, depuis 1914, la moyenne annuelle des grands tremblements de terre est vingt fois supérieure à ce qu’elle a été au cours des 20 siècles précédents.

Premier principe de validité d’un raisonnement par références : citer ses sources. Sinon la vérification et la contestation sont impossibles.

Qui est « on », quels « ouvrages de référence » ?

« Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve ». Et la Watchtower le sait bien…

Tirez profit de l’Ecole du Ministère Théocratique, leçon 40, p. 225 § 1

Exactitude des déclarations :

Vérifiez l’exactitude de vos informations. Un fait d’actualité, une citation ou une anecdote s’avèrent parfois utiles pour illustrer ou faire l’application pratique d’une idée. Comment vous assurer qu’il s’agit de renseignements exacts ? Une première solution, c’est de les puiser à des sources dignes de confiance. Pensez aussi à vérifier que l’information est encore à jour. Les données chiffrées ne sont exactes qu’un temps ; les découvertes scientifiques sont rapidement dépassées, et de nouveaux éclairages sur l’Histoire et les langues anciennes remettent en question des conclusions qui s’appuyaient sur une connaissance plus limitée. Soyez très prudent quand vous pensez citer des informations tirées d’un journal, données à la télévision ou à la radio, recueillies par courrier électronique ou glanées sur l’internet. Proverbes 14:15 nous adresse ce conseil : “ Quiconque est inexpérimenté ajoute foi à toute parole, mais l’homme astucieux est attentif à ses pas. ” Demandez-vous : ‘ La source que je cite est-elle réputée pour l’exactitude de ses renseignements ? Y a-t-il moyen de vérifier cette information autre part ? ’ Si vous avez des doutes sur la véracité d’une information, laissez-la de côté.

Manuel pour l’Ecole du Minstère Théocratique, ét. 21 p. 110 § 9

Idées instructives, présentées clairement :

Exactitude des déclarations. L’organisation des témoins de Jéhovah est fondée sur la vérité. Notre désir devrait être de dire la vérité et d’être rigoureusement exacts à tout moment et dans tous les détails. Cela devrait être le cas non seulement des doctrines, mais aussi des citations, des renseignements que nous présentons sur d’autres personnes, des données scientifiques et des nouvelles d’actualité.

Revenons sur les tremblements de terre [4] en nous reportant aux commentaires d’Albert Barnes et Adam Clarke (op. cit.), commentaires qui ne manquent d’intérêt en ce qu’ils nous procurent un éclairage historique et philologique certain.

Voici d’abord Barnes - traduit de l’anglais par mes soins

En langage prophétique les tremblements de terre désignent parfois des bouleversements politiques. Littéralement ce sont des secousses ou tremblements de la terre provoquant souvent la ruine de cités ou de villages. La terre s’ouvre et maisons et habitants sont indifféremment engoutis. Nombre d’entre eux sont mentionnés comme ayant précédés la destruction de Jérusalem.
Tacite en mentionne un durant le règne de Claude à Rome et affirme que sous le règne de Néron les villes de Laodicée, Hiérapolis et Colosse furent renversées, et que la célèbre Pompéi fut submergée et presque détruite par un tremblement de terre (Annales 15-22) [5].
D’autres encore sont mentionnés à Smyrne, Milet, Chios et Samos.

Luc ajoute :

Lc 21:11 « Et il y aura de grands signes dans le ciel »

.
Josèphe, qui n’avait problablement rien entendu de cette prophétie et n’aurait certainement rien fait pour montrer son accomplissement, rapporte les prodiges et les signes qu’il dit avoir précédé la destruction de Jérusalem.

La Guerre des Juifs, b. 6, chapitre 9, section 3.

Une étoile ressemblant à une épée, stationna au dessus de la cité et une comète se fit voir pendant toute une année.
A la fète des gâteaux sans levain, pendant la nuit, une lumière brilla tout autour de l’autel et du temple si bien que l’on se serait crû en plein jour pendant une heure et demie.
La solide porte est du temple renforcé de bois et de métal et qui demandait vingt hommes pour la manœuvrer avec difficulté s’ouvrit de nuit d’elle-même.
Quelques jours après la fête, avant que le soleil ne se lève, des chariots et des troupes de soldats en armures furent aperçus courant dans les nuages et entourant la cité.
Un grand bruit, comme le son d’une multitude, fut entendu dans le temple disant : « Soyons désormais supprimés. »

A mon avis, à l’époque ils ne faisaient pas que récolter le chanvre pour les cordes et les oiseaux…

Comment voulez-vous que dans une telle atmosphère psychédélique le moindre personnage un peu prophète n’ait pas eu du succès ?

Clarke à présent :

Des tremblements de terre, en différents lieux

Si nous prenons le mot seismoï du verbe seiso, secouer, dans son sens premier alors il signifie particulièrement ces bouleversements populaires et insurrections que nous avons déja notés ; et cela doit être, à mon avis, la véritable signification du mot.
Mais si nous le confinons au sens de tremblement de terre, il y en eu plusieurs au temps auquel notre Seigneur se réfère ; particulièrement un en Crète sous le règne de Claude, un à Smyrne, Milet, Chios, Samos (voir Grotius). Un à Rome, mentionné par Tacite ; et un à Laodicée sous le règne de Néron, au cours duquel la cité fut renversée, ainsi probablement que Hiérapolis et Colosse (voir Tacite Annal. lib. xii. and lib. xiv).
Un à Campania mentionné par Sénèque ; un à Rome, sous le règne de Galba, mentionné par Suétone du vivant de l’empereur.
Ajouté à tous ceux là, il y en eut un de terrifiant en Juda mentionné par Flavius Josèphe (Guerre des Juifs, b. iv. c. 4), accompagné par une terrible tempête, des vents et des averses violents, des éclairs continuels et des coups de tonnerre ; ce qui en amenait beaucoup à croire ces choses annonciatrices de quelque catastrophe inhabituelle. (…)

Clarke reprend les mêmes témoignages de Flavius Josèphe que Barnes cité plus avant à propos des choses terribles devant survenir.
Mais il cite toujours de Josèphe ce témoignage relatif à la tension extraordinaire du peuple juif de cette époque :

Ce que Josèphe reconnaît comme l’un des signes les plus terribles de tous a trait à un certain Jésus, habitant de la région, qui quatre ans avant que la guerre ne commence, et alors que la cité était en paix et dans l’abondance, vint à la Fête des Tabernacles et criant en courant à travers les rues jour et nuit : « Une voix vient de l’Est. Une voix vient de l’Ouest. Une voix vient des quatre vents ! Une voix contre Jérusalem et contre son temple. Une voix contre les épouses et contre les époux. Une voix contre tout le peuple. »
Alors que les magistrats essayaient par les liens et par les tortures de le restreindre, il continuait à crier d’une voix plaintive :« Malheur, malheur à Jérusalem ».
Et il continua de faire cela plusieurs années durant s’approchant des murailles et pleurant à forte voix : « Malheur à la ville et à son temple ». Et alors qu’il ajoutai : « Malheur, malheur à moi" voici qu’une pierre jeté ou lancé de la muraille le frappa mortellement à la tête. »

Nous l’avons déja dit : c’est dans ce contexte de crainte superstitieuse entretenue par toute la nation juive que sont nés les évangiles et la prophétie relative aux signes.

Un dernier commentaire avant de changer de registre…

Mat 24 :7 se termine avec la locution kata topous qui est traduit dans la TMN par « dans un lieu après l’autre » et dans d’autres traductions par « en divers lieux » (Darby, Segond).

Pourquoi cette différence de traduction ?
Car en effet, rendre que les tremblements de terre frapperont dans un lieu après l’autre, c’est s’exposer à la remarque : « Mais les tremblements de terre ont toujours lieu en un nombre limité d’endroits (les failles sismiques sont répertoriées et connues) et pas dans un lieu après l’autre ».

Oui, tiens pourquoi ne pas avoir rendu par « en divers lieux » qui se révèlerait bien plus exact ?

Par souci de cohérence de traduction.

Oui, souvenez-vous notamment d’Actes 20:20.

20 tandis que je ne me retenais pas de vous annoncer toutes les choses qui étaient profitables et de vous enseigner en public et de maison en maison.

On retrouve l’expression kat oikous rendue ici par la TMN par « de maison en maison », et par d’autres traductions par « dans les maisons » (Darby, Segond).
Selon le linguiste James Strong, la préposition kata qui peut prendre un grand nombre de sens, « dénote l’opposition, la distribution ou l’intensité ».
La traduire c’est donc forcément faire un choix.
L’inflexion distributive est le choix opéré par la TMN et elle s’y tient de bout en bout.

Renoncer à « de maison en maison », mais vous n’y pensez pas !

Cette fois encore, à l’analyse, en nous appuyant sur la perspective historique et sur le contexte de rédaction des Ecritures, nous pourrons rejeter la lecture dramatique et prophétique que font les fondamentalistes chrétiens des évangiles.


Notes:

[1] Fidèle intervenante sur le forum Une Lueur

[2] Son arrivée fut tort profitable aux Hiérosolymitains, car à ce moment la famine pressait la ville et beaucoup de gens périssaient par manque de ressources. La reine Hélène envoya des serviteurs les uns à Alexandrie pour acheter du blé pour une grosse somme d’argent, les autres à Chypre pour en ramener un chargement de figues. Ils revinrent au plus vite et elle distribua aux indigents cette nourriture, laissant par ce bienfait un souvenir éternel dans tout notre peuple. Son fils Izatès, dès qu’il apprit cette famine, envoya beaucoup d’argent aux premiers des Hiérosolymitains.(Antiquités judaïques, XX, 2 : 5).

C’est sous ce dernier qu’arriva en Judée la grande disette où la reine Hélène acheta à grand prix de blé en Égypte pour le répartir aux indigents, ainsi que je l’ai dit plus haut. (Antiquités judaïques, XX, 5 : 2).

[3] « Cette année souillée de tant de forfaits, les dieux la signalèrent encore par les tempêtes et les épidémies. La Campanie fut ravagée par un ouragan qui emporta métairies, arbres, moissons. Ce fléau promena sa violence jusqu’aux portes de Rome, tandis qu’au-dedans une affreuse contagion étendait ses ravages sur tout ce qui respire. On ne voyait aucun signe de corruption dans l’air, et cependant les maisons se remplissaient de cadavres, les rues de funérailles : ni sexe, ni âge n’échappait au péril ; la multitude, esclave ou libre, était moissonnée avec une égale rapidité ; ils expiraient au milieu des lamentations de leurs femmes et de leurs enfants, qui, frappés à leur chevet, atteints en pleurant leur trépas, étaient souvent brûlés sur le même bûcher. Les morts des chevaliers et des sénateurs, quoique aussi nombreuses, étaient moins déplorables : la mortalité commune semblait les dérober à la cruauté du prince. » (Tacite, Annales, 16 : 13)

[4] Vous trouverez sur un site de Charles Chasson la traduction d’un article d’Alan Feuerbacher concernant les statistiques relatives à le fréquence des séismes, article intitulé Les tremblements de terre : preuves de la fin des temps ?

[5] « Cette année fut fertile en prodiges. On vit des oiseaux sinistres perchés sur le Capitole. De nombreux tremblements de terre renversèrent des maisons, et, dans le désordre que produisait la crainte de désastres plus étendus, les personnes les plus faibles furent écrasées par la foule. La disette de grains et la famine qu’elle causa furent aussi regardées comme des présages funestes. » (Tacite, Annales, 12 : 43).

« … enfin le tribut fut remis pour cinq ans à la ville d’Apamée, renversée par un tremblement de terre. » (Ibid, 12 : 58).

« La même année, un tremblement de terre renversa Laodicée l’une des cités les plus célèbres de l’Asie : elle se releva par elle-même et sans notre concours. » (Ibid, 14 : 27).

« Un tremblement de terre renversa en grande partie Pompéi, ville considérable de la Campanie. » (Ibid, 15 : 22).

« Le prince soulagea le désastre de Lyon par le don de quatre millions de sesterces, qu’il fit à la ville pour relever ses ruines ; les Lyonnais nous avaient eux-mêmes offert cette somme dans des temps malheureux. » (Ibid, 16 : 13).

« Il intercéda dans le sénat en faveur des habitants de Laodicée, de Thyatirène et de Chio, qui avaient essuyé un tremblement de terre, et qui demandaient du secours. » (Suétone, Vie des douze césars, III, 8).

« Il n’accorda aucune libéralité aux provinces, si ce n’est à l’Asie mineure dont un tremblement de terre avait renversé plusieurs villes. » (Ibid, III, 48).

« Quelques jours avant sa mort, un tremblement de terre fit tomber la tour du phare à Caprée. » (Ibid, III, 74).

« Toutes les fois que Rome éprouvait un tremblement de terre, il faisait proclamer des jours fériés que le préteur annonçait au peuple assemblé. » (Ibid, V, 22).

« Ses libéralités s’étendaient sur tout le monde. Il compléta la fortune des sénateurs, établit un revenu annuel de cinq cent mille sesterces pour les consulaires pauvres, et dans tout l’empire fit reconstruire avec des embellissements un grand nombre de villes incendiées ou renversées par des tremblements de terre. » (Ibid, X, 17).

« L’ordre de la nature paraissait renversé ; des orages affreux répandaient la terreur de toutes parts. Mais, ce qui frappait le plus, c’étaient les tremblements de terre. Le globe traversait une convulsion parallèle à celle du monde moral ; il semblait que la terre et l’humanité eussent la fièvre à la fois.
(…) De tous les phénomènes naturels, d’ailleurs, les tremblements de terre sont ceux qui portent le plus l’homme à s’humilier devant les forces inconnues ; les pays où ils sont fréquents, Naples, l’Amérique centrale, ont la superstition à l’état endémique ; il en faut dire autant des siècles où ils sévissent avec une violence particulière. Or jamais ils ne furent plus communs qu’au premier siècle. On ne se souvenait pas d’un temps où l’écorce du vieux continent eût été si fort agitée. (…) L’an 23, l’an 33, l’an 37, l’an 46, l’an 51, l’an 53, il y eut des malheurs partiels en Grèce, en Asie, en Italie … Antioche était incessamment ébranlée. A partir de l’an 59, enfin, il n’y a presque plus d’année qui ne soit marquée par quelque désastre. La vallée du Lycus, en particulier, avec ses villes chrétiennes de Laodicée, de Colosses, fut abîmée en l’an 60 … Ces tremblements d’Asie répandaient partout l’effroi ; on en parlait dans le monde entier, et le nombre de ceux qui ne voyaient pas dans ces accidents les signes d’une divinité courroucée était bien peu considérable. » (Ernest Renan, Histoire des origines du christianisme, Tome 2. Paris : Editions Robert Laffont, 1995, pages 161-168).
Merci à tiierri sur le forum Une Lueur pour ces nombreuses notes de référence.

9 commentaires
  • J’ai déjà abordé le sujet, dans tj -Liberté. Je n’ai pas été entièrement satisfaite par les réponses proposées.

    C’est quand même un fait réel nouveau, qu’exploitent les sectes, certains musulmans , les tj en particulier, quand ils citent le passage en apocalypse 11:18 …..« et pour saccager ceux qui saccagent la terre ».

    Il n’y a pas de solution « humaine » qui puisse être appliquée sans que chacun y mette du sien, et surtout sans que les grands pontes de l’industrie ne réagissent. Les USA sont dans la ligne de mire, puisqu’ils n’ont pas signé la convention Kyoto en faveur de la baisse d’émission de gaz à effet de serre.

    Mais alors qu’arrivera-t-il à la terre « si Dieu ne réagit pas » ? On a beau essayer, nous les particuliers à faire des efforts écologiques ( pour ma part, j’ai de la chance de pouvoir prendre le train pour aller au travail, mais combien ne le peuvent pas car ils sont mal desservis etc..).

    C’est quand même un sujet qui m’angoisse. Je sais que la wt est en tort avec toutes les informations que j’ai pu avoir en peu de temps sur différents sites traitant les sujets des sectes. Mais, là dessus, et si elle avait raison ?

    *Je prend un autre sujet traité par la wt. La prophétie des 7 temps ou 70 semaines d’années, en Daniel chap 7, qui nous ramène à 1914, date de la présence invisible du Christ et en même temps de la méchanceté qui règne de plus en plus sur la terre, en raison du rejet de Satan et de ses démons sur la terre . ( apocalypse 12 : 9) .

    En Apocalypse 11 : 2 sur les quarante deux mois, soient 1260 jours ce qui nous ramène en 1918 à partir de 1914, c’est étrange, mais cela correspond bien au début des hostilités et de la 1re guerre mondiale, puis à la fin de la Grande guerre, époque, annoncée par les étudiants de la bible à partir de 1876.

    On connaît la suite sur la division entre les russelistes et les étudiants de la bible suite aux différents humains. Ce sont pourtant les seuls qui ont annoncé « le début du temps de la fin ».

    Les autres « signes » annoncés par la wt, me paraissent exagérés, puisque vous en avez donné les explications. C’est de l’intox, relié aux infos, mais les infos ne circulaient pas avec autant d’aisance il y a des décennies comme actuellement pour faire de l’audience. Et pourtant les étudiants de la bible ont parlé de tous ces signes énumérés en Matthieu et Marc, avant la radio et la tv.

    Qu’en est-il ? Merci, Alex

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    • Pour ces soi-disants prophéties 2 octobre 2006 18:13, par Copernic

      Salut Alex,

      Pour les 7 temps des Gentils, je t’invite à suivre ce lien qui t’explique que c’est une spéculation qui ne date pas d’hier et qui se base sur une date fausse, à savoir la destruction de Jérusalem en 607 alors que tous les historiens et archéologues s’accordent pour la fixé en 587 (eux n’ont aucun interet de par cette date, les TJ si !)

      Ensuite les « signes » catastrophiques et eschatologiques ne sont pas une invention des Témoins de Jéhovah. Ils existaient déjà pour l’an 1000. A chaque fois ils s’appuient sur la Bible et plus particulierement sur les paroles de Jésus et de l’Apocalypse et des faits réels du moment. Bref, c’est une réédition. La paranoîa est une maladie qui fonctionne de la même manière : c’est une interpretation de faits réels qui nous entourent dans un sens purement subjectif et qui nous arrange.

      Pour terminer sur Apocalypse 11:18 il faut relire le contexte ou il nous est parlé de nations en guerres. Donc on peut tres bien interpreter le texte du point de vue du narrateur qui pense à des armées qui pratiquent la technique de la terre brulée pour détruire les champs, la nature. L’auteur attend que ces crimes qui condamnaient la population à la famine à l’époque ne demeurent pas impunis. Pourquoi faudrait-il interpréter cela au trou de la couche d’ozone ? ou aux marées noires ? Pour comprendre d’autres points de vue sur le livre de l’Apocalypse, je t’invite à lire ceci sur Wikipedia

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    • La peur aussi est un fonds de commerce 2 octobre 2006 19:32, par Lucretius

      Tout d’abord merci Alex pour l’intérêt que tu portes à notre site.

      Il est normal d’être effrayé par la possibilité offerte aux hommes de détruire la planète par leur incapacité à gérer. Mais à bien y regarder celà n’a que peu de rapport avec ce que les fondamentalistes pourront évoquer à l’appui de cette peur moderne.

      Citer Révélation 11:18 « et pour saccager ceux qui saccagent la terre », la belle affaire !

      Est-ce seulement une idée que tu vas trouver dans le signe donné par Jésus en Mt 24, Mc 13, Lc 21. Pas du tout. Or, si cet élément avait été déterminant ne crois-tu pas que nous l’aurions dans la Bible répété à l’envi ? La seule mention dans le texte de l’Apocalypse, livre dont tous les bons exégètes savent que l’auteur ne peut être le Jean apôtre et compagnon de Jésus, mais quelque obscur écrivaillon qui ne faisait que reproduire le style apocalyptique caractéristique de son époque.

      Dans ce ramassis de figures et illustrations où se mélangent allègrement le propre et le figuré, l’image et le symbole, il faudrait être malchanceux pour ne pas tirer un fragment qui semblerait avoir un peu de sens.

      Mais à bien y regarder qu’en est-il ? Il est question au verset 18 de détruire la terre (en grec gê). Mais le verbe grec - diaphtheirō (nombre de Strong 1311) - signifie tout aussi bien détruire que corrompre. Preuve en est le verset 12 du chapitre 19 de la Révélation.

      A propos de la Grande Prostituée : Rev 19:2 parce que ses jugements sont véritables et justes ; car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par son impudicité, et il a vengé le sang de ses serviteurs en le redemandant de sa main.

      Qui corrompait la terre : qui détruisait la terre - les mots grecs sont absolument les mêmes. Seul le contexte impose ici une corruption des hommes et non une destruction physique de la terre.

      Conclusion : s’obstiner à lire ce verset comme désignant la pollution actuelle n’est que pure fantaisie et opportunisme.

      Quant à l’année 1914, il convient de ne pas confondre l’effet et la cause. Ce n’est pas parce qu’une chronologie éclairée pointe vers 1914 que les TJ gardent cette année comme un trésor sacré, mais l’inverse.

      C’est parce que le plus tragique des hasards a mis en évidence l’année 1914 que les TJ s’obstinent à défendre bec et ongles une construction prophétique qui n’a ni queue ni tête - l’année 607 avant notre ère est une aberration historique, l’argumentaire chronologique tiré du chapitre 4 (7 temps) ne tient pas la route quand on le rapporte à la date probable de rédaction du livre de Daniel vers 165 avant notre ère.

      Quiconque approfondit l’histoire doctrinale des TJ ne pourra que constater que 1874 (Russell n’a eu que cette date en tête, 1914 n’étant que l’aboutissement de la période de troubles et non le début) a eu plus de notoriété que 1914, le seul problème, et il est de taille, est que 1874 n’était pas vendeur idéologiquement.

      Rien ne résiste à une analyse lucide, le signe de Jésus plonge dans son contexte historique du premier siècle, et rien ne justifie l’acharnement avec lequel les fondamentalistes chrétiens veulent en tirer une application moderne.

      Les peurs de notre époque sont le fonds de commerce des mouvements millénaristes, comme l’ont été les peurs des époques passées.

      Les mouvements disparaissent, restent les peurs. Il faut se dégager des unes et des autres.

      Répondre

      • gourou ? 5 octobre 2006 08:12

        « Je sais que la wt est en tort avec toutes les informations que j’ai pu avoir en peu de temps sur différents sites traitant les sujets des sectes. Mais, là dessus, et si elle avait raison" ? »

        dans cette phrase voulez vous dire que le gourou c’est bien la wt ?

        Répondre

        • Le gourou 19 octobre 2006 17:50

          Alors qui est le gourou ? Les gourous dans la secte des Témoins de Jéhovah sont-ils les anciens (les bergers qui mènent paitre les « brebis »). Ces anciens qui sont justement nommés par la WT et sont de vrais gourous. Regardez ces exemples : les anciens ou les gourous ont le droit de parler aux personnes exclues (des ex-témoins de jéhovah) ou autres mais les freres et soeurs Témoins de jéhovah n’ont pas le droit de communiquer ou manifester des signes de salutation aux personnes exclues … ces gourous peuvent parfois se laisser aller aux signes de salutation pourtant interdites, diriger les exclus dans les salles du royaume, voire écouter les Témoins de Jéhovah qui ont des problèmes personnels dans une discussion privée …. Alors que pensez vous de ces gourous ? Pour moi les gourous sont des personnes très influentes et à même de flirter avec les mauvaises choses ….

          A vous de voir et a vous de répondre.

          P.S. : sans trahir la pensée de notre visiteur, j’ai repris l’expression des idées dans un français plus lisible. Qu’il me pardonne cette audace. Lucretius.

          Répondre

          • gourous ? 19 octobre 2006 19:04

            Les anciens ? hum ! Ils appliquent les directives, ce seraient plutôt des petits sergents, leurs conférences sont des phrases faites sur les plans détailllés concoctés par "la society’. Si vous définissiez qe qu’est le gourou : individuel ou collectif (j’aime bien votre x, marque de pluriel, à gouroux ! il est significatif d’un pluriel spécial, sis,si !) çà aiderai à le définir dans le système tj.

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            • Maitre Capello - Lucretius 19 octobre 2006 19:25, par Lucretius

              Ce n’est pas parce qu’on est en colère qu’on a le droit d’écrire « gouroux ». ;-)

              C’est gourous au pluriel.

              Et la définition que donne l’encyclopédie Wikipedia de Gourou, notamment « le chef d’un petit groupe spirituel » s’applique bien aux anciens qui par délégation sont placés dans cette position.

              Par leur enseignement ils pèsent sur la direction donnée aux congrégations. Mais ils ont au dessus d’eux des gourous plus galonnés les surveillants itinérants, un vrai clergé directeur, selon une pyramide de responsabilités savamment contrôlée.

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    • peur et commerce ! oui ! 3 octobre 2006 23:01

      « C’est quand même un sujet qui m’angoisse. Je sais que la wt est en tort avec toutes les informations que j’ai pu avoir en peu de temps sur différents sites traitant les sujets des sectes. Mais, là dessus, et si elle avait raison » ?

      comme si à cause d’une angoisse fondamentalement exprimée par l’homme dès qu’il a su écrire, cette crainte de ne plus être en sécurité sur cette terre où finalement il a toujours été en équilibre instable- santé, bonheur, vie et mort- fragile et rêvant de stabilité, les écrits watcho-jéhovisant ont su porter la chose aux extrèmes paroxystiques, avec pour cheminement cette induction, cette injection : « hein ? et si ils avaient raison ! » (ils les écrits des tj, considérés comme la seule pensée tj et valable).

      Or beaucoup d’autres que les tj,ont parlé de la sorte, plutôt d’ailleurs pour prendre des voies préventives que pour inféoder,

      alors est-que pour autant il faudrait faire partie de tous ces groupes qui ont, où auraient raison ? Il y a dans l’apprentissage tjistique un terrrible rétrecissement de la pensée, focalisée sur les déclarations d’auteurs aussi anonymes que non scientifiques, et faussement prophétiques, puisant de droite et de gauche dans tout ce qui démultipliera l’angoisse, ou la peur de réfléchir tout en laissant croire le contraire.

      Une chose est sure, le fond de commerce des manipulateurs profite grassement des peurs, des peurs entretenues, des peurs créés en les présentant en permanence.

      Laurae

      Répondre

    • mais c’était dans l’air du temps ! non a : « Et pourtant les étudiants de la bible ont parlé de tous ces signes énumérés en Matthieu et Marc, avant la radio et la tv ».

      les étudiants de la bible n’étaient vraiment pas connus en France, pourtant la grand-mère qui connaissait sa bible pour avoir appris à lire en 1870 parlait de faits de ce genre qui devaient arriver, et les enfants qui avaient une quarantaine d’années au minimum en parlaient.

      Répondre


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