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Les mammouths congelés du Déluge



Table des matières :

Cet article est inspiré du travail remarquable d’Alain Feuerbacher dont l’article se trouve ici (traduction en français par Charles Chasson). Merci aussi à Charles Chasson pour son aimable autorisation de reproduction de son article sur les mammouths

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Mammouth laineux

Cette congélation de nos mammouths est annoncée comme étant la conséquence d’un Déluge soudain ou plutôt pour reprendre les termes du Bethel, suivant le livre Etudes perspicaces [1] :

Quelles preuves démontrent qu’il y a vraiment eu un déluge global ?…. La preuve d’un changement climatique : Des restes de mammouths et de rhinocéros ont été trouvés dans différentes parties de la terre…. dans les falaises sibériennes…. dans les glaces sibériennes et d’Alaska. En fait, certains ont été trouvés avec de la nourriture non digérée dans leurs estomacs ou pas encore mâchée toujours entre leurs dents, indiquant qu’ils sont morts soudainement.

La preuve supplémentaire du livre Création [2][p203]

Selon la Bible, aux jours de Noé un déluge universel recouvrit les plus hautes montagnes de la terre et détruisit tous les humains qui ne se trouvaient pas dans l’immense arche construite par Noé (Genèse 7:1-24). Beaucoup de gens se sont moqués de ce récit. Pourtant, on trouve des coquillages sur les hautes montagnes. Qu’un déluge aux proportions immenses a bel et bien eu lieu dans un passé pas très lointain, c’est ce que prouve la découverte d’une très grande quantité de fossiles et d’ossements dans des amas de boue glacée. Le Saturday Evening Post écrivit : “Nombre de ces animaux ont été découverts parfaitement frais, intacts et sans blessures, soit debout, soit agenouillés. (…) Eu égard à nos conceptions antérieures, c’est là un tableau stupéfiant. Nous nous trouvons en présence d’immenses troupeaux de bêtes énormes et bien nourries, inadaptées aux climats froids, qui mangeaient paisiblement dans des pâturages ensoleillés (…). Soudain, elles ont toutes péries, sans aucun signe visible de violence et avant même qu’elles aient eu le temps d’avaler leur dernière bouchée de nourriture. Puis elles ont été congelées si rapidement que chaque cellule de leur corps est parfaitement conservée.” Cela correspond tout à fait à ce qui s’est passé lors du déluge universel. La Bible le décrit en ces termes : “Ce jour-là se fendirent toutes les sources des eaux de l’immense abîme et les écluses des cieux s’ouvrirent.” Les eaux torrentielles “submergèrent la terre”, et des vents glacials balayèrent sans doute les régions polaires (Genèse 1:6-8 ; 7:11, 19). C’est là que le changement de température fut le plus rapide et le plus considérable. Diverses formes de vie furent donc englouties et conservées dans de la boue glacée. Ce fut peut-être le cas du mammouth représenté ici et qui a été mis au jour en Sibérie. Il y avait encore de la verdure dans sa bouche et dans son estomac, et une fois décongelée sa chair était même comestible.

Notez que les auteurs du livre Etudes Perspicaces ne donnent aucune indication permettant d’aboutir à la conclusion que de la nourriture non digérée dans la bouche des mammouths figés s’associe réellement au Déluge. Plutôt, ils avancent une vague connexion — de façon ou d’une autre la mort soudaine des animaux indique qu’il y a eu un Déluge.

Malheureusement, une mort soudaine peut se produire de beaucoup d’autres façons dans la nature. Les auteurs du livre Etudes perspicaces n’expliquent pas non plus ce que peut signifier le fait de trouver des restes d’animaux dans différentes parties de la terre ou dans des strates communes. Des restes de dinosaures sont trouvés partout sur la terre et dans des strates communes. Assurément, les auteurs du livre Etudes Perspicaces ne cautionnent plus la position des créationnistes avançant que les dinosaures sont morts dans le Déluge, puisque la Société semble avoir abandonné le modèle géologique des créationnistes dans les années 70.

Toutes les références que nous pouvons trouver qui parlent d’animaux censés découverts dans des strates communes, prouvent, après analyse détaillée, que les animaux n’avaient pas été simplement jetés ensemble dans cette même strate. Ils ont plutôt été ensevelis dans un ordre de dépôt qui est souvent facilement datable et selon un phénomène d’accumulation sur de longues périodes

Le livre Création établit un rapport plus clair des conditions de congélation et d’inondation, mais à l’examen, ses arguments sont réfutables. Spécifiquement, si la terre avait été immédiatement couverte par les eaux du Déluge, et cela dans une quantité suffisante pour couvrir les montagnes, comment oser dire que tous les animaux furent congelés, particulièrement par « des vents de congélation » ? Ils auraient été submergés par l’eau du Déluge et isolés de ces vents de congélation. Ce problème principal n’est pas examiné. Une alternative, non mentionnée, aurait été que l’eau elle-même était assez froide pour geler les animaux. Mais alors comment celle-ci serait-elle restée liquide ?

Il y a toutefois un problème : si c’est de l’eau qui est tombée, pourquoi sont-ils dans la glace alors ?

Mettons nous à la place du Mammouth. Nous sommes en train de manger quand, tout à coup, il pleut. De plus en plus fort. L’eau monte. Nous allons quand même arrêter de manger au bout d’un moment dans l’eau !?! La Bible dit qu’il a plu pendant 40 jours et 40 nuits. Nous voyons donc notre mammouth avec de l’herbe qu’il ne peut plus manger. 2 choix se présentent à nous :

  1. l’eau tombe tellement qu’à la fin de la journée, il n’est plus possible à la terre d’absorber l’eau, et l’eau montant recouvre l’herbe. Avant que l’eau ne recouvre le mammouth (3 m au garrot quand même), il doit se passer un certain temps. Pendant ce temps-là, l’herbe a eu le temps d’être digérée. Mais bon, admettons qu’il soit ballonné…
  2. l’eau tombe énormément d’un coup, suffisamment pour recouvrir une bête de 5 m, puis le ciel s’ouvre et glace instantanément sur place la bête, ne lui permettant pas de finir sa digestion. Problème : la masse d’eau aurait du casser le squelette du mammouth. Or, les mammouths retrouvés ne présentent pas au niveau du squelette de fêlures ou brisures.

Autre problème, si le ciel s’ouvre, c’est qu’il ne pleut plus (contradiction biblique ?). On est dans la fiction

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Le Jour d’Après (2004)

du film le Jour d’Après pour imaginer l’hypothèse d’une glaciation ou surgélation immédiate et instantanée par - 65°C. Rappelez-vous les hélicoptères congelés… Mais c’est oublier que c’est de la fiction, et que l’hypothèse d’une température s’abaissant aussi rapidement et congelant tout sur son passage est en contradiction totale avec les lois physiques du ciel, mettant en jeu les courants chauds et froids océaniques et marins … (Référence Science et vie n°1044 sept 2004 par un météorologue qui analysait le scénario catastrophe du film) + Analyse par l’environnementaliste George Monbiot. C’est du cinéma, mais pas la réalité. Mais on peut imaginer qu’il ait congelé vraiment après 40 jours. Alors la putréfaction aurait vraiment pris l’ensemble du corps, et il n’y aurait plus la première couche de peau (les poils, donc). On a de la chance que les requins et autres nettoyeurs des mers n’aient pas dévoré ce menu gastronomique…

Continuons dans l’hypothèse.

Que sait-on sur ces Mammouths ?

Des restes de mammouths congelés ont été découverts dans les parties septentrionales de la Sibérie. Cependant, la croyance populaire selon laquelle les mammouths ont étés gelés instantanément et sont ainsi parfaitement préservés est un mythe propagé par des pseudo-scientifiques comme Immanuel Velikovsky. La bonne conservation est très rare, et implique que l’animal ait été enterré rapidement dans des liquides ou semi-liquides tels que du limon, de la boue ou de l’eau qui auraient ensuite gelé.
Plusieurs possibilités sont envisageables. Des mammouths ont pu être piégés dans des marais ou des sables mouvants, et mourir de faim ou de froid, ou encore se noyer. Ils ont pu passer à travers la glace dans des étangs ou des nids de poule. On sait que beaucoup sont morts dans des rivières, probablement en ayant été emportés par leurs flots. Dans la rivière Berelekh en Iakoutie, au nord-est de la Sibérie, plus de 9 000 ossements d’au moins 156 différents individus ont été retrouvés, apparemment rassemblés par le courant.
À ce jour, trente-neuf corps préservés ont été trouvés, bien que seulement quatre soient complets. Dans la plupart des cas, la chair montre des signes de putréfaction avant son gel et sa dessiccation. Les histoires de mammouths congelés dont la chair était encore mangeable après décongélation abondent, mais les sources sérieuses 1 indiquent en fait que les cadavres étaient fort décomposés, et que l’odeur était si repoussante que seuls les chiens accompagnant les auteurs de la découverte avaient montré de l’intérêt pour la viande. (Source Wikipédia)

Afin de ne pas rester avec une seule source, car nous pouvons encore les accuser de partialité, renseignons-nous sur le pseudo-scientifique Immanuel VELIKOVSKY.

Parmi tous ces érudits qui ont voulu réécrire l’histoire du monde, l’un d’entre eux est particulièrement célèbre. C’est Immanuel Velikovsky (1885-1981) qui a brossé, dans ce qu’il a appelé un essai de cosmologie historique, une fresque qui a obtenu un succès commercial mondial, mais non sans contrepartie. Son livre fameux, Worlds in collision (Mondes en collisions), paru en 1950, a eu un double effet. Il a plu au grand public par son côté mystérieux et par le parfum d’érudition qu’il dégage en première lecture. Mais, revers de la médaille, il a contribué à faire passer Velikovsky pour un charlatan qui s’est mis la quasi-totalité de la communauté scientifique de l’époque à dos. Car il faut le redire, même si cet auteur passe encore parfois pour un martyr de la science, son livre est inacceptable sur le plan scientifique, bien que la partie historique soit assez remarquable. La méconnaissance de Velikovsky sur la partie astronomique du sujet est flagrante. Vouloir faire de Vénus une ancienne comète éjectée par Jupiter, il y a seulement quelques milliers d’années, a fait crier à l’imposture tous les astronomes. Les sondes spatiales qui ont étudié Vénus de près ont confirmé que cette planète n’a rien d’une comète capturée il y a 3500 ans.(Source Wikipédia)

Bon, là, il y a un loup quand même. Si le Bethel [3] adhère à une théorie non-scientifique, on commence à rentrer dans de la fraude intellectuelle !!! Mais bénéfice du doute, bénéfice du doute avant tout. Après tout, nous aussi, nous pouvions continuer d’y croire dur comme fer et puis l’auteur de l’article du Saturday Post du 16 janvier 1960 I.SANDERSON n’avait pas forcément cité ses sources. Allons-y.

L’article du Saturday Evening Post affirme que les animaux ont été détruits sans aucun signe de violence. Est-ce que cela est conforme avec l’image d’une inondation assez grande pour couvrir la terre ?

La Bible indique que le Déluge « est venu les balayer tous ». Comment le livre Création peut-il argumenter sur le fait que les animaux ont été détruits sans aucun signe de violence ? L’article du Post est lui-même en contradiction avec la photographie du mastodonte présenté avec lui. Cette photo apparaît également à la page 203 du livre Création.

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Berezovka restauré

Il est effectivement visible que le gigantesque mammifère a été enterré dans une position verticale tentant de lutter, mais ce mastodonte à eu une hanche cassée et d’autres os brisés.

Sanderson dans le Saturday Evening Post a avancé une théorie qui était si extrême qu’aucun journal scientifique ne le recevrait pour publication. En fait, l’article a simplement perpétué un mythe de longue date, plusieurs de ses rapports étant des exagérations et des faussetés. Ils étaient semblables aux spéculations d’autres auteurs de l’époque, (que je vous ai cité au-dessus) et parfois ont été encore exagérés par les auteurs qui ont cité l’article. Plusieurs des rapports de Sanderson se rapportent clairement à la découverte en 1899 du célèbre mammouth de Berezovka, que l’on peut retrouver à la page 203 du livre Création, ils sont facilement mis en faute quand on les compare à la source. Naturellement, Sanderson ne donne aucune référence sur la source de laquelle il tire ses hypothèses.

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Berezovka
Berezovka

Pourtant on peut imaginer que c’est plausible lorsqu’on tient absolument à ses preuves !

Nous déchantons rapidement. En octobre 2000, un livre en langue française est paru sur les mammouths congelés en Sibérie « Sur la piste du Mammouth ». Il s’agit du récit de la découverte et de l’extraction du Mammouth Jarkov par Bernard Buigues. Voici ce

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Sur la piste du Mammouth

qu’on peut en retirer.

- Le Mammouth était vraiment fait pour le froid intense. (En contradiction donc avec l’affirmation du livre disant qu’ils étaient dans des pâturages ensoleillés) Ses oreilles avaient diminué en taille pour donner moins de prise au vent, sa queue s’était réduite. Il avait développé un clapet anal, une sorte d’opercule qui fermait l’anus pour éviter le refroidissement de l’intérieur du corps, et surtout, il s’était couvert d’une toison épaisse, très sophistiquée, qui le protégeait des températures extrêmes. A l’extérieur, de longs poils grossiers de plus d’un mètre de long le recouvraient. Ils étaient robustes, d’une belle couleur dorée et six fois plus gros que les cheveux humains. Dessous, une couche de sous-poils fins, courts, soyeux, et, au contact de la peau, un duvet laineux, molletonné, de cinq centimètres d’épaisseur. Toutes les parties du corps étaient pourvues de poils, même les oreilles, la tête et la trompe. Enfin, il avait entre chair et peau une couche de graisse de deux à cinq centimètres. Ainsi pouvait-il affronter des températures polaires de -40°C. Le mammouth n’était donc pas fait pour vivre sous un climat tropical, ou semi-tropical. Mais bien pour le froid.

- Ce qu’on sait, c’est que les mammouths mangeaient des herbes qu’on ne trouve que dans des marécages. Pour bien digérer leur cent quatre-vingts kilos d’herbe quotidienne, les mammouths devaient avaler une quantité inimaginable d’eau. Voilà pourquoi ils séjournaient une grande partie de leur temps dans les mares et les étangs. Peut-être même nageaient-ils. Toutefois, dans ces marécages, l’effet de succion avec la vase est extrêmement fort et des trous existent, entraînant avec eux quiconque se trouve au-dessus. Vu la position de l’animal, les scientifiques s’accordent sur le fait que l’animal à perdu la vie en s’enlisant.

L’étude des mammouths et autres bestioles qui n’existent plus est passionnante ! Nous ne nous étondrons pas plus sur le sujet, car cela suffirait à remplir au moins 20 pages. Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’ils ne sont pas morts par un Déluge d’eau, et qu’ils ne vivaient pas dans des prairies ensoleillées, car leur corps n’était pas fait pour ça, que leur nourriture était typique de la Sibérie et de sa végétation telle que nous la connaissons ! Que c’est un mensonge mensonge que de dire qu’ils étaient en « parfait état de conservation et qu’on pouvait le manger » car seul les chiens ont pu en manger quelques morceaux vu l’odeur de putréfaction du mammouth que la Watchtower Watchtower Abréviation de Watchtower Bible and Tract Society, la Tour de Garde Société de Bibles et de Tracts.
Il s’agit de la principale structure juridique qui sert à l’Organisation des Témoins de Jéhovah. En raison de leurs liens étroits l’une est synonyme de l’autre.
cite !

Voici d’ailleurs la source véritable et les explications :
O. F. Herz, Frozen Mammoth in Siberia, Smithsonian Institution Annual Report for 1903, p. 614, 1903.

En fait seulement les parties superficielles du mammouth Berezovka ont été préservées. La plupart des organes internes s’étaient déjà décomposés longtemps avant qu’on ne le découvre. Voici ce que nous rapporte le rapporteur de l’expédition.

…. les restes de nourriture dans l’estomac ont été excavés. Ce dernier était sérieusement délabré (…). Les parois de l’estomac (…) étaient sérieusement délabrées et déchirées (…) les autres organes étaient détruits (…). J’ai rassemblé des morceaux de sang (…). Au contact, le sang desséché ressemblait à du sable (…) avec une couleur jaunâtre, au contact on aurait dit comme de la craie (…). L’odeur n’était plus si intolérable comme pendant les deux premiers jours, probablement parce que nous nous étions accoutumés à celle-ci [p 620-622]

La chair du mastodonte était-elle comestible une fois dégelée. ?

La chair prise sous l’épaule, fibreuse et marbrée avec de la graisse, est rouge foncé et paraît aussi fraîche que de la viande bien ferme de bœuf ou de cheval. Elle paraissait si appétissante que nous nous sommes demandé pendant un certain temps si nous ne devions pas la goûter, mais personne n’essayât d’en avaler. Les chiens ont nettoyé la viande du mastodonte qui leur était jetée [p612]

Précisons au passage, que nous trouvons cela aussi sur les sites créationnistes comme Answers in Genesisqui , à défaut de croire au Déluge, donnent leurs sources !

Meilleur moyen pour se faire taper dessus après, car la référence une fois donnée et trouvée délivre toutes les explications et non pas une sélection de certaines paroles pour confirmer la théorie du Déluge. Maintenant, nous ne disons pas qu’on ne puisse pas manger un mammouth qu’on trouvera en parfait état de conservation (chose rare), mais nous pointons du doigt la source du Béthel qui affirme péremptoirement que c’était possible pour le Mammouth Berezovka ! Pas de logique, pas d’explications, par de sources fiables. On peut à ce moment là se poser des questions !

En creusant encore et encore la question des mammouths gelés (ce qui semble pour beaucoup de Témoins de Jéhovah, la preuve externe à la Bible la plus forte d’un Déluge universel et soudain sur l’ensemble de la planète), on ne trouve maintenant que des preuves contraires infirmant l’hypothèse qu’un Déluge soit la preuve de leur décès.
Bien plus, chaque élément de découverte sur ces animaux remet en cause et met à mal la théorie d’un Déluge universel.

Nous verrons dans le prochain article ce qu’il faut penser des Légendes du Déluge.


Notes:

[1] Etudes perspicaces des Ecritures - encyclopédie biblique éditée par les Témoins de Jéhovah - 1997

[2] La vie : comment est-elle apparue ? Evolution ou création ? - édité par les Témoins de Jéhovah - 1985

[3] Béthel de Brooklyn : maison-mère des Témoins de Jéhovah.

2 commentaires
  • Sur les mammouths congelés du Déluge 7 janvier 2007 19:58, par Phil-

    Bonjour à tous,

    Je viens de lire l’article sur les mammouths congelés du déluge. Il me paraît extrêmement convaincant, et pourtant tous les arguments n’ont pas été exploités.

    Ainsi, par exemple, si l’on veut nous faire croire qu’il seraient morts noyés, avec encore de l’herbe dans l’estomac et entre les dents, il va y avoir un problème de taille : l’arrivée massive de l’eau de noyade dans l’organisme aura eu pour effet de nettoyer les débris de repas entre les dents ; quand on est un mammouth, avec de gros poumons et une épaisse couche de graisse, on flotte naturellement bien, et il va falloir boire plusieurs « tasses » pour arriver enfin à se noyer : on meurt peut-être, mais on a l’élégance d’avoir les dents propres… à moins qu’on n’y ait trouvé des débris de poissons ou d’algues ?

    Et puis, quand on se noie, les poumons sont pleins d’eau, et si l’organisme a ensuite été congelé en un rien de temps, suffisamment pour qu’on retrouve les reliefs des repas, cette eau a été congelée et ne peut qu’être retrouvée lors de la découverte du cadavre encore congelé ; or, je n’ai jamais lu que les découvreurs aient fait allusion à la présence d’un bloc de glace dans les poumons, ce qu’ils n’auraient pas manqué de faire si tel avait été le cas.

    Enfin, comment expliquer que les cadavres congelés couvrent des périodes de plusieurs dizaines de milliers d’années, s’ils étaient le fruit d’un déluge de quarante jours ? Plus intéressant encore, selon les époques, les mammouths laineux avaient évolué, et leurs cadavres ne sont pas identiques, les tout derniers trouvés (environ 5.000 ans en arrière) mesurant moins de deux mètres au garrot…

    Amitiés à tous,

    - Phil-

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    • Mammouths 8 janvier 2007 14:14, par Copernic

      Merci pour votre commentaire.

      L’article n’est pas exhaustif. On pourrait objecter aussi le fait que les fondamentalistes imaginent des mammouths congelés préservés comme des surgelés Picard.

      Il n’en est rien. On découvre au contraire à chaque fois de nombreuses traces de putréfaction, des parties du corps sans chair, sans poils…(souvent la reflexion est : on a trouvé des parties en bon état sur ces animaux.Oui mais les autres ?))Ces animaux retrouvés présentent une exceptionelle conservation pour des animaux aussi vieux et ayant séjourné autant de temps dans la terre PAR RAPPORT à d’autres animaux retrouvés dans les mêmes endroits mais beaucoup moins bien conservé !

      L’épaisseur de leur peau en est responsable en grande partie. Mais alors pourquoi on ne trouve pas de dinosaures gelés ? Eux aussi avaient une peau épaisse. On devrait en trouver tout congelés si c’était un Deluge qui les avait détruit. Pas de T-Rex, de Diplodocus,… Pas dans l’arche de Noé (j’imagine le carnage avec un couple de T-Rex dans l’arche !… je vais vendre mon idée à Spielberg !).

      Ah Dieu les avaient détruits avant l’arrivée d’Adam et Eve ? Pourquoi ? Ils se bouffaient entre eux ? Pas tres malin Dieu de creer des animaux qu’il tue ensuite. Ah les enfants uniques, de vrais pourri-gatés !!! :-D

      Répondre


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