Les jeunes TJ ont-ils la Foi ?

Chez les TJ, tout tourne autour de cette notion subjective et intérieure : la FOI. Un élément qu’on ne peut, disent-ils, influencer. Quelque chose qui vient du plus profond de l’être, comme une lumière déposée dans le cœur par le Créateur.
La grande majorité des jeunes TJ, affirmons le en toute certitude, n’a pas la foi. C’est heureux, cela signifie que tout n’est pas perdu.
Mais ce qui se trouve à la place de cette foi est tout aussi inquiétant : ce n’est souvent que la recherche effrénée des plaisirs (de la chère et de la chair), cela même dont on prêche les vices à longueur de réunions.
Certains, à peine sorti de réunions où deux heures durant, on a répété combien Dieu déteste le tabac et l’alcoolisme, combien il souhaite que le mariage soit respecté, s’empressent d’aller acheter quelques « bonnes bouteilles » et paquets de cigarettes et de courir draguer très vite n’importe qui.
L’attrait de l’interdit, vieux comme le monde, marche toujours aussi bien. Anachronisme suprenant, alors que partout ailleurs, il est interdit d’interdire.
Une minorité des jeunes TJ, essentiellement féminine, a une approche nettement plus respectueuse du mode de vie inculqué par leurs parents. Ils ont une haute idée des comptes qu’elle doit rendre, à travers les parents, à Dieu. Ils lisent les écrits diffusés en interne avec assiduité, si pas avec intérêt. Ils ont déférence et crédulité envers les plus âgés, les plus expérimentés dans le domaine religieux, et, parallèlement, intolérance et méfiance envers tout ce qui vient de l’extérieur.
Il y a heureusement des récalcitrants qui se situent à la rencontre de ces deux mentalités : Ni tenté par le mensonge
mensonge
et l’hédonisme qui leur apparaît comme stérile et vaguement autodestructeur, et encore moins intéressé par une vie de larbin servile dénuée de toute remise en question.
Tournant donc le dos à ces deux modes de vie, ils se lancent corps et âme dans l’analyse profonde de ce qui se dit lors des rassemblements TJ, de ce que contiennent les publications TJ, ils tentent même de lire et d’apprécier la Bible.
Si l’un ou l’autre extrait du Livre les touchent (l’Ecclésiaste, par exemple, animé de bout en bout d’un nihilisme absolu, ou encore le Cantique des Cantiques, petit bijou érotique), il les lisent comme le font les auteurs, les romanciers qu’ils dévorent en cachette (Paul Auster, Samuel Beckett, …) : avec un regard laïc éduqué dans la religion. C’est donc en toute connaissance de cause, après mûre réflexion, qu’ils deviennent agnostiques.
Les rédacteurs de ce site internet sont de ce genre.
Vous en trouverez d’autres, réfugiés, disséminés sur le Web.
Une résistance intellectuelle à l’anti-pensée des TJ.
Soyez les bienvenus dans cette communauté de la liberté.
Notes:
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