La sagesse de la Vérité

La Bible est claire. Elle présente l’esprit de Dieu comme poussant à l’amour, à la douceur, à la bienveillance. Elle présente la sagesse de Dieu comme pacifique et raisonnable.
Avec une telle approche rassurante et lénifiante de la manifestation divine, il peut être intéressant d’imaginer une situation qui réclame une recherche de la vérité.
Des parties s’opposent sur l’identité de Dieu, sur la manière de l’adorer, sur des questions théologiques. Chacune des parties affirment détenir la Vérité.
Comment faire la part des choses ?
Si nous nous inspirons des versets bibliques précédents nous devinons aisément comment Dieu devrait agir.
Faire réfléchir les parties sur ce qui est bon et noble, avec la douceur d’une argumentation légitime et supérieure et la force de la raison, voila ce que le Dieu biblique devrait choisir comme méthode, s’il nous faut rester cohérent avec l’image du Dieu du Nouveau Testament.
Nous n’imaginons pas un dieu qui a donné l’intelligence aux hommes s’imposer uniquement par la force et la violence.
Mettons en parallèle deux textes et tirons en les conclusions qui s’imposent.
Le premier texte vient de la Bible, cité ici selon Louis Segond (1910), le deuxième vient des Sermons de Bouddha (5e siècle avant notre ère).
La controverse entre le Dieu biblique et Baal demande à être tranchée.
Qui est le vrai Dieu ?
Le prophète Elie (8e siècle avant notre ère, si l’on accepte la chronologie biblique) va servir de médiateur de cet échange théologique. Voici le récit.
1Rois 18:19-40 Fais maintenant rassembler tout Israël auprès de moi, à la montagne du Carmel, et aussi les quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d’Astarté qui mangent à la table de Jézabel. (20) Achab envoya des messagers vers tous les enfants d’Israël, et il rassembla les prophètes à la montagne du Carmel. (21) Alors Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien. (22) Et Élie dit au peuple : Je suis resté seul des prophètes de l’Éternel, et il y a quatre cent cinquante prophètes de Baal. (23) Que l’on nous donne deux taureaux ; qu’ils choisissent pour eux l’un des taureaux, qu’ils le coupent par morceaux, et qu’ils le placent sur le bois, sans y mettre le feu ; et moi, je préparerai l’autre taureau, et je le placerai sur le bois, sans y mettre le feu. (24) Puis invoquez le nom de votre dieu ; et moi, j’invoquerai le nom de l’Éternel. Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu. Et tout le peuple répondit, en disant : C’est bien ! (25) Élie dit aux prophètes de Baal : Choisissez pour vous l’un des taureaux, préparez-le les premiers, car vous êtes les plus nombreux, et invoquez le nom de votre dieu ; mais ne mettez pas le feu. (26) Ils prirent le taureau qu’on leur donna, et le préparèrent ; et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu’à midi, en disant : Baal réponds nous ! Mais il n’y eut ni voix ni réponse. Et ils sautaient devant l’autel qu’ils avaient fait. (27) A midi, Élie se moqua d’eux, et dit : Criez à haute voix, puisqu’il est dieu ; il pense à quelque chose, ou il est occupé, ou il est en voyage ; peut-être qu’il dort, et il se réveillera. (28) Et ils crièrent à haute voix, et ils se firent, selon leur coutume, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coulât sur eux. (29) Lorsque midi fut passé, ils prophétisèrent jusqu’au moment de la présentation de l’offrande. Mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni signe d’attention. (30) Élie dit alors à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Tout le peuple s’approcha de lui. Et Élie rétablit l’autel de l’Éternel, qui avait été renversé. (31) Il prit douze pierres d’après le nombre des tribus des fils de Jacob, auquel l’Éternel avait dit : Israël sera ton nom ; (32) et il bâtit avec ces pierres un autel au nom de l’Éternel. Il fit autour de l’autel un fossé de la capacité de deux mesures de semence. (33) Il arrangea le bois, coupa le taureau par morceaux, et le plaça sur le bois. (34) Puis il dit : Remplissez d’eau quatre cruches, et versez-les sur l’holocauste et sur le bois. Il dit : Faites-le une seconde fois. Et ils le firent une seconde fois. Il dit : Faites-le une troisième fois. Et ils le firent une troisième fois. (35) L’eau coula autour de l’autel, et l’on remplit aussi d’eau le fossé. (36) Au moment de la présentation de l’offrande, Élie, le prophète, s’avança et dit : Éternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël ! que l’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai fait toutes ces choses par ta parole ! (37) Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur !

- Elijah et les prophètes
- Tirée du Photo-Drame de la Création (1914)
(38) Et le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé. (39) Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Éternel qui est Dieu ! C’est l’Éternel qui est Dieu ! (40) Saisissez les prophètes de Baal, leur dit Élie ; qu’aucun d’eux n’échappe ! Et ils les saisirent. Élie les fit descendre au torrent de Kison, où il les égorgea.
C’est à la lecture d’un récit de cet acabit que l’on conçoit toute la douceur, le pacifisme, la bienveillance et la propension à user de raison de la sagesse du Dieu biblique.
Voici à présent une autre controverse du temps de Siddharta Gautama (Bouddha), plusieurs factions prétendent détenir la Vérité.
Comment on la joue ?
On fait une partie de bras de fer ?
Et si on faisait preuve de la sagesse d’en haut ?
Voici le récit extrait de Kalama Sutta - L’accès aux libres examens.
(…) 1-5 Les Kalamas, habitants de Kesaputta, rendirent alors visite au Bienheureux. En y arrivant, certains parmi eux rendirent hommage au Bienheureux et s’assirent à l’écart sur un côté. D’autres échangèrent avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie et s’assirent ensuite à l’écart sur un côté. Certains, les mains jointes, rendirent hommage dans la direction où se trouvait le Bienheureux, puis s’assirent à l’écart sur le coté. D’autres encore, ayant énoncé leurs noms et leurs noms de famille, s’assirent à l’écart sur un côté. D’autres s’assirent à l’écart sur un côté sans rien dire. 1-6 S’étant assis ainsi à l’écart sur un côté, ils s’adressèrent au Bienheureux et dirent : « O vénérable Gotama, il y a des religieux et des brahmanes qui arrivent à Kesaputta. Ils exposent et exaltent seulement leur propre doctrine, mais ils condamnent et méprisent les doctrines des autres. Puis d’autres religieux et brahmanes arrivent aussi à Kesaputta. Eux aussi exposent et exaltent leur propre doctrine, et ils méprisent, critiquent et brisent les doctrines des autres. O Vénérable, il y a un doute, il y a une perplexité chez nous à propos de ces diverses opinions religieuses. Parmi ces religieux et ces brahmanes, qui dit la vérité et qui des mensonges ? » 1-7 Le Bienheureux s’adressa aux Kalamas et dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d’avoir un doute et d’être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d’une matière qui est douteuse. 1-8 Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse, ni par ce que vous avez entendu dire. Ne vous laissez par guider par l’autorité des textes religieux, ni par la simple logique ou les allégations, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances probables, ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ». 1-9 Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les. 1-10 Maintenant, je vous demande : « Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l’avidité apparaît chez quelqu’un, cette avidité apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour son mal ? » 1-11 Les Kalamas répondirent : O Vénérable, l’avidité apparaît pour le mal de cet individu. 1-12 O Kalamas, en se donnant à l’avidité, étant vaincu par l’avidité, étant enveloppé mentalement par l’avidité, un tel individu tue des êtres vivants, commet des vols, s’engage dans l’adultère et profère des paroles mensongères. Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement, oui, ô Vénérable. 1-13 Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque la haine apparaît chez quelqu’un, cette haine apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour le mal ? O Vénérable, la haine apparaît pour le mal de cet individu. 1-14 O Kalamas, en se donnant à la haine, étant vaincu par la haine, étant enveloppé mentalement par la haine, un tel individu tue des êtres vivants (…) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable. 1-15 Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l’illusion apparaît chez quelqu’un, cette illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal ? O Vénérable, l’illusion apparaît pour le mal de cet individu. 1-16 O Kalamas, en se donnant à l’illusion, étant vaincu par l’illusion, étant enveloppé mentalement par l’illusion, un tel individu tue des êtres vivants (…) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable. 1-17 Maintenant, qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises ? O Vénérable, ces choses sont mauvaises. Ces choses sont-elles blâmables ou louables ? O Vénérable, ces choses sont blâmables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? O Vénérable, ces choses sont censurées par les sages. 1-18 Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au mal et au malheur ? Lorsqu’on les met en pratique, ô Vénérable, ces choses conduisent au mal et au malheur. C’est ce qui est généralement accepté. C’est ce que nous en pensons. 1-19 Le Bienheureux dit : C’est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d’avoir un doute et d’être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d’une matière qui est douteuse. 1-20 Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (…) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ». 1-21 Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les. 1-22 Ensuite, le Bienheureux s’adressa à nouveau aux Kalamas et dit : Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (…) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ». 1-23 Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu’on les met en pratique, elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les. 1-24 Maintenant, je vous demande : « Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l’absence d’avidité apparaît chez un individu, cette absence d’avidité apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal ? »Les Kalamas répondirent : O vénérable, l’absence d’avidité apparaît pour le bien-être de cet individu. 1-25 O Kalamas, ne se donnant pas à l’avidité, n’étant pas vaincu par l’avidité, n’étant pas enveloppé mentalement par l’avidité, un tel individu ne tue point d’êtres vivants, ne commet pas de vols, ne s’engage pas dans l’adultère, ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s’abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable. 1-26 Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l’absence de haine apparaît chez un individu, cette absence de haine apparaît-elle pour le bien-être de cet individu, ou pour son mal ? O Vénérable, l’absence de haine apparaît pour son bien. 1-27 O Kalamas, ne se donnant pas à la haine, n’étant pas vaincu par la haine, n’étant pas enveloppé mentalement par la haine, cet individu ne tue pas d’êtres vivants (…) et ne profére pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable. 1-28 Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l’absence d’illusion apparaît chez un individu, cette absence d’illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal ? O Vénérable, l’absence d’illusion apparaît pour son bien. 1-29 O Kalamas, ne se donnant pas à l’illusion, n’étant pas vaincu par l’illusion, n’étant pas enveloppé mentalement par l’illusion, cet individu ne tue pas d’êtres vivants (…) et ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s’abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable. 1-30 Maintenant, qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises ? O Vénérable, ces choses sont bonnes. Ces choses sont-elles blâmables ou louables ? O Vénérable, ces choses sont louables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? O Vénérable, ces choses sont pratiquées par les sages. 1-31 Qu’en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au bien-être et au bonheur, ou bien ne conduisent-elles pas au bien-être et au bonheur ? Les Kalamas répondirent : Lorsqu’on les met en pratique, ces choses conduisent au bien-être et au bonheur. C’est ce qui est généralement accepté. C’est ce que nous en pensons. 1-32 Le Bienheureux dit : C’est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d’avoir un doute et d’être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d’une matière qui est douteuse. 1-33 Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (…) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ». 1-34 Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu’on les met en pratique elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les. 1-35 O Kalamas, le disciple noble, qui s’est ainsi séparé de l’avidité, de la haine, de l’illusion, ayant une compréhension claire et une attention de la pensée, demeure, faisant rayonner la pensée de bienveillance dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans la totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée de bienveillance, large, profonde, sans limites, sans haine et llibérée de la malveillance. 1-36 Egalement, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de compassion dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrieme, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée de compassion, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance. 1-37 Egalement, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de joie sympathique dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée de joie sympathique, large profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance. 1-38 Egalement, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée d’équanimité dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l’univers, il demeure faisant rayonner la pensée d’équanimité, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance. 1-39 O Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée ainsi libérée de la haine, de la malveillance, qui a une pensée non souillée et une pensée pure, est quelqu’un qui trouve les quatre soulagements, ici et maintenant, en pensant : 1-40 « Supposons qu’il y ait, après la mort, des résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). En ce cas, il est possible pour moi de naître après la dissolution du corps, après la mort, dans un des cieux où se trouvent des bonheurs célestes. » Cela est le premier soulagement. 1-41 « Supposons qu’il n’y ait pas, après la mort, de résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). Tout de même, ici et maintenant, dans cette vie, je demeure sain et sauf avec une pensée heureuse, libérée de la haine, de la malveillance. » Cela est le deuxième soulagement. 1-42 « Supposons que des mauvais résultats tombent sur l’individu qui a accompli des mauvaises actions. Quant à moi, je ne souhaite aucun mal à personne. Alors comment se pourrait-il qu’un mauvais résultat tombe sur moi qui ne fais aucune action mauvaise ? » Cela est le troisième soulagement. 1-43 « Supposons que des mauvais résultats ne tombent pas sur l’individu qui fait des actions mauvaises. Alors dans ces deux cas, je trouve que je suis pur. » Cela est le quatrième soulagement. 1-44 O Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu’un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant. 1-45 Les Kalamas dirent : « Cela est exact, ô Bienheureux, cela est exact, ô Parfait. Le disciple des êtres nobles, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu’un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant (…) » 1-46 Ayant entendu la parole du Bienheureux, les Kalamas s’écrièrent : Merveilleux, ô Bienheureux, merveilleux. C’est comme si l’on redressait ce qui a été renversé, ou découvrait ce qui a été caché, ou montrait le chemin à celui qui s’est égaré, ou apportait une lampe dans l’obscurité pour que ceux qui ont des yeux puissent voir. Ainsi, le vénérable Gotama a rendu claire la vérité de nombreuses façons. (…)
Que vous en semble ?
Où se trouve la sagesse authentique ?
La comparaison des textes manifeste :
la piètre qualité du texte biblique qui ravale le Dieu de l’Ancien Testament au rang d’un dieu vengeur et vindicatif, pas meilleur que Baal ou le colérique et jaloux Zeus Olympien.
l’incroyable fatuité chrétienne qui tient ses Ecritures pour la source inégalée de la véritable sagesse.
Assurément, croire que la Bible est trop élevée par rapport à l’esprit humain, trop magnifique par la splendeur de sa sagesse pour que de simples hommes puissent lui avoir donné vie est une vue de l’esprit.
Amis chrétiens, redescendez de votre nuage.
La sagesse de la Vérité, c’est bien d’affirmer fort et clair que la Bible ne la contient pas.
Notes: