La génération en temps voulu

La Tour de Garde, 15/12/1983, p. 19-20 § 19-20 :
Le “seul corps” mentionné par Paul est la congrégation chrétienne dont Jésus est la “tête”. (Éphésiens 1:22, 23.) Tous les membres oints appartenant à cette congrégation unie allaient recevoir la même nourriture spirituelle. C’est dans ce but que leur “maître” a établi “l’intendant fidèle”, le corps ou la classe des chrétiens oints encore vivants sur la terre, et ce depuis la Pentecôte de l’an 33. Puisqu’en 1919, lorsqu’il est arrivé pour l’inspecter, le “maître” a trouvé le reste de ce corps en train de distribuer fidèlement et de façon avisée la “ration de vivres”, il l’a établi “sur tout son avoir”. (Luc 12:42-44.) Les faits démontrent que depuis cette date cet “intendant” s’est fidèlement occupé de cet “avoir”.
Le clergé des nombreuses Églises et sectes de la chrétienté n’a pas été trouvé en train de distribuer la “ration de vivres” spirituels qui convenaient au ‘groupe des gens’ appartenant à Christ. C’est pourquoi ces ecclésiastiques et leurs ouailles ‘souffrent de la faim’. (Ésaïe 65:11, 13.) En revanche, “l’intendant fidèle” a veillé à avoir une “ration de vivres en temps voulu” et en abondance pour les chrétiens oints et, depuis 1935, pour la “grande foule” des “autres brebis” qui ne cesse de croître (Révélation 7:9, 10 ; Jean 10:16).
Combien il est aisé de faire des déclarations d’autorité sans preuve en les brandissant comme la vérité révélée par l’Esprit Saint et de les réformer par la suite parce qu’elles se confrontent à la dure réalité d’un monde qui ne tourne pas comme on l’avait pensé. L’actualité récente met en évidence la versatilité des convictions jéhovistes en ce qui concerne le temps de la fin et les déclarations mêmes de Jésus.
Pendant des décennies complètes les Témoins de Jéhovah ont mesuré leur attente du temps de la fin sur la notion de génération telle que celle présentée par la Tour de Garde, 15/8/1984, p. 4-5 :
“Non, disait Jésus, cette génération ne passera pas que toutes ces choses n’arrivent.” (Matthieu 24:34). Mais que faut-il entendre par “génération” ?
Dans son livre intitulé La génération de 1914, Robert Wohl, professeur d’histoire, nous propose une définition inhabituelle de ce terme. La voici : “Sur le plan historique, une génération ne se mesure pas à ses bornes ou à ses frontières temporelles. Ce n’est pas un espace de temps délimité par des dates (…). Cette notion se comparerait plus aisément à un champ magnétique au centre duquel se trouverait un événement ou une suite d’événements. (…) Ce qui est nécessaire pour qu’une génération prenne conscience de son existence, c’est la présence d’un point de repère commun qui l’isole du passé (…). Un tel point de repère est toujours lié à de grands bouleversements historiques comme les guerres, les révolutions, les pestes, les famines et les crises économiques.”
Vues sous cet angle, la Grande Guerre de 1914-1918 et ses conséquences constituent sans aucun doute un “point de repère” propre à marquer une génération. À ce sujet, le professeur Wohl explique que la Première Guerre mondiale a déterminé “une rupture évidente par rapport au passé. Ceux qui ont vécu cette conflagration ont toujours été poursuivis par l’impression qu’en août 1914 un monde a pris fin et un autre a vu le jour”.
Jésus, pour sa part, a souvent employé le mot “génération”. Il lui a d’ailleurs donné un sens différent selon le contexte. Mais que voulait-il dire quand il a parlé de la ‘génération qui ne passerait pas’ ? D’aucuns ont voulu en faire une période de 30, de 40, de 70 ou même de 120 ans. Toutefois, le concept de génération est lié aux hommes et aux événements plutôt qu’à un nombre d’années fixe.
Le terme grec traduit par “génération” dans la Bible a été défini comme suit : “Ceux qui sont nés à la même époque (…). Autre acception dérivée de la précédente : L’ensemble des contemporains de quelqu’un, un âge.” (Nouveau dictionnaire théologique international du Nouveau Testament [angl.]). Ou encore : “La totalité des individus nés en même temps et, par extension, tous ceux qui vivent en une génération-temps donnée, qui sont contemporains les uns des autres.” (Lexique grec-allemand du Nouveau Testament [all.], de Walter Bauer, 5e édition, 1958). Ce vocable désignerait donc à la fois les personnes nées vers l’époque d’un événement marquant et toutes celles qui sont en vie lorsqu’il se produit.
Si Jésus a employé le mot “génération” dans ce sens-là et que nous l’appliquions ainsi à 1914, il s’ensuit alors que les plus jeunes membres de cette génération ont maintenant au moins 70 ans, tandis que d’autres sont déjà octogénaires, nonagénaires, voire centenaires. Il n’empêche que des millions de représentants de cette génération sont encore en vie. Parmi eux, il en est qui ‘ne passeront pas avant que tout n’arrive’. — Luc 21:32.
Le monde d’alors était clair et lumineux. C’était certain et annoncé il fallait s’attendre à la survenue de l’intervention de Dieu dans l’espace d’une génération centrée sur 1914. En 1984 70 ans s’était écoulés, c’est dire le peu de temps qu’il restait.
Mais quelle terrible tension que de patienter jusqu’à faire douter de la réalité prophétique.
Mais après tout cette attente décourageante n’avait-elle pas été pareillement prophétisée ?
La Tour de Garde, 1/5/1985, p. 4-5 :
Jésus, pour sa part, connaissait aussi la durée limite de la période marquée. Prenant l’image d’un figuier, il a déclaré : “Dès que sa jeune branche devient tendre et qu’elle pousse des feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, quand vous verrez toutes ces choses, sachez qu’il est proche, aux portes. En vérité je vous le dis : Non, cette génération ne passera pas que toutes ces choses n’arrivent.” — Matthieu 24:32-34.
Ainsi donc, l’intervention divine aurait lieu du vivant de personnes qui auraient vu les premiers indices annoncés par Jésus. Le début de l’époque fatidique sonnerait le glas du monde de Satan, contre lequel le Royaume nouvellement établi au ciel viendrait bientôt exécuter le jugement de Dieu. Or la chronologie biblique et l’accomplissement des prophéties des Écritures attestent que cette époque a commencé en 1914.
Par conséquent, le jugement divin doit être exécuté avant que la génération de 1914 ne s’éteigne. Or, cette génération est encore très bien représentée. En 1980, on comptait en Allemagne fédérale 1 597 700 personnes qui étaient nées en 1900 ou plus tôt. Ce chiffre serait encore plus considérable si des millions d’Allemands n’avaient pas connu une mort prématurée au cours des deux guerres mondiales.
En rapportant ces paroles de Jésus : “Non, cette génération ne passera pas”, les Évangiles emploient deux négations grecques, ou et mê. Un commentaire biblique (The Companion Bible) en explique la raison comme suit : “Lorsque les deux négations sont associées, elles perdent leur sens distinctif pour former une affirmation extrêmement puissante et catégorique.” Or c’est aujourd’hui, à l’heure où il semble que la génération pourrait passer avant que tout ne s’accomplisse, que les paroles de Jésus commencent à prendre tout leur sens.
L’avertissement d’Habacuc indiquait que le jugement de Jéhovah semblerait tarder, ce qui mettrait la foi de ses serviteurs à l’épreuve. Logiquement, pareille épreuve ne pouvait surgir que vers la fin de la génération désignée par Jésus. Revenons à l’exemple que nous avons pris au début de cet article. Quand vous mettriez-vous à douter sérieusement de la venue de votre ami ? Probablement pas à 9 heures du matin, ni à midi ; peut-être même pas en fin d’après-midi. En revanche, dans la soirée votre foi commencerait vraisemblablement à être mise à l’épreuve. Pourtant, rappelez-vous que même à 23 h 30 celui que vous attendez a encore le temps de tenir sa promesse !
Il n’y a aucune raison de s’inquiéter de la véracité de la Parole de Dieu. Celle-ci s’est toujours accomplie. La remarque que Josué a faite aux Israélites voici plus de 3 000 ans est toujours valable aujourd’hui : “N’est restée sans effet aucune parole de toutes les bonnes paroles que vous a dites Jéhovah, votre Dieu. Toutes se sont réalisées pour vous. Pas une seule parole d’entre elles n’est restée sans effet.” — Josué 23:14.
“Pour ce qui est de l’accomplissement des prophéties, nous avons naturellement tendance, comme tous les humains, à manifester une certaine impatience et à souhaiter que les choses aillent plus vite.” C’est là ce que disait La Tour de Garde dans son édition anglaise du 1er mai 1910. On y lisait encore : “C’est un retard par rapport à notre attente, mais nous pouvons être sûrs qu’il n’y a aucun retard du point de vue du dessein divin (…). Nous ne doutons pas que tout s’accomplira au moment prévu par Dieu.”
On le comprend à la fin des années 80 l’explication donnée est encore la ration spirituelle en temps opportun, c’est la génération en temps voulu. L’explication est même idéale pour maintenir le sentiment d’urgence qui fait les bons prédicateurs. Évoquer le monde de l’an 2000 à cette époque reculée tient du blasphème : c’est sûr le chronomètre est lancé. On ne passera pas le siècle.
Mais au milieu des années 90 la certitude devient moins appuyée, ça commence tout de même à faire long.
Persister dans l’explication confortée pendant des décennies n’est plus tenable, il faut prévoir le bug de l’an 2000 et le dépassement calendaire de la chronologie.
Alors la gamelle passe et la nourriture change, la génération en temps voulu s’adapte aux dures réalités existentielles.
La Tour de Garde, 1/11/1995, p. 30-31 Questions des lecteurs :
Comme nous l’avons vu aux pages 10 à 15, Jésus a condamné la génération des Juifs de son époque, ses contemporains qui le rejetaient (Luc 9:41 ; 11:32 ; 17:25). Il a souvent utilisé des adjectifs comme “méchante et adultère”, “sans foi et tortueuse”, “adultère et pécheresse” pour qualifier cette génération (Matthieu 12:39 ; 17:17 ; Marc 8:38). La dernière fois que Jésus a employé le mot “génération”, c’était sur le mont des Oliviers, en compagnie de quatre apôtres (Marc 13:3). Ces hommes, qui n’avaient pas encore été oints de l’esprit et qui n’appartenaient pas à une congrégation chrétienne, ne constituaient évidemment ni une “génération” ni une race. Ils étaient cependant habitués à l’usage que Jésus faisait du mot “génération” pour parler de ses contemporains. Ils allaient donc très logiquement comprendre ce à quoi Jésus pensait quand il mentionnerait “cette génération” pour la dernière fois. Par la suite, l’apôtre Pierre, qui était présent, exhorta les Juifs en ces termes : “Sauvez-vous de cette génération tortueuse.” — Actes 2:40.
Nous avons souvent publié des faits montrant que nombre des choses annoncées par Jésus dans cette même déclaration (les guerres, les tremblements de terre et les famines par exemple) se sont produites entre le moment où il avait prononcé sa prophétie et la destruction de Jérusalem en 70. Nombre, mais pas toutes. Par exemple, il n’y a aucune preuve qu’après les attaques de Rome contre Jérusalem (66-70) le “signe du Fils de l’homme” soit apparu, amenant “toutes les tribus de la terre” à se frapper la poitrine (Matthieu 24:30). Ainsi, l’accomplissement de ces paroles prophétiques entre 33 et 70 n’a dû être qu’un premier accomplissement, et non pas l’accomplissement complet, sur une grande échelle, que Jésus a également annoncé.
Dans la préface de sa traduction en anglais de La guerre des Juifs, œuvre de Josèphe, G. Williamson écrit : “Les disciples, nous dit Matthieu, ayant posé [à Jésus] une double question — sur la destruction du temple et sur sa dernière venue —, il leur a donné une double réponse ; la première partie annonçait de façon très frappante les événements qui allaient être rapportés avec force détails par Josèphe.”
Dans le premier accomplissement, manifestement “cette génération” désigne la même chose que les autres fois : la génération contemporaine des Juifs non croyants. Cette “génération” ne passerait pas sans avoir vécu ce que Jésus avait annoncé. Comme le dit Williamson, et ainsi que l’a confirmé Josèphe, historien et témoin oculaire, cette prophétie s’est bien réalisée au cours des décennies qui ont précédé la destruction de Jérusalem.
Dans le second accomplissement, plus grand, “cette génération” allait logiquement désigner aussi les contemporains. Comme le montre l’article commençant à la page 16, il n’y a pas lieu de conclure que Jésus faisait référence à un nombre déterminé d’années constituant une “génération”.
Au contraire, on peut dire deux choses essentielles à propos de n’importe quelle époque désignée par le mot “génération” : 1) Une génération d’individus ne peut être considérée comme une période ayant un nombre déterminé d’années, contrairement à des mots (décennie ou siècle) qui désignent des périodes comptant un nombre d’années bien défini. 2) Les individus d’une génération ne vivent pas durant une longue période, mais relativement peu de temps.
Par conséquent, lorsque les apôtres ont entendu Jésus parler de “cette génération”, qu’ont-ils pensé ? Avec le recul, nous savons que la destruction de Jérusalem lors de la “grande tribulation” a eu lieu 37 ans plus tard, mais les apôtres qui écoutaient Jésus ne pouvaient le savoir. En parlant d’une “génération”, Jésus leur a plutôt fait penser, non pas à une longue période, mais aux gens vivant dans une période relativement limitée. Il en va de même dans notre cas. Les paroles que Jésus a prononcées ensuite sont donc très appropriées : “Quant à ce jour-là et à cette heure-là, personne ne les connaît, ni les anges des cieux ni le Fils, mais seulement le Père. (…) C’est pourquoi vous aussi soyez prêts, car c’est à une heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme vient.” — Matthieu 24:36, 44.
Lumière fulgurante en accord avec le temps qui passe : la génération n’est plus limitée dans le temps, elle désigne l’ensemble de nos contemporains qui vivent les éléments du signe et ne discernent pas leur signification.
Arrêtez donc de fixer votre œil sur le chronomètre, il ne sert plus à rien et on vous l’enlève.
Treize années plus tard, un nouvel éclair de l’esprit saint vient de remodeler la signification de la génération.
C’est quand même beau le recyclage.
La Tour de Garde, 15/2/2008, p. 23-25 :
Par le passé, il a été expliqué dans cette revue que, au 1er siècle, « cette génération » dont il est question en Matthieu 24:34 désignait « la génération contemporaine des Juifs non croyants ». Cette explication semblait plausible : chaque fois que Jésus avait fait usage du terme « génération », il lui avait attribué une connotation négative ; et, dans la plupart des cas, Jésus employait un adjectif négatif tel que « méchante » pour qualifier la génération (Mat. 12:39 ; 17:17 ; Marc 8:38). Aussi estimait-on que, pour ce qui est de l’accomplissement moderne, Jésus avait à l’esprit la « génération » méchante de non-croyants qui verrait non seulement les signes caractérisant « l’achèvement du système de choses » [suntéléïa), mais aussi la fin du système (télos).
II est vrai que, lorsque Jésus employait le mot « génération » dans un sens négatif, il s’adressait directement aux gens méchants de son époque ou bien il parlait d’eux. Mais était-ce forcément le cas en Matthieu 24:34 ? Souvenons-nous que quatre des disciples de Jésus s’étaient avancés vers lui « en particulier ». (Mat. 24:3.) Puisque Jésus n’a pas employé de qualificatifs négatifs quand il leur a parlé de « cette génération », les apôtres ont vraisemblablement compris que c’étaient eux et leurs co-disciples qui allaient faire partie de la « génération » qui ne passerait pas avant « que toutes ces choses n’arrivent ».
Qu’est-ce qui nous autorise à tirer cette conclusion ? Un examen attentif du contexte. En Matthieu 24:32, 33, Jésus dit : « Or, apprenez ceci du figuier pris comme exemple : Dès que sa jeune branche devient tendre et qu’elle pousse des feuilles, vous savez que l’été est proche. De même vous aussi, quand vous verrez toutes ces choses, sachez qu’il est proche, aux portes. » (Cf. Marc 13:28-30 ; Luc 21:30-32.) Puis, en Matthieu 24:34, il ajoute : « Vraiment, je vous le dis : Non, cette génération ne passera pas que toutes ces choses n’arrivent. »
Jésus disait que ce seraient ses disciples, bientôt oints d’esprit saint, qui allaient être en mesure de tirer certaines conclusions lorsqu’ils verraient « toutes ces choses » arriver. C’est donc à ses disciples que Jésus devait penser lorsqu’il a dit : « Non, cette génération ne passera pas que toutes ces choses n’arrivent. »
(…)
Ceux à qui manque la compréhension spirituelle estiment que rien n’atteste « ostensiblement » la présence de Jésus aujourd’hui. Pour eux, tout demeure comme par le passé (2 Pierre 3 : 4). De leur côté, les fidèles frères oints du Christ, la classe moderne de Jean, ont reconnu le signe aussi nettement que s’il brillait comme l’éclair, et ils en comprennent le sens véritable. En tant que classe, ces oints constituent la « génération » moderne de contemporains qui ne passera pas avant « que ces choses n’arrivent ». Cela laisse entendre que certains des frères oints du Christ seront encore sur la terre lorsque la grande tribulation annoncée commencera.
(…)
Donc, lorsque le terme « génération » est employé pour désigner des gens vivant à une période donnée, la longueur exacte de cette période ne peut être déterminée. Toutefois, cette période a bien une fin et ne peut pas être excessivement longue. Par conséquent, en utilisant le terme « cette génération », comme le rapporte Matthieu 24:34, Jésus n’a pas fourni à ses disciples une formule qui leur permettrait de calculer quand « les derniers jours » prendraient fin. Au contraire, il a précisé qu’ils ne connaîtraient pas « ce jour-là et […] cette heure-là ». - 2 Tim. 3:1 ; Mat. 24:36.
Extraordinaire n’est-ce pas ? Il y a treize ans la génération désignait l’ensemble des gens mauvais de l’époque, maintenant elle désigne une poignée de justes clairvoyants.
Clairvoyants, mon oeil. Désorientés et changeants au gré des circonstances extérieures c’est certain.
Prenez, Témoins de Jéhovah fidèles, une bonne louche de votre ration au temps voulu.
Ne vous inquiétez pas, à la prochaine nécessité, une nouvelle lumière, toute neuve, viendra vous éclairer.
Une fois encore ce sera la génération en temps voulu.
Merci qui ?
Notes:
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