La formation du Canon Neo-Testamentaire 1/7

Introduction
Contrairement aux idées reçues, il n’y a jamais eu à un seul moment, une décision vraiment universelle définissant quels livres devaient être intégrés à la Bible. Il se passa plus d’un siècle prolifique en de nombreux écrits avant que quelqu’un ne prenne la peine de commencer à les sélectionner et à les choisir, et alors ce fut beaucoup plus une succession d’évènements cumulatifs individuels, guidé par le hasard et les préjugés, qu’une recherche objective et érudite. Bien avant que les Pères et les Institutions de l’Eglise ne commencent à se prononcer sur ce qui est « Saint » et « Authentique », et même à ce moment là ils n’étaient pas tous d’accords, chaque Eglise possédait ses livres favoris. Bien avant qu’il n’y ait eu un quelconque début de claire orthodoxie au quatrième siècle, il y avait de très nombreuses traditions littéraires simultanées. L’illusion qu’il en fut autrement vient du fait que l’Église qui s’est finalement trouvée dominante a tout simplement préservé les textes en sa faveur et détruit ou fait disparaître les textes de l’opposition. Par conséquent, ce que nous appelons « l’orthodoxie" est tout simplement « l’Église qui a gagné ».
Ce qui étonne, c’est que l’histoire n’est assurément pas simple : L’Église Catholique, centrée à Rome, n’a jamais eu un quelconque contrôle étendu sur les églises orientales, qui étaient elles-mêmes à leur tour divisées entre elles. Il y avait les canons éthiopiens, coptes, syriens, byzantins et arméniens tous existants et concurrentiels les uns avec les autres et côtoyant le canon catholique occidental, qui lui-même n’a jamais été parfaitement arrangé avant le XVe siècle au plus tôt, bien qu’il ait été établi, dans les grandes lignes, dès le milieu du 4e siècle. En effet, la bible catholique courante est en grande partie considérée comme étant la « canonique de la fatigue » : les détails sont si antiques et compliqués qu’il est plus facile d’accepter simplement une tradition antique et durable que de prendre la peine de remettre en cause réellement son mérite. Ceci est encore fixé par le fait que la longue habitude, dans le temps, a dicté le statut des textes : des livres favorisés ont été préservés plus scrupuleusement et survivent dans plus de copies que les livres non favorisés, tels que même si quelques livres non favorisés devraient s’avérer être justement plus anciens et bien plus fondés, dans une grande majorité de cas nous ne pouvons plus les reconstruire avec une parfaite précision. Pour rendre les choses plus compliquées, nous savons que des livres très anciens n’ont pas survécu du tout (la plus étonnante est l’Épitre de Paul aux Colossiens, cf. Col 4 :16), et nous avons récemment découverts de très anciens fragments d’autres livres dont nous ignorions complètement l’existence, car personne n’en avait parlé.
En conséquence, raconter l’histoire de la façon dont la bible nous est parvenue, exige un essai d’une certaine longueur, organisé en sections d’ordre rigoureusement chronologiques. Ceci est un résumé du consensus des spécialistes sur la formation du Nouveau Testament, tiré du livre le plus détaillé sur le sujet Le Canon du Nouveau Testament : Son origine, son développement et sa signification (Clarendon, 1987) Tous les chiffres en parenthèses suivi de « M » correspondent aux pages dans ce texte. Je dois m’excuser pour cet essai assez ennuyeux – mais la matière du sujet est extrêmement complexe et confuse. J’ai donc condensé le livre de Metzger de 300 pages en moins de 30 pages, ajoutant certaines de mes observations, et souligné les faits les plus importants pour les chercheurs et les profanes.
I. Développement précoce
Plutôt que d’essayer d’être trop spécifique ici, je donnerai simplement l’éventail des dates qui ont été avancées et celles qui sont les moins probables. Le matériau pour cette section est pris de ma propre recherche du consensus des spécialistes trouvés dans de nombreuses sources. Il est généralement cru que Jésus est mort en l’an 30 de notre ère. Spécifiquement, s’il est mort sous Ponce Pilate, la date est obligatoirement comprise entre 26 et 36 de notre ère, les dix années pendant lesquelles nous savons que Pilate fut utilisé par Rome en Judée. [1]
Peu importe la date, la conversion de Paul suit d’une à trois années plus tard. Les plus anciens écrits chrétiens sont les épîtres de l’Apôtre Paul, composé entre 48 et 58 de notre ère. Certaines d’entre elles ont l’authenticité contestée (et l’étaient même dans l’antiquité), mais le débat est trop complexe pour le résumer ici. Les autres lettres, et l’Apocalypse de Jean, sont d’auteurs incertains comme pour leurs dates. Elles sont présumées avoir été écrites à la même période ou plus tard (1 Pierre, par exemple, a pu être écrite suivant certains spécialistes aussi tardivement qu’en 110 ap. JC)
Les Évangiles ne peuvent pas réellement être datés, comme la nomination de leurs vrais auteurs. Leurs noms furent attribués plus tard, mais pas assez tôt pour nous donner l’assurance qu’ils étaient correctement désignés. On se base sur la spéculation que Marc fut le premier, écrit entre 60 et 70 de notre ère, Matthieu le second, entre 70 et 80 de notre ère, Luc (et Actes) en troisième, entre 80 et 90 de notre ère, et Jean, le dernier, entre 90 et 100 de notre ère. Les spécialistes avancent d’autres dates variables pour chaque évangile, les dates possibles s’échelonnant entre 50 de notre ère jusqu’au début des années 100, mais toutes ces dates sont spéculatives.
Il est admis que les Évangiles n’existaient pas avant 58 ap. JC parce-que Paul ni aucune autre épître ne les mentionne ou ne les cite, et c’est l’argument le plus concluant dans l’attente d’une preuve contraire. D’un côté, Marc est présumé comme étant le plus ancien, et pour d’autres le plus tardif, parce-que Marc est le plus simple et que Matthieu et Luc lui empruntent de la matière (matière qui semble être de sa propre invention, cf. mon article sur
The Homeric Epics and the Gospel of Mark
Tous les Évangiles, à l’exception de Jean, contiennent des allusions possibles à la destruction de Jérusalem, qui fut détruite par les Romains en 70 ap. JC, ce qui fait dire qu’ils furent tous écrits suite à cette date. [2] Mais cela suppose que les propos attribués à Jésus sont apocryphes—ils ont pu avoir été authentiques, le sort funeste jeté avec le fantasme apocalyptique habituel de l’époque, puis avoir été confirmé seulement accidentellement (ou, si on est un croyant, suivant le destin divin) quand la ville et son temple furent détruits réellement. Ils ont pu être ajoutés au texte plus tard (on parle d’interpolation). D’un autre coté, il a été démontré de manière convaincante que Luc a beaucoup emprunté aux écrits de Flavius Josephe, et si c’est le cas, cela daterait son évangile (et les Actes) après 94 de notre ère. [3]] . Finalement, il y a d’excellents arguments pour l’existence d’une source perdue appelée Q (venant de Quelle – source en allemand) qui fut utilisé par Matthieu et Luc en ajout des emprunts à Marc, et elle a été datée (de manière spéculative) au début des années 50 ap. JC. [4]
Ceci n’est qu’un exemple de l’état d’ignorance dans lequel nous sommes, toutes les fois que des spécialistes essayent de discuter les dates de ces écrits. Bien qu’il reste possible que tous les Évangiles furent écrits après 100, ces rares spécialistes qui essayent de placer toutes les écritures chrétiennes au 2e siècle ont peu de matières pour leurs affirmations. Ce que nous pouvons penser c’est que les épîtres pauliniennes peuvent être raisonnablement datées au plus tard, 16 à 32 ans après que la tradition orale n’ait commencée à apparaître suite à la mort de Jésus, bien que la modification de ces lettres par d’autres éditeurs reste encore possible, et il est aussi possible que des faux et des contrefaçons circulaient à l’époque de Paul (cf. 2 Thessaloniciens 2 :2) Les Évangiles ne sont pas susceptibles d’avoir été écrits relativement tôt, et nous avons la preuve très nette, par les nombreuses variations, le fait qu’ils furent altérés en de nombreux points lors de leurs transmissions, et le travail des exégètes de ces deux derniers siècles a permis de remonter au plus près des plus anciennes versions.
Néanmoins, un grand nombre inconnu d’altérations a pu être fait et qui n’a pas été détecté (toutefois de nombreuses altérations ont été découvertes - des erreurs, des interpolations ou des omissions délibérées), et il est important de noter que les anciens n’avaient pas eu à un seul moment la vision des manuscrits disponibles que nous possédons, ou n’avaient pas même (à part quelques uns) les connaissances analytiques ou paléographiques maintenant utilisées pour définir un archétype fiable d’un manuscrit d’une collation scientifique d’un grand nombre d’exemplaires. En d’autres termes, personne dans l’antiquité n’a jamais vu une collection complète précise de ce qui pourrait devenir éventuellement les 27 livres du Nouveau Testament, jusqu’à peut-être l’époque d’Origène ou de Clément d’Alexandrie (voir XII et XIV), et ils furent probablement les seuls apologistes ayant eu ce privilège. Mais il est vraiment douteux, et il n’apparaît à aucun moment, que l’un ou l’autre de ces hommes soient sortis de leur voie pour trouver et retracer l’histoire de tous les manuscrits existants, dans toutes les églises, et dans toutes les traductions. Démarche pourtant requise pour assembler de manière décisive la reconstitution la plus fidèle aux textes originaux (et dans le but de prévenir un plus grand problème que nous avons aujourd’hui, cf. M 267ff ; et pour un exemple voir la Bible)
II. Références Pré-Canoniques ambiguës
Le premier écrit chrétien qui n’a pas été canonisé mais qui est reconnu comme étant authentique est la première épître de Clément de Rome daté aux alentours de 95 ap. JC (M40),
[5]
contenue dans de nombreuses bibles anciennes et lue régulièrement comme écritures dans de nombreux églises chrétiennes (M 187-8 ). C’est important car il y a deux éléments à observer : Clément ne se réfère jamais à aucun Évangile, mais régulièrement aux Épîtres de Paul. Pourtant, il les appelle ces dernières des sages conseils, pas des écrits – il réserve l’autorité d’Écriture pour l’Ancien Testament qu’il cite plus d’une centaine de fois (M 41-3). Dans de rares occasions il cite Jésus, sans aucune référence à quelconque source écrite. Mais ses citations ne correspondent à aucun texte que nous connaissons, bien qu’elles ressemblent à ce qui est dit dans les Évangiles de manière suffisante pour en tracer l’origine à la même source orale.
Cela suggère que les Evangiles canoniques n’étaient pas connus de Clément. Pourtant, il était un membre éminent de l’Église de Rome. S’ils avaient été écrits avant, ils étaient inconnus à Rome en 95 de notre ère. Il est possible qu’ils n’existaient pas du tout à cette date. Dans le cas de Marc, par exemple, il est usuellement admis que son évangile fut écrit pour un auditoire de la ville de Rome, ce qui est d’autant plus remarquable que Clément ignore complètement le plus ancien évangile canonique. Toutefois il est aussi possible qu’il connaissait l’évangile de Marc mais qu’il ne le cite pas : ceci n’explique pas pourquoi il cite autant de fois Jésus sans aucune référence écrite et pourtant utilise les écrits de Paul pour son apologie. C’est une difficulté de taille qui remet en cause les idées reçues sur la diffusion des Évangiles.
Le texte le plus ancien après Clément de Rome est une collection de lettres d’Ignace. Cependant, elles subirent des interpolations par la suite. Sur la quinzaine d’épîtres qui nous sont parvenues sous le nom d’Ignace d’Antioche, sept sont aujourd’hui considérées comme authentiques.
Mais les problèmes d’authenticité ne concernent pas seulement le nombre d’écrits, mais aussi leur contenu. En effet, certaines de ces lettres nous sont parvenues sous trois « formes » : une brève, une moyenne et une longue. L’ensemble des critiques - parmi lesquels il convient de nommer Tischendorf - s’accordent pour reconnaître à la forme « moyenne » les caractères d’originalité, la forme brève (pour les lettres à Polycarpe, aux Romains et aux Éphésiens, en syriaque) s’avérant une forme abrégée de ces lettres, tandis que la forme longue (présente dans les manuscrits contenant les lettres reconnues comme pseudépigraphes) est une recension interpolée dans une optique théologique ultérieure.
Les lettres, dans la forme « moyenne », nous sont parvenues en différentes langues : quelques manuscrits grecs présentent les lettres à Polycarpe, aux Ephésiens, Magnésiens, Tralliens, Philadelphiens, et Smyrniotes, un autre la Lettre aux Romains. Cette lettre « aux Romains » se trouve aussi insérée dans un manuscrit syriaque nommée « Martyre de St Ignace ».
Une version latine (faite à partir du grec) de ces lettres est aussi connue, ainsi qu’une version arménienne (faite sur une traduction syriaque). Enfin, la lettre aux Smyrniotes est aussi connue par une version copte.
L’ensemble de ces versions a permis de rétablir le texte des épîtres dans un degré de probabilité tout à fait remarquable mais on reste dans de la spéculation.
Ces écrits furent rédigés en 110 ap. JC lors des voyages d’Ignace sur le chemin de son martyr. Il est important de noter qu’il n’y a aucune référence aux canoniques, seulement des allusions ou citations de mémoire (M 43-44). Cependant, il emprunte des phrases et paraphrase plusieurs épîtres pauliniennes, pourtant en ne nous disant jamais que c’est ce qu’il fait. De plus, il emprunte des phrases et des idées que l’on trouve dans Matthieu et Jean, et à une occasion quelque chose qui s’apparente à Luc, mais à nouveau il ne nomme JAMAIS ses sources ou même qu’il le tient d’une quelconque source (M 45-47). Dans aucun cas il ne nomme ou cite précisément un quelconque livre de notre Nouveau Testament, mais ceci est peut-être dû aux circonstances inhabituelles pendant lesquelles il écrivait.
Malgré ces difficultés de Clément de Rome (95) et d’Ignace (110), il peut être possible que les Évangiles étaient déjà écrits à cette date, bien qu’il soit tout aussi possible qu’Ignace ne fasse que citer la tradition orale non écrite encore, ou même que ces citations furent rajoutées par des écrivains chrétiens plus tardifs. La plus grande observation que l’on puisse faire est que dans sa lettre aux Philadelphiens, Ignace rapporte un débat avec les judéo-chrétiens dans laquelle il est clairement montré que seul l’Ancien Testament fait office d’autorité. Plutôt que de se référer à un quelconque écrit du Nouveau Testament pour preuve évidente, il dit simplement que Jésus Christ est le témoin de l’autorité de la tradition.
Cela suggère qu’aucun écrit du NT n’était regardé comme ayant une quelconque autorité. Comme Clément, Ignace et d’autres chrétiens, ces textes étaient probablement regardés comme étant des textes de bons conseils ou les témoins de la tradition orale, mais pas d’Écriture au sens propre.
Vient ensuite le Didaché (Didaké), un manuel chrétien, qui ne peut être daté avec précision, bien qu’il soit généralement admis avoir été composé après 110 ap. JC. Certains spécialistes ont tenté faiblement de le placer plus tôt, même au temps de Paul [6] - d’autres ont proposé une date plus tardive pour ce texte, aussi tard que le 4e siècle (bien qu’il existait sous une certaine forme sans aucun doute avant le 3e siècle). Sa description détaillée d’une hiérarchie et des rituels d’église et l’organisation peu commune des textes dans « le mode de vie » et « la manière de la mort, » entre d’autres détails, suggèrent probablement une date de composition au 2e siècle de notre ère. (M 49). Il ne cite aucune source écrite, mais cite exactement l’Évangile de Matthieu comme étant « l’Évangile » de Jésus (M 50). Aucune référence n’est faite de manière claire aux épîtres, mais l’Ancien Testament est cité quelques fois. Il est intéressant de noter que le livre attribue sa source ultime à un évangéliste itinérant inconnu (M 51), montrant que la tradition orale anonyme était encore reine quand le Didaché fut écrit. Il est aussi intéressant de noter que ce texte était considéré comme étant canonique par Clément d’Alexandrie et Origène, et peut-être à un certain moment par certaines églises égyptiennes. (M 187).
Malheureusement, nous ne pouvons dater ce texte assez bien pour qu’il nous aide, et le même problème se présente avec l’Épitre de Barnabas (M 56-9), qui cite un grand nombre de livre de l’Ancien Testament par leurs noms et utilise de nombreuses phrases qui apparaissent dans les Évangiles, mais jamais sans citer un seul nom de notre Nouveau Testament – et les allusions sont telles qu’elles peuvent très bien reflétées la tradition orale commune. La date de cette lettre est inconnue et a pu être composée quelque part entre 70 et 130 ap. JC (Barnabas est supposé être un compagnon de Paul), et il fit partie intégrante du canon du NT lui-même pendant une longue période de temps, apparaissant à la fin de la plus ancienne Bible complète, le Codex Sinaiticus (transcris au 4e siècle a. JC, probablement basé sur un texte produit par la commission de l’Empereur, cf. XVI)
Notes:
[1] Alvar Ellegård,dans son livre Jesus One Hundred Years Before Christ, 1999, soutient l’idée que Jésus ne fut pas crucifié sous Pilate, mais cette vision de Jésus explique que les premiers disciples n’apparurent qu’au moment même de Jésus. Toutefois, cette théorie omet que Paul fait référence à Jésus devant Pilate. (1 Timothée 6:13— Ellegård est correct lorsqu’il dit que dans le grec ceci pourrait aussi bien être une datation de la vision comme référence à n’importe quel contact réel entre Jésus et Pilate, c.-à-d. il pourrait signifier « sous Ponce Pilate ; dans la période de Ponce Pilate »).
[2] . Luc 19:42-44, 21:5-6, 21:20-24 ; Marc 13:1-2, 13:14 ; Matt. 24:1-2, 24:15 ; dans le cas de Marc, l’allusion est moins certaine pour certains spécialistes, mais cela me semble assez évident – mais une analyse intelligente nous permet de comprendre que Marc écrivit pendant la guerre même, c’est à dire entre 66 et 70, et anticipait une destruction inévitable, plutôt qu’une adaptation ultérieure après les faits ; Jean est encore daté comme étant le plus tardif des évangiles par la majorité des experts, pour plusieurs raisons . Notamment parce-que cet Évangile est exceptionnel et théologiquement très élaboré, et il ne fut utilisé par aucun autre synoptique, sauf peut-être par Luc, mais de manière très infime.
[3] [ cf. Steve Mason, « Josephus and Luke-Acts, » Josephus and the New Testament, 1992, pp. 185-225. Aussi noté par Gregory Sterling, Historiography and Self-Definition : Josephos, Luke-Acts and Apologetic Historiography, 1992. Ainsi qu’ Heinz Schreckenberg, « Flavius Josephus und die lukanischen Schriften, » Wort in der Zeit : Neutestamentliche Studien, 1980, pp. 179-209. J’ai résumé Masson dans Luke and Josephus.
[4] cf. Howard Clark Kee, Jesus in History : An Approach to the Study of the Gospels, 2nd ed., Harcourt Brace Jovanovich, 1970, 76ff.
[6] une mention particulière à ce sujet est la thèse audacieuse avancée par Alvar Ellegård, op. cit.
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