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L’énigme de Jésus



Table des matières :

Patrick Dupuis - 28/09/2000

Une analyse claire et documentée de l’énigme Jésus, une explication essentielle pour comprendre les différentes opinions émergeantes.


Notes:
3 commentaires
  • jésus homme ou dieu ? 21 septembre 2006 21:16, par monjardet

    JESUS, HOMME OU DIEU ?

    Dire aujourd’hui de Jésus qu’il est dieu, ou bien le regarder comme UN homme parmi les hommes ayant cristallisé sur sa personne l’espérance multiséculaire des hommes et ayant donné corps, par sa « manière de vivre », à l’increvable utopie de la fraternité universelle, n’est pas sans impliquer d’importantes conséquence à l’heure de la mondialisation.

    Car voir en Jésus de Nazareth l’incarnation d’un Dieu Unique, mort et ressuscité pour le salut de l’humanité toute entière, proclamer par là sa foi de chrétien et la proposer comme vérité universelle, c’est à la fois se couper des autres religions monothéistes et se distinguer de tous ces hommes qui, nés dans d’autres cultures, adhèrent à d’autres croyances, ces dernières étant d’ailleurs aussi exotiques pour les chrétiens que les leurs le sont pour eux… C’est se couper radicalement du Judaïsme et de l’Islam pour qui une telle croyance est scandaleuse, voire blasphématoire en ce qu’elle porte atteinte à la transcendance absolue du Dieu unique. C’est aussi se couper de tous ces hommes qui ne partagent pas la conception chrétienne de l’existence. C’est prétendre détenir les clés de la connaissance, celles de la vie et de la mort…

    Une telle attitude est-elle encore recevable aujourd’hui ? Ne dénote-t-elle pas à la fois une grande naïveté et une intolérable prétention, celle de dire le vrai sur tout à tous et pour tous les temps ?

    On entend souvent dire aujourd’hui dans certains milieux chrétiens de moins en moins à l’aise dans des constructions dogmatiques théologiques manifestement obsolètes, qu’être chrétien consisterait, d’abord et avant tout, à se comporter comme Jésus. Peu importerait donc pour eux en définitive, qu’il soit dieu ou non. « Vivre selon l’évangile », serait le plus important. L’adhésion à des « articles de foi » ou à des dogmes serait donc secondaire.

    C’est d’ailleurs le point de vue de la plupart des autres « religions », des animismes au bouddhisme, qui donnent le pas aux pratiques comportementales, à la « manière de vivre » voire aux rites collectifs, sur le contenu intellectuel de leurs croyances ou sur un quelconque corps doctrinal théologique. C’est d’ailleurs pourquoi elles récusent le plus souvent la dénomination de religion.

    Mais alors, si certains chrétiens en viennent à privilégier le « faire » sur le « croire », la pratique sur la proclamation, que ne le crient-ils pas sur les toits alors que reviennent en force les fondamentalismes scripturaires, les décrets disciplinaires et les affirmations dogmatiques !?

    Libérer Jésus de la divinité incongrue dont certains de ses disciples l’ont revêtu après sa mort, reconnaître que, bien loin d’avoir voulu instituer une nouvelle religion, il a voulu avant tout libérer ses corréligionnaires des contraintes disciplinaires et des carcans rituels imposés par les docteurs de la loi et les prêtres qui, au nom de leur savoir ou de leurs titres, exerçaient durement sur eux leurs pouvoirs, n’est-ce pas aujourd’hui la tâche la plus importante qui soit impartie à ceux qui se réclament encore de lui et des « valeurs évangéliques » qu’il a mis en pratique ?

    Mais accepter de libérer Jésus de sa divinité mythique, libérer l’évangile de la théologie, serait pour les clercs ou les théologiens renoncer à leurs pouvoirs, à leurs fonctions, à leur statut social, à leur raison d’être et jusqu’ à leurs moyens d’existence… Ne faut-il pas y voir là l’une des raisons principales de leur silence face aux derniers développements des sciences exégétiques et historiques ?

    On dira que les dogmes chrétiens ne sont pas des démonstrations rationnelles mais ne peuvent être appréhendés que dans la foi et que la foi est pur don de Dieu… Un tel « raisonnement » est-il bien sérieux ? La foi chrétienne n’est-elle pas liée à une institution, à une civilisation, à une prédication prédication Terme utilisé par les TJ pour désigner leur oeuvre d’évangélisation, principalement axée sur le porte à porte, ayant pour but, selon eux, de sauver les vies de ceux qui s’ouvriront à leurs croyances, survivant ainsi à Har-maguédon. Ils sont aussi encouragés à exercer cette action de prosélytisme à chaque fois que l’occasion s’en présente : famille, amis, voisins, collègues de travail, école, etc.

    La Wacthtower justifie cette intense activité de prosélytisme en se basant sur une citation biblique : « Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin. » (Matthieu 24:14)

    Source : TJ-Encyclopédie
    , bref à un « milieu » socio-culturel donné ?

    Alors que l’humanité sort péniblement de son adolescence et s’efforce de s’émanciper, dans les larmes et dans le sang, des pouvoirs patriarcaux qui l’ont opprimée durant des millénaires, n’est-il pas temps pour les hommes de ce temps de remettre à l’heure les pendules de ces religions qui les maintiennent dans l’enfance et dans la soumission en leur faisant miroiter un autre monde merveilleux et surnaturel ?

    Les hommes se sont en effet récemment découverts les seuls vrais responsables de leur destin. Il est urgent pour eux de se libérer des angoisses archaïques, des superstitions séculaires et des croyances mythiques qui continuent de les opposer les uns aux autres. Rejetant les vieux clivages religieux et idéologiques, sources de division et de haines qui les font encore s’entre déchirer aujourd’hui au nom de « vérités révélées » ou de traditions ethniques, l’heure n’a-t-elle pas sonné, pour les hommes et pour les femmes du village planétaire qu’est devenue la planète Terre, d’entrer enfin dans l’âge adulte du partage, de l’échange et du don ?

    Libérer Jésus de son encombrante divinité, ne serait-ce pas pour les chrétiens d’aujourd’hui, proposer son « message » de fraternité et d’amour à tous les hommes, au même titre que ceux d’un Moïse, d’un Bouddha, d’un Mahomet, d’un Confucius, d’un François, au nom de ces nombreux « justes », anonymes ou obscurs qui, tour à tour et chacun selon leur propre charisme, ont marqué nos vies personnelles comme ils ont forgé l’Histoire des hommes en la faisant peu à peu émerger de la barbarie et en nous permettant de ne pas désespérer de l’Homme, en nous-mêmes et dans les autres ?

    Libérer Jésus de la divinité, n’est-ce pas aussi pour nous, occidentaux, inventeurs d’une « pensée unique » qui livre aujourd’hui plus de cinq milliards d’individus à l’omnipotence du « Marché » et aux diktats du nouveau et unique vrai dieu actuel de la planète, l’Argent, reconnaître que notre vieille prétention occidentale de détenir les vérités dernières n’est sans doute pas étrangère à notre actuelle volonté impérialiste de mettre la planète en coupe réglée sous une seule et unique férule monétaire des pays riches présentée comme la nouvelle et seule voie de salut pour l’humanité entière ?

    Libérer Jésus de la divinité, c’est libérer le « spirituel », dont sont assoiffés ces mêmes occidentaux englués dans un consumérisme échevelé, du carcan religieux qui leur interdit l’accès aux sources de l’esprit et dans lequel les maintiennent les clercs de tout poil. C’est libérer le spirituel de la sphère intimiste et privée, voire moraliste et conservatrice, dans laquelle la religion l’a tenue captive : c’est enfin et surtout donner au spirituel sa dimension politique. Car du « spirituel »qui ne s’incarne pas dans du « politique » est une imposture.

    Jésus n’est pas un guide intérieur, une sorte de gourou à usage d’un « développement personnel » élitiste devant conduire à une meilleure connaissance de soi. Les « psy » de tous bords font très bien cela aujourd’hui. Le « message évangélique » est d’abord un message public d’amour, d’altérité, d’altruisme, un appel au bonheur, à l’échange et à la fraternité universelle devant se traduire pour se réaliser par des actions concretes de solidarité (envers le plus pauvres), par des affrontements sociaux (envers les oppresseurs et les exploiteurs), bref, par des actes et par des paroles publiques C’est cette « façon de vivre » que Jésus a payé de sa vie.

    Jésus n’a rien à « apporter » à nos petites personnes d’accidentaux repus en quête d’approfondissement spirituel. Il nous a appris à nous « porter » vers les autres, à nous porter les uns les autres, à nous supporter mutuellement… et, plus simplement sans doute, mais plus difficilement sûrement… à « nous aimer les uns les autres »… et peut-être par là, comme en prime, à mieux nous connaître nous-mêmes… ! Cela ne peut aller sans heurts, pour nous et pour les autres. Mais cela ne va pas non plus sans une profonde joie. Tel semble être l’alpha "et l’oméga d’un message qui, pour être crédible et efficace pour le prochain millénaire, doit être libéré de toute religion, fut-elle chrétienne.

    André Monjardet

    Auteur d’une « Autobiographie de Jésus de Nazareth » (éd. BERG INTERNATIONAL 1996)

    Voir en ligne : jésus homme ou dieu

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    • déboulonner Jésus ? 24 septembre 2006 09:59

      En gommant ou niant le Christ Jésus de Nazareth, n’y a t-il pas là les valeurs, l’éthique , ce qu’on veut éradiquer ?

      Pour ce rien, de tel que de s’en prendre à l’homme, ou ce qu’il représente dans la pensée encore humaine.

      Mais est-ce si bon pour la marche de l’humanité conçue comme ascendante ? au fait ?

      Déboulonner l’homme , celà déboulonne-t-il la richesse de sa pensée, ou même la perversité de cette dernière. On a déboulonné et détruit bien des monuments, on a cru libérer d’un joug, celui de l’immédiateté quelquefois,

      oui,

      mais les fanatismes y compris ceux de certains déboulonneurs ne se sont-ils pas avérés plus grands encore, parfois ?

      Erection, dé-érection, dérilection, ré-érection est çà le sort de l’Homme, pauvre matière se déifiant si elle le peut au retour des nettoyages qu’elle a cru accomplir ?

      Laurae Gontard

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  • Une prophétie de Thomas Jefferson 26 avril 2007 13:54, par Lucretius

    Thomas Jefferson, 3e Président des Etats Unis et auteur de la Déclaration d’Indépendance a écrit un jour à son ami John Adams :

    « And the day will come when the mystical generation of Jesus, by the supreme being as his father in the womb of a Virgin Mary, will be classed with the fable of the generation of Minerva in the brain of Jupiter…. But we may hope that the dawn of reason and freedom of thought in these United States will do away [with] all this artificial scaffolding. »
    Thomas Jefferson, letter to John Adams, 11 April 1823, as quoted by E. S. Gaustad, « Religion, » in Merrill D. Peterson, ed., Thomas Jefferson : A Reference Biography, New York : Charles Scribner’s Sons, 1986, p. 287.

    Traduction :

    Et le jour viendra que la naissance mystique de Jésus, par l’esprit saint agissant comme père dans la matrice de Marie, sera rangée avec la fable de la naissance de Minerve du cerveau de Jupiter…Mais nous pouvons espérer que l’aube de la raison et de la liberté de pensée dans ces Etats-Unis démontera tout cet échaffaudage artificiel.

    Voilà qui nous en bush un coin ! :-)*

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