L’athéisme de l’astronomie
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THE ATHEISM OF ASTRONOMY
A Refutation Of The Theory That The Universe Is Governed By Intelligence
by Woolsey Teller
Le texte n’est pas récent (1938) mais le raisonnement est puissant. L’auteur athée Woolsey Teller nous convie à regarder de plus près l’Univers et le système solaire et à nous interroger sur leur prétendue finalité.
Pour lui, nous sommes des descendants des étoiles, étant faits de la même matière. D’ailleurs la pensée ne peut, selon l’auteur, se dissocier de la matière et du cerveau.
En effet : « …Ceux qui croient en une « intelligence suprême » dans le ciel outrepasse un principe physiologique important. « Trois siècles avant l’ère chrétienne » écrit l’anatomiste distingué, G Elliot Smith - The Evolution of the Brain in Creation by Evolution p.323 -, « quelques hommes sages grecs reconnaissaient déjà le cerveau comme l’organe de la pensée ; cependant c’est à nos époques modernes que reviennent de confirmer l’exactitude de cette connaissance antérieure et de la prolonger. » Il est bien de rappeler la base matérialiste de la pensée. Penser est une fonction tout comme respirer et marcher. Comme les fonctions ne peuvent exister en dehors de leurs organes, c’est le sommet de l’absurdité de croire qu’une fonction comme la pensée puisse exister par elle-même ou errer à travers les cieux sans support matériel. Un « pur esprit » flottant au dessus de la matière est un non-sens pur. La pensée est « immatérielle » seulement comme la respiration ou la digestion sont immatérielles - nous ne pouvons voir, peser ou saisir ces fonctions en dehors de leurs organes - mais penser est aussi matériel que la matière quand nous la considérons mécaniquement, sous la forme de vibration et de sensation des fibres nerveuses du cerveau et du système nerveux. La matière pense aussi bien qu’elle marche, parle et s’habille pour l’opéra ; et sans matière penser est impossible. « Comme nous le comprenons à présent », écrit George W Bartelmez - Human Structure and Developpment in The Nature of World and of Man, p. 468-469 - « un mot ou une idée vient à la conscience par le résultat d’innombrables réverbérations d’une cellule à un groupe de cellules. » La pensée est de la matière en mouvement. Une intelligence cosmique devrait être matière. »
Quelles traces avons-nous de l’intelligence dans les cieux ?
L’auteur avance : « …C’est le Psalmiste qui a dit, « Les cieux proclament la gloire de Dieu. » Ils ne proclament rien de la sorte et ce qu’ils révèlent réellement n’est rien que gâchis extraordinaire et ultime futilité. Où que nous regardions dans l’immensité étoilée nous sommes en face d’une incroyable dépense d’énergie à des fins somme toute triviales, tout comme au commencement. De vastes réserves d’énergie solaire sont éparpillées à travers les profondeurs interstellaires, alors que les corps nécessitant lumière et chaleur sont laissés dans les ténèbres et le froid. Où que nous nous tournions, nous sommes confrontés à des moyens hors proportions avec les objectifs atteints, et à une consommation de temps et de matière qui, mesurés à l’aune de l’intelligence, est presque criminelle.. Tout est une prodigieuse activité gaspillée dans une dépense sans limite. Des milliards d’années sont passées dans des révolutions orbitales sans fin avec pour seul résultat une petite planète habitée et une myriade de globes stériles et inhabitables ! Un océan d’étoiles captives de rotations infinies - pourquoi ?… »
Qu’en est-il de l’ordre observé dans l’Univers ?
Là encore son jugement est sans appel : « …Les déistes affirment que puisqu’ils voient l’« ordre » dans l’Univers, une intelligence a dû « ordonner » cet « ordre », ou « planifier » les choses que nous voyons. Notre idée d’« ordre » découle nécessairement des conditions existantes, quelles que soient les choses qui ont pu arrivées ; et quel que soit l’ordonnancement qui prévaut, nous sommes certains d’observer l’« ordre ». Il est par nature impossible à une chose et même à un groupe de choses de ne pas être reliés aux autres choses, et quelque soient les relations qui existent alors, c’est l’« ordre établi ». Personne ne peut penser qu’une chose et toutes ses parties ne soient en relation « ordonnée » avec le tout. Il est impossible d’imaginer qu’une séquence d’événements ne puisse constituer l’« ordre » ou ne pas être « proprement connectée ». Si le Soleil tournait autour de la Terre au lieu de la Terre autour du Soleil ou si la Terre était un disque tournant comme une roue de charrette à travers l’espace au lieu d’un globe tournant sur son axe, nous reconnaîtrions tout cela comme l’« ordre établi » du mouvement, même si cela était précisément l’opposé de ce que nous observons maintenant. En résumé, toute combinaison de conditions ou circonstances dans laquelle nous nous trouvons nous mêmes nous apparaîtra « ordonnée », car ce sont les conditions existantes qui établissent l’« ordre »… »
Si vous connaissez un peu l’anglais, laissez vous tenter par cette escapade sidérale.
Sidérant…
Notes: