Nous avons vu dans l’article précédent que la société Watchtower
Watchtower
Abréviation de Watchtower Bible and Tract Society, la Tour de Garde Société de Bibles et de Tracts.
Il s’agit de la principale structure juridique qui sert à l’Organisation des Témoins de Jéhovah. En raison de leurs liens étroits l’une est synonyme de l’autre.
critique les méthodes de l’archéologie. On parle de faits, et de témoins. On compare le travail des archéologues à celui d’enquêteurs policiers, pour prouver que des faits ne sont pas des preuves. Si seulement on pouvait tout ramener à une enquête policière… Mais sur quoi se base l’archéologie en premier lieu ?
Voici ce que nous dit l’Encyclopaedia Universalis à l’article ARCHEOLOGIE.
L’archéologie et l’histoire - les documents archéologiques
Est-ce à dire pourtant que, comme le veut une conception toujours répandue, l’archéologie soit une discipline auxiliaire de l’histoire ? Son rôle est-il, comme celui de la paléographie, de l’épigraphie ou de la généalogie, de fournir des matériaux bruts que l’histoire, ensuite, se charge d’interpréter ? On peut en douter. L’expérience montre en effet que si elle se cantonne dans ce rôle passif, l’interprétation n’intervient presque jamais : les descriptions s’ajoutent aux descriptions sans que l’historien sache comment maîtriser cette masse informe et accablante ; seul l’inventeur des vestiges est à même de le faire.
On peut difficilement dire, d’autre part, que les documents archéologiques viennent à l’appui d’autres documents. Même quand on dispose de textes, ces derniers ne disent pas tout, ne nous renseignent pas sur tout et ne sont pas nécessairement de bons reflets de la réalité. Les documents archéologiques viennent alors les compléter, les nuancer ou les contredire, sans qu’on puisse, c’est évident, les suspecter de déformation intentionnelle : ce sont donc des documents historiques au même titre que les autres, et parfois même les seuls qui soient disponibles. (…)
Il y a pourtant, entre l’archéologie et l’histoire, une différence essentielle, qui tient aux documents utilisés. Alors que l’histoire exploite toutes les catégories possibles de documents, y compris les documents archéologiques, l’archéologie s’appuie d’abord sur un type de documents particulier : les témoins matériels laissés par l’homme à la surface de la terre.
Lorsque ces documents sont les seuls, comme c’est le cas pour la préhistoire, l’approche archéologique est la seule possible ; lorsqu’il existe d’autres documents (textes, images, enregistrements sonores…), cette approche se juxtapose et se combine aux autres pour composer l’ensemble de la recherche historique. S’il est vrai que tout historien ne peut pas – tant sont lourdes et complexes les techniques à mettre en œuvre – être archéologue, il est donc clair, en revanche, que tout archéologue doit être historien.
Mais la nature même des documents qu’il utilise lui impose de redoutables entraves. Il doit songer, d’abord, que la présence d’un témoin quelconque – habitation, vase, arme… – résulte d’une série de causes qui se succèdent, se contrecarrent, se renforcent ou se combinent en une chaîne dont la complexité peut être, en principe, infinie. Si, par exemple, c’est pour mettre en culture un terroir nouveau qu’un groupe humain construit des habitations, cette cause immédiate peut renvoyer à une nécessité économique ; celle-ci peut être née d’une pression démographique et cette dernière à son tour peut s’expliquer par des considérations sociologiques. Mais cet enchaînement ne laisse aucune trace et l’archéologue, qui doit s’efforcer, sous peine de manquer à ses devoirs, de remonter du témoin à ses causes, est encore plus mal loti que l’enquêteur qui doit remonter des indices au coupable : les indices, pour lui, peuvent demeurer invisibles. Il est bien rare, en outre, qu’une cause unique puisse rendre compte de l’existence d’un témoin ; si le cas paraît se produire, il ne s’agit bien souvent que d’un raisonnement automatique, comme celui qui associe, sans autre argument qu’une fragile vraisemblance, les figurines préhistoriques aux croyances religieuses. Mais dans l’immense majorité des cas, en fait, plusieurs interprétations sont possibles et l’archéologue doit, à chaque étape, tâcher d’établir laquelle est la meilleure.
Un autre type de difficultés est lié à la signification des témoins, car elle peut être extrêmement diverse. Dans le cas le plus simple, le témoin est un objet façonné (outil, arme, vase, jouet, habitation, tombe…) : l’homme s’est servi d’un matériau brut, amorphe, et l’a transformé en un objet qui possède une forme et des propriétés définies ; le témoin est alors le résultat d’une intention très précise. Mais il existe bien d’autres possibilités.
- Les archéologues sur le terrain
C’est ainsi qu’une catégorie importante de témoins est constituée par des déchets : déchets de fabrication, qui résultent inévitablement du façonnage des objets (éclats de pierre, copeaux de bois, scories de métal…) ; déchets de consommation, qui proviennent surtout des parties non comestibles des aliments (écorces, peaux, pépins, noyaux, os, arêtes, coquilles…) ; déchets produits par l’entretien et le nettoyage des espaces habités (poussières, gravats, immondices, objets cassés ou usagés…).
Une seconde catégorie, celle des traces, comprend des témoins nettement plus fugaces : traces de façonnage (retouches, marques, empreintes digitales, coups de pinceau, stries de tournage…), traces d’utilisation (lustre, ébréchures, émoussement, usure…) et traces d’altération (décomposition, dé-formation, décoloration, oxydation, combustion…).
La troisième catégorie est celle des relations qui unissent les témoins matériels : relations spatiales, dont on peut souvent inférer des rapports chronologiques ; relations d’association, qui sont d’un intérêt capital pour l’interprétation des vestiges ; relations de causalité, que l’on peut rarement mettre en évidence ; relations de similitude, enfin, que l’on tend souvent à surestimer. Toutes ces catégories ne sont pas chargées des mêmes significations : le déchet n’est, en quelque sorte, que le négatif d’un acte volontaire, tandis que la trace n’est que le reflet d’un tel acte ou celui d’un phénomène physico-chimique. Elles ne peuvent donc pas être étudiées de la même façon : porteuses d’informations différentes, elles appel-lent des méthodes différentes. Mais il est sûr, au moins, que les relations méritent une attention toute particulière : ce sont elles, en effet, qui donnent aux objets leur signification fondamentale et la plus grande part de leur pouvoir informatif ; inversement, c’est leur rupture qui prive tant d’objets de musée de l’essentiel de ce pouvoir. L’archéologue doit donc s’efforcer, autant qu’il le peut, de faire apparaître ces relations dans les vestiges qu’il étudie.
Il doit tenir compte, enfin, de l’évolution des témoins. Entre le moment où un objet a été abandonné et celui où il le retrouve, il se produit généralement toute une évolution, qui dépend d’abord du matériau qui constitue l’objet. Certains matériaux (pierre, coquille, ivoire, terre cuite…) se conservent longtemps et gardent leur cohésion : même si les objets sont cassés et superficiellement altérés, ils ne disparaissent pas. D’autres (métaux, terre crue…) se conservent également fort bien, mais peuvent perdre leur forme : il est alors difficile, voire impossible, de les identifier. D’autres, enfin, sont périssables (bois et fibres végétales ; peaux, tissus et papiers…) et l’on n’en retrouve des traces que dans des cas exceptionnels (saturation par l’eau, dessication totale, carbonisation, empreintes…). À cette évolution propre des objets s’ajoute l’action du milieu (érosion, sédimentation, action de la végétation, activité des animaux…) et surtout celle de l’homme, qui pille, cultive, creuse, nivelle et construit à une échelle de plus en plus grande (bâtiments, autoroutes, ports, aéroports, barrages, usines…) : les vestiges sont parfois détruits, le plus souvent déplacés. La première préoccupation de l’archéologue doit être alors d’imaginer, si faire se peut, l’état originel des vestiges et d’y replacer par la pensée les objets qui ont disparu, c’est-à-dire de redresser et de compléter ce reflet doublement déformé que les vestiges lui proposent à la fouille. Toutes ces limitations sont importantes. Elles ne sont insurmontables que si on les oublie. Si l’on en a, au contraire, une conscience claire, on en tiendra compte dans le déroulement même de la recherche, on restituera au raisonnement la place qui doit être la sienne, on obtiendra des résultats plus assurés et, mieux encore, on découvrira de nouvelles possibilités que l’insuffisance de la réflexion oblitère fréquemment. La lucidité est en effet, ici comme ailleurs, l’une des conditions du progrès.
Ainsi l’archéologie s’appuie sur des témoins et non pas que sur des raisonnements comme nous laisse l’entendre le livre Etude perspicace.
La méthode de recherche
Les objectifs et les méthodes
Il ne suffit pas de dire que l’archéologie, comme l’histoire, a pour but la connaissance des sociétés humaines du passé sous tous leurs aspects. Cette formulation très générale n’est d’aucun secours pour l’organisation même de la recherche. Car celle-ci doit être organisée en fonction d’objectifs plus précis, éminemment variables, mais toujours particularisés. Que se passe-t-il, en effet, si comme on le fait souvent, on se donne pour but de recueillir le plus d’informations possible sur le plus grand nombre de sujets possible ? Tout d’abord la masse des données, littéralement infinie, submerge le chercheur, déborde ses capacités d’enregistrement et dépasse sa puissance de synthèse, et cet effet de saturation peut conduire à la paralysie de la recherche. En outre, une part importante de ces données est dépourvue de signification et donc d’intérêt : à quoi sert-il, par exemple, de connaître avec précision toutes les couleurs d’un tesson si elles résultent de phénomènes aléatoires ? De toute façon, d’ailleurs, les capacités d’attention de l’esprit humain sont limitées, comme le montrent les résultats des prospections, qui accroissent avant tout le nombre des sites connus pour les époques auxquelles s’intéressent les prospec-teurs et fort peu celui des sites d’autres périodes.
Lorsque la recherche, en revanche, s’oriente vers des objectifs limités, lorsqu’elle choisit de privilégier, dans l’éventail des directions possibles, une ou plusieurs d’entre elles, elle bénéficie des avantages inverses : le nombre des données se réduit, leur degré de précision est explicitement variable et leur manipulation devient plus commode ; on peut en outre éliminer celles qui ne sont pas significatives et surtout concentrer l’attention sur les objectifs rete-nus : outre l’effet de grossissement auquel on peut s’attendre en pareil cas, on recueille alors les bénéfices d’une certaine préparation intellectuelle. Cette préparation est en effet d’une importance décisive : c’est elle qui explique que, dans la recherche scientifique comme ailleurs, on ne trouve d’abord que ce qu’on cherche, c’est-à-dire que, comme l’a dit Pasteur, « le hasard ne favorise que les esprits préparés ».
Comment s’opère ce choix des objectifs ? Il suppose d’abord, bien sûr, l’existence d’un corps de connaissances, issu des recherches antérieures et reflétant, pour la région et les problèmes étudiés, l’état des questions en un moment donné. Cet ensemble, que tout chercheur doit naturellement maîtriser, comporte déjà des lacunes, qui correspondent aux problèmes non résolus. À cela viennent ensuite se superposer des observations nouvelles ou, du moins, inattendues. Il peut arriver qu’elles passent inaperçues ou restent dispersées : tout se passe alors comme si elles n’existaient pas. Mais si elles se répètent ou si elles ont une certaine cohérence, elles peuvent attirer l’attention. Dès lors el-les posent d’elles-mêmes une question : comment expliquer ces faits nouveaux, que l’on peut qualifier d’aberrants par rapport aux connaissances initiales ?
Ce processus fort banal aboutit alors à la première étape de la méthode expérimentale, qui est commune à toutes les sciences excepté les mathématiques : il s’agit de l’induction. Pour tâcher de rendre compte des o-servations nouvelles, en effet, il faut passer des faits aux idées, des observations aux propositions qui peuvent les justifier, des indices aux pressentiments qui les expliquent. En formulant une hypothèse ou en supposant un fait, l’archéologue ne fait donc que suivre une voie fort fréquentée. Il doit simplement vérifier que le problème nouveau relève de sa compétence, c’est-à-dire avant tout qu’il dispose – ce qui n’est pas toujours le cas – des documents nécessaires, et aussi qu’il présente un intérêt suffisant, c’est-à-dire qu’il ne soit ni trop banal ni trop restreint ; ce souci de rentabilité, qui n’a rien, lui non plus, de particulier à l’archéologie, y revêt cependant une grande importance, puisque, comme nous l’avons vu, les documents archéologiques sont grevés de multiples limitations et qu’en outre la recherche qui s’appuie sur eux est particulièrement longue et complexe.
Le problème retenu et l’hypothèse émise, il reste à vérifier cette dernière. Cette démarche, prônée déjà par Francis Bacon (Novum Organum Scientia-rum , 1620) et exposée avec une clarté magistrale par Claude Bernard (Introduction à l’étude de la médecine expérimentale , première partie, 1865), consiste d’abord à revenir des idées aux faits, par un mouvement déductif ou une phase hypothético-déductive. Puisqu’on ne peut pas opérer de démonstration directe, ce qui est le privilège des mathématiques, on cherche à vérifier l’hypothèse a posteriori, par son efficacité logique ou sa valeur heuristique. Puis on revient aux idées par une nouvelle induction et, si l’hypothèse se trouve vérifiée, elle devient alors ce que la plupart des sciences appellent une loi, mais que l’histoire et l’archéologie ne peuvent appeler, dans le sens le plus général du terme, qu’un fait historique.
La recherche de la vérification suppose en premier lieu que l’hypothèse soit formulée de la façon la plus claire et la plus précise possible. Comme par définition le chercheur à ce stade ne dispose pas encore de toutes les données nécessaires, il est conduit à s’avancer un peu au-delà de ce qu’il a observé. Cette anticipation de l’expérience, que Claude Bernard n’hésitait pas à qualifier d’« idée préconçue », consiste en règle générale à dérouler les conséquences de l’hypothèse et à prévoir quelle sera leur traduction dans les vestiges archéologiques : car seule cette traduction sera susceptible d’être vérifiée. Si par exemple les indices initiaux ont conduit à formuler l’hypothèse qu’une région donnée, à un moment donné, a subi une invasion, il faudra se préparer à rechercher les indices matériels possibles de cet événement : construction d’ouvrages fortifiés, présence d’armes et de projectiles, signes d’abandon, traces de destruction, témoignages de rupture culturelle… En même temps, il faudra s’efforcer d’envisager toutes les possibilités et de tenir compte de l’évolution prévisible des matériaux mis en œuvre. Mais l’importance du raisonnement est encore plus décisive à l’étape sui-vante. Il s’agit en effet de vérifier si, dans les données observables, on retrouve bien la traduction des conséquences que l’on a prévues. Il faut pour cela revenir à la fouille ou, tout au moins, aux documents archéologiques et aux relations qui les unissent. Mais il faut y revenir avec un plan, une stratégie ou, plus simplement, une méthode : organiser tout un ensemble d’opérations qui permette le contrôle souhaité et donne des résultats clairs. Il ne peut donc pas s’agir de recourir à des recettes préétablies. C’est même très précisément le contraire : il faut imaginer, dans chaque cas, la démarche qui sera à la fois la mieux adaptée au but poursuivi et la plus rentable en fonction de l’importance du problème posé. Autrement dit, les techniques particulières qui seront mises en œuvre dans cette démarche n’auront pas d’intérêt par elles-mêmes – il n’y a pas de sens à être pour ou contre le recours à l’observation stratigraphique, à l’analyse spectrographique ou à l’informatique –, mais devront être jugées, comme partout, sur leur efficacité. Celles qui permettront d’obtenir des réponses pertinentes et claires, pour une somme d’efforts proportionnée à l’intérêt de l’entreprise, seront par définition les meilleures.
Une autre difficulté vient ici de ce que le chercheur, trop attaché à son hypothèse, a souvent de la peine à en reconnaître les faiblesses éventuelles. Il est clair pourtant que s’il veut aboutir à une conclusion justifiée, il doit pratiquer le doute méthodique, n’accepter que des résultats observés, mais les accepter tous, quelles qu’en soient les conséquences. L’idée préconçue, dit Claude Bernard, n’est qu’« un moyen de solliciter une réponse de la nature », le chercheur doit « écrire sous la dictée de la nature » et « l’écouter jusqu’au bout » : il ne s’agit pas ici de nature, mais l’attitude doit être la même. La question n’est donc pas, comme on l’imagine quelquefois, d’être pour ou contre le recours aux hypothèses, aux « idées préconçues » et à la subjectivité : il faut être pour dans un premier temps, contre dans un second. La question n’est pas non plus d’être pour ou contre l’induction ou la déduction : il faut d’abord utiliser l’induction, puis pratiquer la déduction et revenir enfin à l’induction.
Au terme du processus, en effet, si l’hypothèse est infirmée, elle doit être remplacée ou modifiée et de nouveau confrontée à l’observation. Si elle est confirmée, il faut alors la transformer en certitude, lui donner le statut de fait établi. Il suffit pour cela de remplacer la tournure interrogative ou dubitative par une tournure affirmative. Mais il faut résister à la tentation d’introduire à ce stade le moindre élément supplémentaire qui en accroîtrait indûment le champ d’application. On doit aussi savoir que les faits que l’on établit ainsi ont rarement le caractère de la certitude absolue : le plus souvent ils sont à évaluer en termes de probabilité, comme l’immense majorité des résultats scientifi-ques. L’important est de reconnaître honnêtement cette probabilité et de travailler à l’améliorer, pour obtenir de la réalité une représentation de plus en plus efficace, permettant de prédire des faits insoupçonnés au départ.
L’archéologie, au total, ne se distingue guère – ou du moins ne devrait guère se distinguer – des autres sciences : ce sont les idées, beaucoup plus que les faits, qui d’un bout à l’autre font la valeur des méthodes qu’elle emploie.
Commentaires de Via Veritas
Via Veritas
Chemin Vérité en latin
Ce site collaboratif a permis durant les années 2006 à 2009 à une poignée d’auteurs de porter sur Internet une réflexion non confessionnelle de résistance au fondamentalisme et tout particulièrement au jéhovisme.
TJ-Révélation en est la continuité reprise par une autre équipe.
La datation archéologique
Que pouvons-nous en conclure. Qu’en 1997, date d’impression du livre Etudes Perspicaces en français, les rédacteurs occultent sciemment les dernières découvertes pour les méthodes de datation !
« Toutefois, cette méthode n’est pas parfaitement exacte, comme le montre ce commentaire de G. Wright (The Biblical Archaeologist, 1955, p. 46 »« Plus récemment, The New Encyclopædia Britannica (Macropædia, 1976, vol. 5, p. 508) »
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Il s’agit de la principale structure juridique qui sert à l’Organisation des Témoins de Jéhovah. En raison de leurs liens étroits l’une est synonyme de l’autre.
. Vous ne trouverez sur le sujet qu’un Reveillez-vous récent (22/09/86(sic)) qui avait abordé les méthodes de datation. On cite largement les propos d’une conférence en Suède à Ursula en 1969. Cet article de 1986 se reposant lui-même sur un RV de 1972 qui se basait déjà sur la conférence de 1969 !!!
C’est impressionnant de voir comment la recherche avance et de voir les dernières avancées techniques rapportées dans les Réveillez-vous !
Les sources ont entre 38 ans et 50 ans. !!
Il y a de quoi être « scotché » en voyant ça. Des sources aussi vieilles qui parlent d’une discipline scientifique sur laquelle se repose l’ensemble des datations de l’humanité et de la Terre. 1969, c’est la démission de De Gaulle et la guerre au Viet-Nam. Qui peut croire qu’il n’y a rien eu d’autre depuis dans le domaine de cette science ? Et d’ailleurs, comment croire que ces quelques extraits de cette conférence, représentent vraiment la pensée scientifique sur le sujet ? N’y a-t-il pas là dol [1] ?
Pour étudier plus en détail cette question, voir notre article La datation et le créationnisme
Le but de l’archéologie
L’encyclopédie Wikipédia nous dis ceci
L’archéologie représente souvent le seul moyen de connaître le mode de vie et les comportements des groupes du passés. Des milliers de cultures et de sociétés, des millions de personnes se sont succédées au cours des millénaires, pour lesquelles il n’existe aucun témoignage écrit - aucune histoire - ou presque. Dans certains cas, les textes peuvent être incomplets ou peuvent déformer la réalité.
L’écriture telle qu’on la connaît aujourd’hui est apparue il y a seulement 5 000 environ ans et elle n’était utilisée que par quelques civilisations technologiquement avancées. Ce n’est bien sûr pas par hasard que ces civilisations sont relativement bien connues : elles ont fait l’objet de recherches de la part des historiens depuis des siècles, tandis que les cultures préhistoriques ne sont étudiées que depuis le XIXe siècle. Mais même dans le cas d’une civilisation utilisant l’écriture, de nombreuses pratiques humaines importantes ne sont pas enregistrées. Tout ce qui concerne les éléments fondateurs de la civilisation - le développement de l’agriculture, des pratiques cultuelles, des premières cités - ne pourra être connu que par l’archéologie.
Présents du Grand et Puissant de Adab à la Grande Prêtresse, à l’occasion de son élection au temple.Même quand des témoignages écrits existent, ils sont systématiquement incomplets ou plus ou moins biaisés. Dans de nombreuses sociétés, n’étaient alphabétisés que les membres d’une élite sociale, comme le clergé. Les documents écrits de l’aristocratie se limitent souvent à des textes bureaucratiques concernant la cour ou les temples, voire à des actes notariés ou des contrats. Les intérêts et la vision du monde de l’élite sont souvent relativement éloignés de la vie et des préoccupations du reste de la population. Les écrits produits par des personnes plus représentatives de l’ensemble de la population avaient peu de chance d’aboutir dans les bibliothèques et d’y être préservés pour la postérité. Les témoignages écrits ont donc tendance à refléter les parti pris, les idées, les valeurs et éventuellement les tromperies d’un petit nombre d’individus, correspondant généralement à une fraction infime de la population. Il est impossible de se fier aux écrits comme seule source d’information. Les vestiges matériels sont plus proches d’une représentation fiable de la société, même s’ils posent d’autres problèmes de représentativité tels que les biais d’échantillonage ou la conservation différentielle.
Oui il n’est pas possible de se fier rien qu’à un livre, la Bible en l’occurence, pour comprendre le passé. Les redacteurs du Comité de Redaction de la Watchtower
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Il s’agit de la principale structure juridique qui sert à l’Organisation des Témoins de Jéhovah. En raison de leurs liens étroits l’une est synonyme de l’autre.
des articles sur l’archéologie le savent bien. Mais ils se gardent bien de nous le dire !
A lire absolument pour comprendre l’archéologie
Guide des méthodes de l’archéologie, de Jean-Paul Demoule

Ce guide de 2005 présente des notions générales sur le travail archéologique tel qu’il se pratique actuellement, tout en le replaçant dans son histoire et au sein des sciences humaines. Les auteurs s’adressent particulièrement à des étudiants, mais tous ceux qui souhaitent s’initier à l’archéologie apprécieront également ce guide. . Certes, les titres étaient loin d’être inexistants. Cependant, soit les synthèses générales étaient en langue anglaise, soit les ouvrages disponibles s’adressaient plutôt à un public d’étudiants plus avancés. Bénéficiant de l’expérience de quatre enseignants-chercheurs, archéologues et pédagogues reconnus et très complémentaires, ce manuel allie rigueur scientifique et accessibilité.
L’archéologie, de Philippe Jockey

Voici l’ouvrage à lire pour faire le point sur l’archéologie, ses enjeux, ses différentes acceptions et ses méthodes. Aux antipodes d’une imagerie traditionnelle centrée sur la figure de l’aventurier, l’auteur met au jour une science qui répugne à la fois à la quête du bel objet et à l’individualisme. S’inscrivant dans une perspective historique, Philippe Jockey, membre de l’École française d’Athènes, retrace l’évolution de l’archéologie, de l’Antiquité à nos jours, en tenant compte de tous ses aspects techniques, théoriques et politiques. C’est ce dernier point qui attire plus particulièrement l’attention dans le propos clair, dense et précis du chercheur : l’archéologie y est présentée comme un enjeu culturel et politique primordial dans les sociétés contemporaines dont l’histoire est délicate, comme la Syrie ou la Palestine. Sorti en 2001
Et bien sûr l’inévitable La Bible dévoilée !
Il s’agit de la principale structure juridique qui sert à l’Organisation des Témoins de Jéhovah. En raison de leurs liens étroits l’une est synonyme de l’autre. ne cherche qu’a décridibiliser cette discipline car elle bouscule les fondements de sa doctrine.






