On retiendra 4 lignes directrices dans la vision de l’Organisation de l’Archéologie :
J’ai mis en évidence les pensées fortes qui ressortent. Notez bien la manipulation de l’information par les auteurs de ces articles tout au long de votre lecture.
1. L’archéologie lorsqu’elle confirme la Bible est bonne
La Tour de Garde, du 1er janvier 1981, p. 9 — L’archéologie confirme la Bible
Que dire des Écritures grecques, que l’on appelle communément le “Nouveau Testament” ? L’archéologie a-t-elle confirmé l’exactitude de cette partie importante de la Bible ? Oui, et on a même écrit des livres entiers sur ce sujet. Dès 1890, le bibliste français F. Vigouroux publia un ouvrage de plus de 400 pages intitulé “Le Nouveau Testament et les découvertes archéologiques modernes”, dans lequel il apportait d’abondantes preuves à l’appui des Évangiles, des Actes des Apôtres et des différentes lettres chrétiennes. En 1895, W. Ramsay publia son livre Saint Paul, voyageur et citoyen romain (angl.), qui est devenu un classique du genre. On y trouve des renseignements très précieux sur l’authenticité des Écritures grecques chrétiennes. Plus récemment sont parus d’autres livres et des articles d’érudition qui expliquent comment l’archéologie a prouvé la véracité de la Bible tout entière. Dans son livre L’archéologie du Nouveau Testament (angl.), dont la première édition est parue en 1970, E. Blaiklock [1]écrit : “L’historiographie biblique a reçu des confirmations si frappantes que les historiens ont appris à respecter l’autorité de l’Ancien et du Nouveau Testament, ainsi qu’à admirer l’exactitude, le profond souci de vérité et la clair-voyance inspirée des différents rédacteurs qui donnèrent à la Bible ses livres historiques.” L’archéologie confirme donc bien la Bible
Etude perspicace, Tome 1, p. 161-162 — Archéologie
L’archéologie a permis de confirmer de nombreux événements historiques relatifs aux pays bibliques et rapportés dans les Écritures, et de prouver l’authenticité de faits que les critiques modernes mettaient en doute.
2. Les méthodes de datations sont imprécises
Reveillez-vous, du 8 octobre 1983, p. 7 — L’archéologie devrait-elle vous faire douter de la Bible ?
Il va sans dire que les considérations d’ordre historique sont aléatoires, puisqu’elles dépendent toujours de certaines suppositions préalables et d’opinions subjectives. Par conséquent, nous devons nous souvenir que toutes les dates ne sont pas absolues et qu’elles sont suspectes dans bien des domaines.” — C’est nous qui soulignons.
Etude perspicace, Tome 1, p. 169-170 — Archéologie
Différences dans les dates. Il est important d’être conscient de ce fait quand on considère les dates que les archéologues avancent à propos de leurs découvertes. Ainsi, Merrill Unger écrit : “ Par exemple, Garstang situe la chute de Jéricho à environ 1400 av. J.-C. […] ; Albright penche pour environ 1290 av. J.-C. […] ; Hugues Vin-cent, l’éminent archéologue de la Palestine, s’en tient à 1250 av. J.-C. […] ; alors que pour H. Rowley, Ramsès II est le pharaon de l’oppression et l’Exode a eu lieu sous le règne de son successeur, Marniptah [Mérneptah], vers 1225. ” (Archaeology and the Old Testament, p. 164, note 15). Tout en défendant la crédibilité des techniques et des analyses de l’archéologie moderne, le professeur Albright reconnaît qu’“ il reste difficile à un non-spécialiste de se frayer un chemin à travers les dates et les conclusions contradictoires des archéologues ”. — L’archéologie de la Palestine, p. 274. [2]
On a bien employé l’horloge au radiocarbone et d’autres méthodes modernes pour dater les objets mis au jour. Toutefois, cette méthode n’est pas parfaitement exacte, comme le montre ce commentaire de G. Wright (The Biblical Archaeologist, 1955 [3], p. 46) : “ On peut constater que la nouvelle méthode au carbone 14 utilisée pour dater les vestiges anciens ne s’est pas révélée aussi infaillible qu’on l’avait espéré […]. Certaines mesures ont, de toute évidence, donné des résultats erronés, sans doute pour plusieurs raisons. Actuellement, on ne peut se fier entièrement aux résultats donnés que lorsque plusieurs mesures ont fourni des résultats pour ainsi dire identiques et que la date indiquée paraît exacte d’après d’autres méthodes de calcul [c’est nous qui soulignons]. ” Plus récemment [4], The New Encyclopædia Britannica (Macropædia, 1976, vol. 5, p. 508) a déclaré : “ Quelle qu’en soit la cause, […] il est clair que les dates évaluées au carbone 14 ne sont pas aussi précises que les historiens traditionnels le souhaiteraient. ”
3. C’est surtout de l’interprétation subjective
Reveillez-vous, du 8 octobre 1983, p. 7 — L’archéologie devrait-elle vous faire douter de la Bible ?
Pourquoi l’archéologie présente-t-elle un intérêt aujourd’hui ? Parce qu’elle offre un moyen d’investigation dans le passé des humains. Grâce à elle, on a fait la lumière sur la géographie et l’histoire des pays bibliques. Elle s’appuie sur les sciences exactes et vise à atteindre leur précision. Cependant, un facteur important empêche parfois de parvenir à ce but — l’élément humain. Tout archéologue possède en effet ses croyances, et cela qu’il soit athée, agnostique, chrétien, juif ou musulman. Alors, jusqu’à quel point ses convictions ou ses idées préconçues vont-elles influencer son interprétation des faits ? L’empêcheront-elles de parvenir à des conclusions exactes ?
La recherche archéologique ressemble au travail d’un détective. On exhume des preuves indirectes sous la forme d’objets façonnés et de vestiges (poteries, fragments, ruines, restes de civilisations antérieures, ossements, etc.). Puis on entame le processus de déduction : À quoi appartenait le fragment re-trouvé ? À quelle époque correspondent la forme, la couleur et la nature de l’objet ? Quelle utilisation en faisait-on ? Quel était son lieu d’origine ? S’agissait-il de l’endroit où on l’a découvert ou bien d’un autre ? Vient-il de la couche de terrain où on l’a exhumé ou s’est-il enfoncé dans une strate infé-rieure à cause du temps écoulé et des conditions locales ? Ces facteurs et bien d’autres encore peuvent influer sur une interprétation. Ainsi, les conclusions sont basées sur des preuves indirectes et sur une interprétation empreinte tantôt d’objectivité, tantôt de partialité.
C’est pourquoi l’archéologue israélite Yohanan Aharoni [5] a raison d’écrire : “Quand on aborde le domaine de l’interprétation historique ou historico-géographique, l’archéologue sort du domaine des sciences exactes et doit s’appuyer sur des jugements de valeur et des hypothèses pour dresser un tableau d’ensemble.”

Etude perspicace, Tome 1, p. 169-170 — Archéologie
Des conclusions fondées sur des incertitudes. Les découvertes archéologiques ont parfois apporté une réponse commode à ceux qui discutaient certains récits bibliques ou qui mettaient en doute l’historicité de certains événements. Elles ont également contribué à soulager l’esprit de gens sincères qui se laissaient impressionner par les arguments de ces détracteurs. Cependant, l’archéologie n’a pas pour autant réduit au silence les critiques de la Bible et elle n’est pas non plus un fondement absolument fiable sur lequel baser sa croyance dans le récit biblique. Les conclusions qui ont été tirées de la majorité des fouilles dépendent essentiellement des raisonnements déductifs et inductifs des chercheurs qui, un peu à la manière de policiers, instruisent une cause qu’ils se chargent de défendre. Aujourd’hui encore, même quand des policiers découvrent et accumulent une liste impressionnante de preuves matérielles ou indirectes concernant une affaire qui passe en justice, s’ils ne disposent pas de témoins dignes de foi et directement impliqués dans l’affaire, leurs preuves seront jugées très insuffisantes. De graves erreurs et injustices ont été commises parce que des jugements ont été prononcés d’après ces seules preuves. À combien plus forte raison risque-t-on de se tromper quand 2 000 ou 3 000 ans se sont écoulés entre l’événement et les recherches entreprises par les archéologues !
(En clair, plus c’est vieux, plus on se trompe. Y a que la Bible qui compte. Mais, à suivre ce raisonnement on pourrait dire que c’est la même chose pour les rédacteurs du Pentateuque ! Pour la généalogie de Jésus en Matthieu et en Luc, etc…)
4 .On n’a pas besoin de ça pour croire
Etude perspicace, Tome 1, p. 169 — Archéologie
Valeur relative de l’archéologie. L’archéologie a fourni des renseignements utiles qui ont permis d’identifier (de façon souvent incertaine) les sites bibliques. Elle a mis au jour des documents écrits qui ont contribué à une meilleure intelligence des langues originales dans lesquelles les Écritures ont été rédigées et elle a jeté une nouvelle lumière sur les conditions de vie ainsi que sur les activités des peuples et des chefs de l’Antiquité dont il est question dans la Bible. Toutefois, pour ce qui est de l’authenticité et de la fiabilité de la Bible, de la foi en ce livre, de son enseignement, de ce qu’elle révèle sur les desseins et les promesses de Dieu, il faut dire que l’archéologie n’est pas un complément indispensable ni une confirmation nécessaire de la vérité contenue dans la Parole divine. L’apôtre Paul écrivit en effet : “ La foi est l’attente assurée de choses qu’on espère, la démonstration évidente de réalités que pourtant on ne voit pas. Par la foi, nous comprenons que les systèmes de choses ont été mis en ordre par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit est venu de choses qui ne paraissent pas. ” (Hé 11:1, 3). “ Nous marchons par la foi, non par la vue. ” — 2Co 5:7.
Cela ne veut pas dire que la foi chrétienne ne repose sur aucun fondement visible ou ne se rapporte qu’à des choses intangibles. De tout temps, au contraire, les hommes ont pu trouver, à leur époque, autour d’eux, en eux et dans ce qu’ils ont vécu, un grand nombre de preuves que la Bible est la véritable révélation divine et qu’elle ne contient rien qui contredise les faits démontrables (Rm 1:18-23). Il est certes intéressant et appréciable d’éclairer la connaissance du passé par les découvertes archéologiques, mais ce n’est pas indispensable. Seule est essentielle et tout à fait digne de foi la connaissance du passé éclairée par la Bible. Avec ou sans l’archéologie, la Bible donne une signification véritable au présent et éclaire l’avenir (Ps 119:105 ; 2P 1:19-21). En réalité, seule une foi faible a besoin de s’appuyer sur une béquille, de se fonder sur des briques qui tombent en poussière, sur des vases brisés et sur des murs croulants.
Reveillez-vous, du 8 octobre 1983, p. 19 — L’archéologie est-elle nécessaire à la foi ?
L’archéologie biblique a l’indéniable mérite d’avoir enrichi notre compréhension de l’univers de la Bible. Toutefois, les chrétiens sont conscients que leur foi ne repose pas sur des preuves mises au jour par des hommes, mais sur la Parole de Dieu, la Bible [6].
Etude perspicace, Tome 1, p. 959 — L’intérêt de l’archéologie
Cela devrait-il semer le doute sur l’authenticité de la Bible ? Absolument pas. Une foi qui ne dépend que de l’interprétation de découvertes archéologiques est des plus chancelantes. Les preuves que la Bible est inspirée de Dieu figurent dans la Bible elle-même, pas dans l’archéologie.
Commentaires de Via Veritas
Via Veritas
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Ce site collaboratif a permis durant les années 2006 à 2009 à une poignée d’auteurs de porter sur Internet une réflexion non confessionnelle de résistance au fondamentalisme et tout particulièrement au jéhovisme.
TJ-Révélation en est la continuité reprise par une autre équipe.
Alors, trouvez-vous cette lecture sur l’archéologie objective ? Ou ne révèle-t-elle pas une volonté implacable de limiter au maximum l’esprit critique que peuvent engendrer les révélations de l’archéologie ? Vous avez compris : c’est utile si ça confirme la Bible, mais si des preuves contraires à la Bible existent, c’est que vous avez une foi « chancelante ». « Pauvres faibles ! », si vous croyez à des preuves contredisant la Bible !
Ainsi on va vous faire culpabiliser au moment ou vous désirez avoir un avis objectif sur l’archéologie et l’histoire de la Bible. Est-ce honnête ?
Mais est-ce vraiment objectif ? Maintenant analysons ce que nous dit VRAIMENT l’archéologie.
Voir l’article L’archéologie - la réalité




