Heureusement, il y a quelques politiques qui en sont conscients. Dans
le rapport parlementaire de 2006 : "l’enfance volée : Les enfants
dans les sectes ", nous pouvons lire à la page 51 :
"Les difficultés psychologiques des sortants de sectes restent
cependant les plus considérables et les plus durables : elles ont été
évoquées dans la plupart des témoignages recueillis par la commission
d’enquête. La sortie d’un mouvement de type sectaire implique en
effet, outre une perte de repères, la rupture de nombreux liens
affectifs, familiaux et amicaux. Le jeune dont les parents sont
restés adeptes fera ainsi, en général, l’objet d’un rejet de leur
part. M. Nicolas Jaquette(1) a longuement fait état de la détresse
affective qui en résulte, après avoir indiqué que seul un
accompagnement par une association lui avait permis de franchir cette
étape : « En effet, parmi les éléments qui dissuadent d’en sortir
[.], il y a le fait que la secte
secte
interdit à ses adeptes tout contact
avec ceux qui la quittent ou en sont exclus. Et dans la mesure où
l’adepte n’a de contact qu’avec les gens de la secte
secte
, la quitter
revient à se séparer de tout son environnement affectif et à se
retrouver dans un monde où l’on n’a aucun lien. C’est en fait un
chantage à l’affectif, et une grande force dont usent les Témoins de
Jéhovah pour conserver leurs adeptes et même faire revenir certains
démissionnaires qui se retrouvent rapidement en détresse affective
dans un monde où ils ne connaissent personne. Du coup, ils
reviendront « par défaut » dans la secte
secte
pour y retrouver ce lien
affectif. Depuis que j’ai quitté la secte
secte
, je n’ai plus aucun contact
avec mes parents. Ils sont allés en s’amenuisant jusqu’à ne se
réduire qu’à de brefs appels au téléphone : « Tu as quand même
conscience des conséquences de tes choix ? » Ils m’ont abandonné, je
ne suis plus leur fils. »
Or, selon Nathalie Luca, anthroplogue au CNRS, " des recherches
sociologiques ont montré que très peu de ces enfants devenaient eux-
mêmes Témoins de Jéhovah, ce qui montre qu’ils ne sont pas totalement
aliénés par le groupe "(La Croix, lundi 6 août 2001, p. 3 ). Ce que
confirme une enquête sociologique de la SOFRES : parmi l’ensemble des
foyers ayant des enfants, seuls 27% ont baptisé tous leurs enfants,
et 28% certains d’entre eux (TÉMOINS DE JÉHOVAH - Rapport de
synthèse, réf. MHI-MVN 98-204, octobre 1998, SOFRES). (C’est éléments
sont repris par le TJ Davy sur son site « Les Témoins de Jéhovah » et
le droit.)
La conclusion logique est donc que le nombre d’enfants élevés chez
les Témoins de Jéhovah - ceux-ci étant estimés à 45000 - qui n’ont
rien demandé et n’ont pas eu d’autre choix que grandir dans la secte
secte
,
qui la quittent un jour est très important. C’est donc autant de
jeunes adultes qui vont être confrontés aux "difficultés
psychologiques des sortants de sectes« , soit »les plus considérables
et les plus durables".
Malheureusement Nicolas Sarkozy et toute sa clique de sociologues
subventionnés par l’Etat pour diffuser une vision de la laïcité,
plus « ouverte » aux religions et notamment aux sectes, gâchent tout le
travail fait par d’autres !
http://minilien.com/?3EPG8zuLDD
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