Jéricho
Plaine de Jéricho chargée d’hommes et de fruits,Sur toi coulaient les rires engendrés des promesses,Un peuple aimait la vie et les arts et les bruitsD’une terre féconde accablée de caresses.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Je briserai le bolEt je briserai l’âtre !Quand le vin est tiré, voici qu’il faut l’aimer,Aimer aussi le cep et honorer la vigne,Il faut garder la foi en ce qui va germer,De notre terre impie il faut se montrer digne.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Je briserai le bolEt je briserai l’âtre !Mais il ne suffit pas de croire et d’honorer ;A tous les bonheurs simples il faudrait des murailles,Des murailles splendides afin de séparerLa paix de Canaan d’égoïstes batailles.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Je briserai le bolEt je briserai l’âtre !Voici que vient au loin le son amer du cor,Il est là bien présent, il annonce la marche,Par-delà le Jourdain, de quelques hommes encorPréparant le chemin pour que s’impose l’arche.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Je briserai le bolEt je briserai l’âtre !Ô soleil, tiens-toi bas, maudit soit Josué !Car il vient s’emparer de la terre fertile ;Oui, au nom de son dieu, il est venu tuerTous les enfants d’un peuple à la vie inutile.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Je briserai le bolEt je briserai l’âtre !Murailles tenez bon ! La vie est à ce prix.Là-bas, depuis six jours, ils promènent l’idole,Ils brandissent leur arche, ils n’ont donc que méprisPour notre sol sacré – Las, rien ne nous console.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Je briserai le bolEt je briserai l’âtre !Écroulez-vous murailles ! Un monde a disparu ;Le sol est sanctifié, c’est rapine et saccage,C’est le meurtre béni, c’est le prêtre ventru,C’est le dernier enfant mené à l’abattage.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Je briserai le bolEt je briserai l’âtre !Plaine de Jéricho chargée d’hommes et de fruits,Sur toi coulaient les rires engendrés des promesses,Un peuple aimait la vie et les arts et les bruitsD’une terre féconde accablée de caresses.Que maudit soit le solQue foule l’idolâtre,Il s’empare du bol,Il s’empare de l’âtre !
(Josué 6:20, 21 - Darby) Et le peuple jeta des cris, et on sonna des trompettes. Et comme le peuple entendait le son des trompettes et que le peuple jetait un grand cri, la muraille tomba sous elle-même, et le peuple monta dans la ville, chacun devant soi, et ils prirent la ville. Et ils détruisirent entièrement, par le tranchant de l’épée, tout ce qui était dans la ville, et homme et femme, et enfants et vieillard, les bœufs, les moutons et les ânes.
Notes:
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