Du jéhovisme à l’humanisme
mode de vie

Lorsque ce site est né en 2005, il s’est, dès l’origine, nourri du rejet du fondamentalisme [1] et de la volonté de voir le monde d’un oeil neuf et débarrassé de toute référence religieuse. Très naturellement il en est venu à promouvoir l’athéisme comme étant le chemin logique et la voie royale pour la libération.
Cette conviction est restée la mienne et continuera à être présentée comme une opinion raisonnée et porteuse d’une véritable compréhension de la réalité de la vie.
Mais d’autres en se libérant du fondamentalisme feront choix d’autres opinions. Certains resteront profondément croyants tout en ayant compris la nécessité de prendre de la distance par rapport à la Bible, de ne plus la lire comme un livre aliénant la liberté de l’homme et dont chaque mot serait à prendre à la lettre ou à interpréter de manière forcée et acrobatique, d’autres encore continueront à croire en un Dieu ineffable.
C’est leur opinion d’homme ou de femme libres. La libération du fondamentalisme est accomplie, libre à eux d’aller plus loin sur cette voie ou de considérer que leur sensibilité, leur conviction intime ne leur permet pas d’aller plus loin.
Libérés d’une vision manichéenne de la vie, affranchis de l’esclavage d’une Organisation et d’un Dieu sans concession et égocentriques, ils mettent à présent très haut les valeurs humaines.
Ils considèrent que l’homme doit être le véritable acteur de son destin, qu’il faut agir dans le présent et non plus attendre un hypothétique deus ex machina [2] qui jamais ne viendra.
Faire grandir l’homme c’est réduire la prégnance de Dieu.
Place à l’humanisme
humanisme
n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
qui est, selon le Larousse 2005, la position philosophique qui met l’homme et les valeurs humaines au-dessus des autres valeurs.
Et nous pouvons construire durablement sur ces valeurs communes.
Afin de prolonger nos propos et leur donner du corps, écoutons un philosophe et un athée qui en appelle à la même concorde.
Après voir cité plusieurs arguments forts en faveur de l’athéisme, l’auteur poursuit :
Je m’arrête là. Je ne voulais que suggérer quelques arguments possibles. A chacun d’en évaluer la force et les limites. Que Dieu existe, c’est une possibilité que l’on ne peut rationnellement exclure. C’est ce qui fait de l’athéisme ce qu’il est : non un savoir mais une croyance, répétons le, non une certitude mais un pari.
C’est aussi ce qui doit nous pousser tous à la tolérance. Athées et croyants ne sont séparés que parce qu’ils ignorent. Comment cela pourrait-il compter davantage que ce qu’ils connaissent : une certaine expérience de la vie, de l’amour, de l’humanité souffrante et digne, malgré sa misère, de l’humanité souffrante et courageuse ? C’est ce que j’appelle la fidélité, qui doit rassembler ceux que leur foi et leur non-foi respectives risqueraient autrement d’opposer. Il serait fou de s’entre-tuer pour ce que l’on ignore. Mieux vaut se battre ensemble, pour ce que nous connaissons ou reconnaissons : une certaine idée de l’homme et de la civilisation, une certaine façon d’habiter le monde et le mystère (pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ?), une certaine expérience de l’amour et de la compassion, une certaine exigence de l’esprit…
C’est ce qu’on peut appeler l’humanisme humanisme n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci. , qui n’est pas une religion mais une morale. Fidélité à l’homme, et à l’humanité de l’homme.
Cela ne remplace aucun Dieu. Cela ne supprime aucun Dieu. Mais aucune religion ni aucun athéisme ne sauraient, sans cette fidélité-là, être humainement acceptables.— André Comte-Sponville, Présentations de la philosophie,
Éditions Albin Michel, 2000.
Le site Via Veritas
Via Veritas
Chemin Vérité en latin
Ce site collaboratif a permis durant les années 2006 à 2009 à une poignée d’auteurs de porter sur Internet une réflexion non confessionnelle de résistance au fondamentalisme et tout particulièrement au jéhovisme.
TJ-Révélation en est la continuité reprise par une autre équipe.
va suivre cet excellent conseil, il va baliser le chemin qui mène du jéhovisme à l’humanisme
humanisme
n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
. L’athéisme n’en deviendra qu’une proposition d’itinéraire, qu’une option de pensée.
L’essentiel est ailleurs. Construisons sur l’humanisme
humanisme
n. m. 1. Doctrine, savoir et éthique des humanistes de la Renaissance.
2. PHILO Doctrine, système qui affirme la valeur de la personne humaine et vise à l’épanouissement de celle-ci.
. La voie mérite d’être tracée.
Notes:
[1] Fondamentalisme : tendance conservatrice de certains milieux protestants, notamment aux Etats-Unis, qui n’admet qu’une interprétation littérale de l’Ecriture et s’oppose à toute lecture historique et scientifique de celle-ci - Larousse 2005.
[2] deus ex machina [deus&ksmakina] n. m. (lat.) Dans le théâtre antique, dieu qui, sortant de la machinerie de la scène, intervenait pour apporter à une situation sans issue un dénouement heureux. Fig. Personnage, événement qui vient arranger providentiellement une situation difficile.