Darwin : ce n’est pas une histoire de singe
évolution
Par Charles sullivan et Cameron Mcpherson Smith Cet article est paru dans le Skeptical Inquirer [1], vol 29 N° 3 de mai-juin 2005. Traduction : Jean Günther
Parution SPS n° 270 décembre 2005
L’évolution est mal décrite par certaines phrases d’usage courant. Pour communiquer correctement sur la manière dont l’évolution fonctionne, il faut faire très attention à l’usage du langage et des métaphores.
Quatre mythes courants à propos de l’évolution
Près de 150 ans après la publication de « l’origine des espèces » de Darwin, la théorie de l’évolution reste mal comprise par le grand public. L’évolution n’est pas une théorie de pointe ; elle n’est pas difficile à comprendre, et pourtant de récents sondages révèlent qu’environ la moitié des Américains croient que les humains ont été créés dans leur forme actuelle il y a quelques 10.000 ans (Brooks 2001, CBS 2004). Une même proportion rejette l’idée que les humains se sont développés à partir d’espèces animales antérieures (National science Board 2000). Il est pourtant clairement prouvé qu’aucune espèce, y compris les humains, n’est sortie du néant. Chaque forme de vie a une histoire découlant d’une évolution, et ces histoires sont étroitement liées entre elles. Si nous ne comprenons pas cette évolution complexe, nous prendrons de mauvaises décisions sur notre avenir et celui d’autres espèces. Devons-nous modifier génétiquement l’espèce humaine ? Que deviendront nos ressources alimentaires ? Quels seront les effets du réchauffement global sur la biologie humaine ? Ces questions, et bien d’autres d’importance directe pour l’humanité, n’ont de réponse que si nous comprenons le processus de l’évolution. En regardant comment l’évolution est décrite dans les médias destinés au grand public, nous sommes tombés sur de nombreux problèmes, le principal étant l’utilisation d’expressions inexactes. Dans le présent article nous examinons des phrases courantes : « l’évolution n’est qu’une théorie » ; « l’échelle du progrès » ; « les chaînons manquants » ; et enfin « seules les forts survivent ». Ces expressions sont au mieux trompeuses, au pire carrément fausses. La plupart de ces phrases ont des racines anciennes, décrivant la biologie telle qu’on la comprenait il y a des siècles.
Cameron Mcpherson est docteur en archéologie et enseigne dans le département d’anthropologie de l’Université de Portland. Charles Sullivan est titulaire d’une maîtrise en philosophie et en anglais et enseigne l’écriture au « Community College » de Portland. Les auteurs préparent un livre à propos des dix mythes majeurs sur l’évolution.
Lisez la suite de l’article publié sur le site de l’Association Française pour l’Information Scientifique sous le titre Darwin : ce n’est pas une histoire de singe.
Notes: